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7 (1740) Lettres P - SEG
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P U Y.

l’Amour & de l’Amitié. * Noftradamus, Vies des Poètes Pro-vençaux. François de la Croix-du-Maine, &c.

P U Y - II E R B A U L T (Gabriel) Religieux de l’Ordre dede Fontcvrault, natifide Fouraine, & Docteur de la Faculté deParis dans le XVI fiécle, fut un excellent Prédicateur, & un vé-ritable homme de bien. H employa 30 ans ou à prêcher, ou àtravailler fur l’Ecriture Sainte , & étoit nommé ordinairement leDocteur & le Réformateur de Hautes-Bruyères, à caufe des grandsfervices qu’il rendit à cette Maifon, & parce qu’il y compofa laplupart de fes Ouvrages. Un des plus célébrés elt fon Tbeotime,ou fes trois livres de la condamnation des mauvais livres, en La-tin, à Paris. Au relie, ce Religieux fut le fléau des Huguenots,& mourut au monaflére de Nôtre-Dame de Colinance en Picar-die, l’an 1566, dans le tems qu’il fe difpofoit à célébrer la Melle.* poflevin, in Appar. Sacro. Niquet, Hijl. de Funtevrault , /. 5.c. 25. La Croix-du-Maine, & du Verdier - Vauprivas, Bibliotb.t'ranç. Le Mire, de Script, fœc. XVI. Hilarion de Colle, Vie deFrançois Le Picard, &c. M. Le Duchat, Note fur le 32. cb. du l.4. de Rabelais.

P U Y - L A U R E N S , en Latin, Podium - Laurentii, petiteville de France en Languedoc, à trois lieues de Cadres. C’eltde cette ville qu’étoit natif Guillaume de Puy-Laurens, Cha-pelain de Raymond le Jeune, Comte de Touloufe, qui a écritPHiltoire des Albigeois, & dont la Chronique ell fort recher-chée. Il vivoit en 1245, & ell cité comme témoin dans un Aétede cette année-là, rapporté par Catel dans l’avis au Leéleur defon Hijloire des Comtes de Touloufe. * Baudrand.

P U Y-L A U R E N S (Antoine de Lage, Duc de) fortoitd’une famille noble du Languedoc & entra au fervice de Ga-llon, Duc d’Orléans, frère de Louis XIII, Roi de France. Ils’infinua fi bien dans l’efprit de ce Prince qu’il fut premier Gen-tilhomme de fa chambre & fon plus cher Favori. Le Cardinalde Richelieu tâcha de le gagner, mais bien loin de fe laifler ga-gner, il aida plutôr à pouffer tous les deffeins que fon Maîtreformoit contre ce Minillre. II fuivit le Duc d’Orléans dans fesdeux retraites à la Cour de Lorraine & à Bruxelles. Pendantfon féjour à Nancy il fut fort en faveur auprès de la Princefle dePfaltzbourg, & à Bruxelles il eut le même bonheur auprès de laPrincefle de Chimay. La Princefle de Pfaltzbourg chercha à fevenger de cette inconltance, de forte qu’il fe vit plus d'une foisen danger de perdre la vie. A cela fe joignoient encore les per-fécutions que la Reine-Mére, retirée dans les Païs-Bas, lui fai-foit, à finftigation du Père Chanteloube, fon confident. Toutceci le détermina enfin à prêter l’oreille aux deffeins du Cardinalde Richelieu & à confeiller à fon Maître en 1634, de fe récon-cilier avec le Roi fon frère. En récompenfe de ces fervices &afin de mieux s’aflïïrer de lui, le Cardinal le maria le 28 novem-vembre de la même année, avec une de fes proches parentes nom-mée Marguerite Philippine de Cambout-Coiflin, fille puînée duBaron de Pont - Château, dont la fille aînée fut mariée en mêmetems au Duc de la Vallette. On acheta enfuite la Seigneuried’Aiguillon de la Princeife Marie de Gonzague pour la fomine de600000 livres ; on l’érigea en Duché-Pairie fous le titre de Puy-laurens, & on la donna à Antoine de Lage. Le feptiéme décem-bre 1634. il fut folemnellement introduit dans le Parlement, &l’on compte qu’il polfédoit alors en Terres près de 600000 Ecus.Mais fon bonheur & la faveur du Cardinal de Richelieu furentde très-courte durée. Car le nouveau Duc n’étant pas autantporté que le Cardinal fouhaitoit, pour difpofer le Duc d’Orléansà fe féparer de fon époufe & à époufer Madame de Coinba-let, il fut arrêté au Louvre le quatorzième février 1635 >& conduit à Vincennes, fous prétexte qu’il ne travailloit qu’àentretenir la diffenflon entre le Roi & fon frère. Le mauvaistraitement qu’il reçut dans la prifon, ou félon d’autres, un poi-fon fecret qu’on lui donna, hâta fa mort qui arriva le premierjuillet de la même année. Comme il ne laiffa point d’enfans, laDuché-Paire, érigée en fa faveur, s’éteignit par fa mort. Saveuve époufa en 1639, Henri, Comte de Harcourt-Armagnac,& mourut en 1674. * Le Vaflbr, Hijl.de Louis XIII, tome 7.8. 9. Dictionnaire Allemand.

P U Y S A Y E, petite contrée du Gâtinois en France. Elleefl vers les confins du Berry & du Nivernois. Saint - Amand enPuyfaye & Saint-Fargeau en font les lieux principaux. * Ma-ty, DiQ- Géogr.

PUYSE'GUR (Jacques de Challenet, Seigneur de) Colo-nel du régiment de Piémont, & Lieutenant Général des arméesdu Roi, fous les régnes de Louis XIII & de Louis XIV, avait

F orté les armes pendant quarante ans fans difeontinuation depuisan 1617 , jufqu’en 1658. Il s’étoit trouvé en plus de fix-vintslièges où le canon avoit tiré, en plus de trente combats, batail-les , ou rencontres, ayant paffé par tous les degrez militaires,fans avoir jamais été malade, ni avoir reçu aucune bleflùre dansles armées. Cependant il n'y fit pas grande fortune, parce qu’ilfut toûjours plus attaché au Roi qu’aux Miniflres, & qu’il avoittrop de franchife pour s’accommoder à toutes les maximes desCourtifans. C’efl ce qu’il témoigne dans fes Mémoires, qui fontbien écrits, & qui ont vu le jour à Paris & à Amftcrdam en 1690,par les foins de M’ Du Chêne, Hiftoriographe de France. Ony voit divers événemens remarquables, concernant les campa-gnes où il s’efl trouvé; & il y a à la fin des Inflruélions Militai-res de la compofition de M- de Puyfégur.

La famille de Challenet ell originaire du Comté d’Armagnac.Bernard de Challenet, VIlayeuI de celui qui a donné lieu à cetarticle, étoit en 1365, Confeiller du Roi de Navarre. Roger deChallenet, Seigneur de Puyfégur, petit-fils de Bernard, fitfon teftament en 1459. Il futbifayeul de Nicolas de Challenetauffi Seigneur de Puyfégur, dont il rendit hommage aux Roi &Reine de Navarre le 27 janvier 1541, à caufe de leur Comté delézenzac; & eut pour fils Bernard de Challenet, Seigneur de

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Camp-Seguet, qui époufa l’an 1556, Marguerite de Pins, Mai»fon dont il y a eu deux Grands-iVlaîtres de faint Jean de Jérufa-lem.

D’eux naquit Jean de Chaflenet, Seigneur de Puyfégur & deCamp-Seguet, qui époufa en 1590, Magdelaine d'Efpagne, filled’Onupbre, Baron de Rainfort, çqui difputa longtems la Seigneu-rie de Montefpan contre Paule d Eipagne fa couline) & de Cathe-rine de Soman, & petite-fille de Cburies d’Efpagne, Baron deRamefort, & de Marie d’Aure, fille de Jean d’Aure, Vicomted’Alter, & de Jeanne, Bâtarde de Béarn, fille naturelle de GajionIV, Comte de Foix, & d’Eléonore, Roi & Reine de Navarre.Jean de Challenet laififa en mourant quatorze enfans, dont celuiqui a donné lieu à cet article était le jeptieme : quelques uns des au-tres fervirent, entre autres N.. . . de Chaflenet, Seigneur deCamp-Seguet, qui commandoit la garnifon de Laitoure, lors-que le Duc de Montmorency y fut conduit prifonnier après laperte du combat de Caltelnaudary en 1632. La fidélité du Sei-gneur de Camp-Seguet fut fi grande qu’il refufa plus de deuxcens mille livres qu’on lui offrit pour laitier évader ce Duc. Unautre frère de Challenet, Seigneur de la Grange, Capitainedans le régiment de Piémont, fe fignala au liège de Spire, en1635, & y fut bleffé: il eut le même fort dans la Picardie en1639, & y fut tué la même année. Quant à notre Puyfégur, ilcommença en 1617, à porter les armes dans le régiment des Gar-des, d’où le Roi Louis XIII le tira en 1622, pour le mettre dansfa Compagnie des Moufquetaires, lorsque fa Majellé ôta à fxCompagnie des Carabins leurs carabines pour leur donntr desmoufquets, d’où elle fut nommée la Compagnie des Moufque-taires. 11 y relia dix-huit mois, & en 1624, le Roi lui donnaune.Enfeigne dans le régiment des Gardes, qu’il garda jufqu’en1632, qu’il obtint la charge de Major du régiment de Piémont,avec une Compagnie dans le même Corps. 11 fut fait prifonnier aucombat de Honnecourt en 1642, & le Roi lui donna en 1649,une charge de Maître d’Hôtel de fa Maifon. En 1655, il futfait Meltre-de-camp de Piémont, & fut pris à Valenciennes ett1656, avec fon fils aîné, qui étoit Enfeigne-Colonel de fon ré-giment. Il étoit alors auffi Lieutenant Général, ayant été faitSergent de bataille avant 1644, & Maréchal de bataille en 1651.Enfin il mourut dans fon château de Bernouilles, près de Guife*le quatrième feptembre 1682, âgé de 82 ans. Il avoit époufé1. N... . dont il eut 1. un fils, quifervit quelque tems: 2. Mar-guerite du Bois-du-Liège, fille de N .... Seigneur d’Anconinprès de Soiffons, Maréchal de camp, dont il eut entre autresenfans 2. Jacques qui fuit; & 3. N .... de Challenet, nom-mé Abbé de Saint-Evre de Toul en 1678.

Jacques de Challenet de Puyfégur, fut Comte de Bufancy,l’un des quatre Comtes de Soiffons, Lieutenant Général des ar-mées du Roi en 1704, Maréchal - général des Logis des même9armées, Gouverneur de Condé, Gentilhomme de ia Manche deM. le Duc de Bourgogne depuis Dauphin, & Chevalier de l’Or-dre de faint Louïs. Il a époufé en oftobre 1714, N. ... deFourcy, fille de Henri-Louis, Comte de Chefly, Maître desRequêtes, & de Jeanne de Villiers. Une branche de cette Mai-fon a donné des Confeillers au Parlement de Touloufe.

P U Y S E T (Le) bourg de France dans la Beauce. Il ellprès de Janville, entre Orléans & Chartres. * Maty, Diction.Géogr.

P U Z Z O L E. Cherchez P O U Z O L.

PYD.PYG.PYL.PYN.PYR.

* pYDNE, ville de la Piérie, contrée de la Macédoine fut

J. la côte du Golfe Thermaïque, aujourd’hui Golfe de Saloni-ebi, un peu au deffus de l’emboûchure du fleuve Aliacmon. Onl’appelle à préfent Cbitro. Philippe de Macédoine s’empara decette ville dans la troifiéme année de fon régne. H y a au reversd’une Médaille du Thréfor du Roi de France ces mots mTNAIOC AirEHN, avec la figure d’un fleuve, qui elt, fans doute,l’Aliacmon, ainfi appellé, parce qu’il paffe par la ville d’Egée,& près de Pydna, qui dans ce revers elt écrite nlm. Plutarqueen parle dans la Vie d’AriJlote. * Lubin, Tables Géographiquesfur les Vies de Plutarque.

PYGMALION. Cherchez P I G M A L I O N.

PYGME’ES, peuples habitans des montagnes des Inde»Orientales félon Pline, ou, félon Strabon, des extrémitez del’Afrique. On tient que ces hommes n’avoient pas tout à faicune coudée de haut, & l’on en dit bien des chofes qui ont ut»air de fables, par exemple, qu’ils ne vivent pas plus de huit ans,que leurs femmes engendrent à cinq, qu'ils font la guerre con-tre les grues, qu’ils cachent leurs enfans dans des trous, de peurque les grues ne les avalent tout d’un coup. Le Prophète Ezé-chiel dans le 27 chapitre de fa Prophétie, dit que les Pygmées quiétaient Jur les tours, avaient fufpendu leurs carquois à l’entour desmurailles. Sur quoi Nicolas de Lira, fuivant l’opinion la pluscommune, dit qu’en effet les Pygmées furent poftez fur les toursdes murailles de Tyr, non pas pour défendre ia place, mais pourfaire connoître aux ennemis, par la vue de ces foibles défen-feurs, qu’elle étoit affez forte pour fe défendre par fa propre fi-tuation. Ce qui a quelque rapport avec ce que firent auparavantles Jébuféens, qui n’oppoférent à David, pour défendre la for-tereffe de Sion, que des aveugles & des boiteux, comme pourtémoigner qu'il y avoit de la témérité à former une entreprife Shardie. Le Père Prade dans fon Commentaire fur Ezéchiel, ex-pliquant ce paffage qui parle des Pygmées, dit que les muraillesde Tyr étoient fi hautes, que ceux qui les défendoient paroif-foient petits comme des Pygmées, à ceux qui les regardoientd’en bas. Cette interprétation, qui paroît la plus raifonnable,n’empêche pas quelques Interprètes plus crédules de foutenirE e 6 2