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fueeeffeur Auger de Balben. Quoique l’on dite dans l’article queRaymond foit le fécond Recteur de l’Iiopital de S. Jean de Jéru-fnlem, il cil cependant vrai qu’il eft ie premier qui ait pris & àqui on ait donné le titre de Grand-Maître de l'Ordre, & qu’il nes’en fervit qu’après que Roger, Roi de Sicile, le lui eut donnédans quelques lettres qu’il écrivit à Raimond. * Boiîo & Bau-douin, Uijloire de l’Ordre de S. Jean de Jérusalem. Naberat, Pri-vilèges de l’Ordre.
BUY (Girard Du) Cardinal, & Limofin de nation, fe con-facra jeune à Dieu parmi les Religieux Bénédictins de la Congré-gation de Clugni, oit il avoit un frère, Abbé de S. Florent,puis de Marmoûtier. 11 lui fuccéda dans cette dernière Abbaïe,à laquelle il fit de grands biens, & fouhaita de faire le voyage deRome pour y vifiter les lieux Saints. Le Pape Grégoire XI, quiétoit alors à Avignon, lui fit donner des lettres de recommanda-tion , & peu après le déclara fon Vicaire général dans les Gou-vernemens de Péroufe, de la Campagne de Rome, & de quel-ques autres provinces voifines. Il y fervit avec beaucoup de fi-délité, & mérita le chapeau de Cardinal, qu’il reçut en 1375.Selon Arnoul Wion, il fut encore Evêque de S. Flour & deCarcaffone; mais cet Auteur fe trompe. 11 fe trouva à l’éleétiond’Urbain VI, puis à celle de Clément VII, & mourut fous l’o-béïifance de ce dernier à Avignon, le 1+ février de l'an 1387.On doit éviter de le confondre avec Imbert du »Puy , natif deMontpellier, & parent du Pape Jean XXII, qui le fit Cardinalen 1327. Villani s’eft trompé en le croyant de Cahors; il étoitde la famille des du Puy de Cahors, mais né à Montpellier.Onuphre & Ciaconius mettent fa mort en 1347; cependant il eftaffûré qu’il fouferivit à une Bulle de Clément VI, du 30 avril1348. M. Baluze obferve qu’il mourut le 26 mai fuivant. * Ar-noul Wion, in Ligno Vitce. Théodore de Niem, de ScbiJ'mat. I. 1.c. 2. Villani, 1. 10. c. 53. Bofquet, in Notis ad Vit- Joati. XXII.Aubéry , Hijl. des Cardinaux. Baluze, Vitæ Pap. Aven.
PUY (Henri Du) ou Ericius Pute'anus, né à Venloo dansle Duché de Gueldre, le quatrième novembre 1574, de JeanPutéanus & de Bertrude Segers, tous deux de familles confidéra-bles dans le païs.. Il étudia à Dordrecht, à Cologne, à Louvain,& voyagea en Italie, où Rome, Padoue & Milan s’efforcèrentàl’envi de le retenir. Il profeffa longtems dans la dernière de cesvilles, & fe fit d’illuflres amis, entre autres le célébré VincentPinelli, chez qui il avoit logé à Padoue. L’Archiduc Albertfouhaitant de l’avoir dans le Païs-Bas, l’y fit venir en iôo5,& lui donna à Louvain la Chaire de ProfelTeur de Julie Li-pfe qui avoit été fon Maître: on lui confia aufli le Gouverne-ment de la citadelle de cette ville, & on lui donna une chargede Confeiller d’Etat. C’étoit la moindre récompenfe due aumérite de Du Puy, que Philippe IV honora de fa bienveillan-ce, & que tous les Doétes de fon tems cflimoient infiniment.Dans le tems que l'on traitoit de trêve avec les Hollandois, ilfit paroître un Ouvrage Politique intitulé Staiera Belli & Facis.Le trop grand penchant qu’il y faifoit paroître pour la paix, &les railons trop folides dont il en appuyoit la nécefïïté, penfé-rent lui caufer de fàcheufes affaires. Il eft marqué dans fa Vie,qu’il mourut dans la 72 année de fon âge, au château de Lou-vain le 17 feptembre 1646: d’autres Auteurs ônt placé fa mo;cen 1644. ü a palTé P our un des plus doctes &des plus mode-lies de fon tems. Il a laiffé un très-grand nombre de Traitezd’Hiftoire, de Rhétorique, de Mathématique, de Philofophie& de Philologie, dont on peut voir le dénomorement dans laBibliothèque des Auteurs du Païs-Bas compofée par ValéreAndré , p. 205 (J Juiv. (J dans les Mémoires pour fervir àïHiJl. des Hommes Illujires, par le Père Niceron, tome 17. p. 303(jf Juiv. L’Oraifon funèbre d’Ericius Putéanus fut prononcée àLouvain le 19 feptembre 1646, jour de fon enterrement, parNicolas Vernulacus ou de Vernulz, Profeffeur en. Eloquencedans cette Univerfité, ce qui vérifie la juile date de fa mort.La ville de Rome l’avoit aggrégé l’an 1603 , & fa poftéritéau nombre de fes Citoyens & de fes Praticiens. De Magdelaine-Catberine de la Tour, fa femme, qu’il avoit époufée à Milan l’an1604, il eut entre autres enfans Jean - Etienne qui fe rendit Jé-fuite; Faujle, lequel après avoir porté les armes environ deuxans, entra parmi les Carmes Déchauffez l’an 1628; JuJle, quifut Sécretaire de< l’Archevêque de Compfa, Nonce Apoftoli-que; & Maximilien, qui étudia auprès de fon père. * ConfultezLorenzo Craffo, Elog. d’IIuom. I.etter. Ghilini, Tbeat. d'Huom.Letter. Imperialis, in MuJ. Hijl. VoŒus, in Epijlolis. Bayle, Bi-llion. Crit.
PUY (Jacques Du) Cardinal, Archevêque de Bari, né àNice en Provence, le cinquième février 1497, fut Difciple ducélèbre Pierre de Accoltis, l’un des plus célébrés Jurifconfuitesde fon tems. 11 lui fuccéda même dans fes emplois ; & aprèsavoir été Auditeur de Rote pendant quinze ans, il devint Doyende ce Corps. Il fut fait Archevêque de Bari, puis Cardinal en1551, par le Pape Jules II: enfuite dequoi il fut Préfet de l’u-ne & de l’autre Signature, Préfident de l’Inquifition, & Prote-éteur du Royaume de Pologne, de l’Ordre des Carmes & de ce-lui de Malte. La grande habileté du Cardinal du Puy le renditl’Oracle de la Cour de Rome, où on le confultoit fur les plusgrandes affaires. 11 fut nommé entre ceux que le Pape Jules IIIcommit pour recevoir, & même pour caffer les aliénations, ouemphytéofes des biens eccléfiaftiques, faites contre les formespreferites par la Bulle de Paul II. Depuis il fut nommé par PieIV, pour préfider au Concile de Trente, en la place du Cardi-nal Seripando; mais il mourut à Rome dans le tems qu’il fe dif-pofoit à partir un Lundi 26 avril 1363, en la 69 de fon âge.Son corps fut enterré dans l’églife de fainte Marie de la Miner-ve , où Antoine du Puy fon neveu, quf lui avoit fuccédé à l’Ar-chevêché de Bari, fit graver l’Epitaphe qu’on y voit. Le Car-dinal du Puy avoit compofé divers Ouvrages, Dscifmes Rota:;
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De Mutatione Monetarum , &c. * Joffredy , Hijloria Nicienf.Ughell, Italia Sacra. Ghilini, Tbeat. d’Huom. Letter. Aubéry,Hijl. des Cardinaux. Petrameilario , &c.
PUY (Louïs Du) natif de Romans en Dauphiné dans le XVIfiécle , étoit fils d’un célébré Médecin nommé Guillaume DuPuy, & excella lui même dans cette profelfion. Il demeura àPoitiers, & traduifit du Grec en François, divers Traitez di-gnes de la réputation que fon père s’étoit acquife à Grenoble &ailleurs. * La Croix-du-Maine, & du Verdier-Vauprivas, Bi-bliotb. Franç. Chorier, Hijl. de Dauphiné.
PUY (Jean Du) Putéanus, Religieux de l’Ordre des Augu-ftins, Profeffeur en Théologie dan$ l’Univerfité de Touloufe, é-■- toit de Ciinont dans l’Armagnac. 11 enfeigna la Rhétorique àSaint Genis; & de là il alla étudier en Philofophie à Bourdeaux,d’où il vint à Paris commencer fon Cours de Théologie. Lamaladie contagieufe qui affligea affez. longtems cette grande vil-le , le contraignit de retourner à Touloufe. Ce voyage ne lutfut pas heureux; car il eut le malheur d’être pris par un parti deHuguenots qui lui brûlèrent fes Ecrits, le battirent cruellement,& le laifférent pour mort. 11 fe traîna, quoiqu’avec beaucoupde peine, à Touloufe, où il fut choifi en 1593, pour être Pro-feffeur Royal en Théologie, & où il mourut en en 1623, en ré-putation d’une grande piété. Ce Père avoit compofé des Com-mentaires fur la Somme de S. Thomas. * Cornélius Curtius,Elog. Viror. Illujl. Augujl. Le Mire, de Script. J'cec. XVII.
PUY (Charles Du) dit le brave Montbrun, l’un des plus vail-lans Capitaines d’entre les Calvinirtes, pendant les guerres duXVI fiécle, rendit de grands fervices à fon parti dans le Dauphi-né, où il avoit pris naiffance, dans une des premières Maifonsde cette province, & très-Catholique. Didier du Puy-Mont-brun, Chevalier de Maire, fut tué en 1557, en combattant vail-lamment à l’attaque de Zoara en Barbarie. Le brave Montbrunfut d’abord très-zélé Catholique, & fut enfuite attiré à taire pro-feffion de la Religion Réformée par Théodore de Béze, & parla lefture des Ecrits de Calvin, dont ce Miniftre lui avoit laitpréfent dans un voyage que Montbrun fit à Genève, pour rame-ner une de fes fomrs qui s’étoit engagée dans les fentimens desRéformez, & qui s’étoit retirée à Genève. Elle craignoit le zé-lé de Montbrun: en effet il fut tel, qu’il le porta à l’aller cher-cher où elle étoit, dans le deffein de la ramener, ou delà tuer.Cette Demoifelle ayant fçu l’arrivée de fon frère, fe cacha, &engagea Béze de le voir pour tâcher de le gagner. Les efforts déce Miniftre furent vains & inutiles pendant environ trois ans,au bout defquels Montbrun fit une profelfion publique de la Re-ligion Réformée, la fit recevoir à fes Vafiaux, & en fut depuisun des plus hardis & des plus zélez Défenfeurs. On le vit despremiers à la faire valoir fur la fin du régne de Henri II, & aucommencement de celui de François II, en 1560. Marin Bou-vier, Prévôt des Maréchaux de France en Dauphiné, eut ordrede l’arrêter. Montbrun ayant eu avis qu’il venoit pour exécutercet ordre, marcha contre lui, le prit, <£ le fit mettre dans la pri-fon de fon château de Montbrun. Montbrun jugeant bien qu’a-près cela on ne le laifferoit point en repos, fe mit en campa-gne, entra dans les terres du Pape, exigea de greffes contribu-tions, & s’empara de quelques villes. Le Pape, pour arrêterles dégâts que l’armée de Montbrun faifoit, s’adrella au Cardi-nal de Tournon oncle de fa femme, pour le prier d’engagerMontbrun à difeontinuer de ravager fes terres. Ce Cardinal euerecours au Maréchal de Montmorency, par l’entremife duquelMontbrun fit fa paix avec le Pape, fortit de fes Etats, & revintdemeurer à Montbrun. Le Parlement de Grenoble ajmnt été in-formé de fon retour, engagea La Mothe-Gondrin, Lieutenant-de-Roi de la province, de venger l’outrage que Montbrun leuravoit fait en la perfonne de leur Prévôt, qu’il avoit emprifonné.Cet Officier marcha contre Montbrun avec fix cens chevaux,mais Montbrun ayant eu avis de cette marche, vint au devantde lui, & le défit dans les montagnes avec quarante hommesfeulement. Gondrin pour fe venger, eut recours aux Suillès,dont il obtint un fecours de 800 hommes; mais Montbrun,quoique fes gens fuffent beaucoup inférieurs en nombre, trouvadans fa valeur & dans leur courage, dequoi triompher entièrementde fes ennemis, dont il tua la plus grande partie, & dont il fitquelques uns prifonniers, entre autres le Commandant des Suif-fes, qui dit en rendant fon épée, que ceux de fa nation n’a-voient jamais été vaincus par une armée inférieure à la leur,que par Jules-Céfar, François I, cj 1 par le brave Montbrun. Lavigoureufe réfillance de Montbrun lui attira un fi grand nombred’ennemis, qu’il fut obligé de fortir de France, à de fe retirerà Genève avec Jujline Aleman fon époufe, qui embraffa la Reli-gion Réformée, portée à cela par les difeours de Calvin & déBéze. Leur maifon fut rafée, & toutes les fortifications démo-lies. Après environ deux ans d’abfence, Montbrun rentra enFrance, reprit les armes, & fe rendit maître de plusieurs placesdu Dauphiné & de Provence. Il fe trouva aux batailles de Jar-nac & de Montcontour. L’an 1570, étant revenu en Dauphi-né, il accompagna l’Amiral de Châtillon en Vivarais, & paffa leRhône à la nage avec fa cavalerie, après avoir bleffé M. deCordes de fa propre main, & défait l’armée qu’il cotnmandoit.Après la Saint-Barthélemi, Montbrun fut des premiers à pren-dre les armes, & contribua dans la fuite à mettre diverfes placesdans fon parti. Il fut affez hardi pour marcher contre l’armée deHenri III, qui faifoit le fiége de Livron, & d’ordonner à festroupes de piller le bagage de ce Prince en 1574. Ce ne fut pastant par avarice, difent les Hiftoriens, que par bravoure: auffirépondit-il, lorsqu’on lui reprocha qu’il fembloit avoir oubliéqu’il étoit né Sujet, que les armes &? le jeu égalaient les hommes.Enfin le Marquis de Gordes, Lieutenant-de-Roi dans la provin-ce, marcha contre Montbrun avec une armée confidérable. Lechoc fut vif & opiniâtre, Montbrun en étant venu aux mains
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