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Felicitate Hominis. * Valére André, Biblioth. Belgica, p. izx.
P U T K' A N U S (Jérôme) l'oyez P U Y (Du)PUTE'ANUS. Cherchez P U Y (Henri ou Ericius Du)PUTE'OBÜNELLI (Dominique-Marie) Maître du Sa-cré Palais, natif de Savone, entra chez les Dominicains de Gê-nes, & fe fit connoître dans plulieurs maifons de fon Ordre, parfa piété & par la doctrine. Le Pape Alexandre VH l’appella àRome pour le nommer Commilfaire du Saint Office ; & InnocentXI le nomma Maître du Sacré Palais. Ayant paru avec diftin-ftion à la Cour de Rome l’efpace de 23 ans, il mourut au moisde juillet de l’an 1688- il a laiffié quelques Ouvrages, comme,Curjus Fbilojopb. TraÜat, de Ente Jupernat. TraQ. in varia S. L'bo-once loca. * Biblioth. Frov. Lombard, Ord. Prtsd. an. 1688.
P U TI N G, ville de la Chine. Elle elt petite, mais forti-fiée, & fituée dans la province de Quicheu, aux confins de cel-le de Suchuen. * Maty, Diil. Geogr.
P U T I P H A R, Chef de la Milice, ou Capitaine des Gar-des de Pharaon, acheta Jofeph l’an 2307 du monde, 1728 ansavant Jefus Chrift; & fatisfait de fia prudence & de fa modelîie,il fe rtpofa fur lui du loin de toute fa maifon. La femme dePutiphar troubla le repos de Jofeph par fapallion criminelle; &abufant de la crédulité de fon mari, elle le rendit injuite éternel àl’égard de Jofeph, qû’il lit mettre en prifon. (Quelques Auteursdifent que ce Putiphar étoit Grand Prêtre d’iiéliopolis, dontJofeph époufa la fille nommée Ajeneth. * Geneje, co. 37 cf 39.S. Jérôme, in Genejin, c. 41, £yc. 37. de Trahit. Hebraic. 'for-mel, A. M. 2305. 2311 £? 2319- n. 16.
PÜÏIWLE, P O T 1 V O L, petite ville de Mofcovie.Elle elt fur la rivière de Sem, dans le Duché de VVorotin, auxconfins de celui de Novogrod-Sewierski, & de la Balle Volhy-nie. * Maty, Diâ. Géogr.
P U R N O C K. Voyez B U D N O K.
P U T O M A Y O, P U T U M A Y E, rivière de l’Améri-que méridionale, quia fes fources aux montagnes des Paitosdans le Popayan, traverfe une grande partie de cette province,& plulieurs contrées qui font au nord de l’Amazone, & fe dé-charge dan9 ce fleuve, vis à vis des Ifles Homagues. * Maty,
uia. <ji.-ug7.
PUTSCHIUS (Elie) d’Anvers, qui defeendoit d’une fa-mille for de d’Ausbourg, vivoit fur latin duXVi fiécle, fe ren-dit très-habile dans les Sciences, & fe fit ellimer par fa probité.11 fe mit à rire en nailfant. 11 ne commença à apprendre la Lan-gue Latine qu’à l’âge de quatorze ans ; cependant à dix-huit ansil compofa en proie dt en vers des Ecrits Latins qui furent jugezdignes d’être donnez au public, il mit au jour Sallutte avec desfragmens & des Notes à l’âge de vint-un ans, & enfuite ayantété guéri d’un mal d'yeux il donna fes Commentaires fur trente-trois anciens Grammairiens. On attendoit d’autres Ouvrages delui, lorsqu’il mourut jeune à Staden, l’an 1606, dans fa 26 an-née. Jofeph Scaliger l’ellimoit beaucoup. On a encore de luides Elégies Latines de une Epître fous le nom d'Amandus Rofa-rius. * Sa Vie compofée par Conrad Rittershulius. Valére An-dré, Biblioth. Belgica, p. 200. Meichior Adam. Teiffier, Elogesia Hommes Savons, tome 4. p. 344. édit, de Hollande 1715.
P U T T A N S, peuples des Indes, qu’on appelle auffi Bot-tantes. Leur païs elt ficué près du Royaume de Lahor, en ti-rant vers la rivière de l’Inde, & au Mont Cuinaé ou Imaé. 11y a d’un côté le païs des Boiloches ou Bullogues, voifin de laville de Norri, & de l’autre la Perfe, dont il elt féparé par la ri-vière qui fert de limites aux Etats du Roi de Perfe & du GrandMogol. La ville capitale de ce païs elt Candabara. Les autresfont, Daddos, Vagelton &Langora. II y a quelques cent cour-fes ou cinquante lieues de païs raboteux à plein de montagnes,entre les villes de Paddos de de Vagelton. Ces peuples fontblancs & pour la plupart rouges de vifage Leurs habits font desfultanes à la Turque, fi bien ajuftées au corps, qu’on n’y voit pasen feul pli. Ils ne les quittent ni nuit ni jour, jufqu’â ce qu’el-les foient pourries ou tout à fait déchirées. Leurs bonnets fontfaits en forme de pyramide. Ils ne fe lavent jamais les mains, di-fant qu’ils ne doivent pas fouiller de leurs ordures un élémentauffi pur que l’eau. Ils ne prennent qu’une femme, & lorsqu’ilsen ont eu deux ou trois enfans ils gardent le célibat, quoiqu’ilsdemeurent enfemble. Quand l’un des deux meurt, l’autre nepeut fe remarier. Ils mangent & boivent dans des crânes ou tê-tes de mort & fe conduifent par augures, ayant des Maîtres &des Devins expérimentez en cet Art. Lorsqu’un de leurs parensou amis elt mort, ils vont demander à ces Devins ce qu’ils doi-vent faire de fon corps, & le brûlent enfuite, ou en font queî-qu’autre chofe fuivant leurconfeil. Si le Devin trouve à proposqu’ils le mangent, ils le mangent, quoique d’ailleurs ils ne vi-vent pas de chair humaine. Ils font courageux & portez à laguerre qu’ils font d’ordinaire à pié, Ils fe fervent au combat deParc ou de l’épée. Vers l’an 1590, que Pérufchi écrivoit, lepeuple étoit libre, & n’obéïfloit à aucun Roi, mais le Mogols’étant emparé de leur païs, depuis ce tems-là, mit à Candabara\in Gouverneur, qui tenoit quarante mille chevaux dans cetteProvince, prêts à marcher s’il y arrivoit quelque révolté. LesPuttans font charitables & fort enclins à fecourir les néceffiteux.Ils n’ont point d’idoles & ne permettent pas volontiers que lesMaures ou Mahométans demeurent dans leurs païs, parce qu’ilsadorent le grand Dieu du Ciel, & méprifent Mahomet. LeursPrêtres portent la haire ou le cilice, avec de grandes & de pé-fantes chaînes dont ils fe ferrent le ventre; & quant ils veulentprier, ils fe mettent à genoux, & fe veautrent dans la cendre.La rivière de Salbana, éloignée de quinze lieues de la ville deLangora, fert de bornes à leur païs : c’eft où l’on paye le péagepour les chameaux. * Davity, Etats du Grand Mogol. Th. Cor-neille, Dibl. Géogr. Le païs des Puttans, eft apparemment ce-lui que Sanfon dans là Carte 'de l’Iade appelle Patatie, & la ville
PUT. P U Y.
nommée Candabara, dans cet article, eit vraifemblablement lamême que Candahar.
*PU1 ’TLINGEN,PETTERLING ou PUT-TELANGE, ville de Lorraine, elt à peu près au (ud de Sar-bruck, dont elle eft éloignée d’environ quatre lieues.
P U T U M A Y E. Veyez P U T O M A Y" O.
P U Y. P U Z.
P U Y (Le) ou LE P U Y-N O T R E-D A M E, ville deFrance, capitale du païs de Vélay, près de la Borne & dela Loire, fur la montagne d’Anis, eft le fiége d’un Evêché dé-pendant immédiatement du faint Siège. Les Auteurs Latins lanomment Vellavæ & Vellonorum Urbs, Anicium, Avicinum, &Podium. Cette ville allez grande & fort ancienne, eft renomméepar fa cathédrale de Notre-Dame, où l’on voit un grand nombrede peuples qui y viennent en dévotion, il y a auffi diverfes pa-rodies, & plulieurs maifons eccléfialtiques & religieufes. L’Evê-que, qui eft Comte de Vélay, a le droit du Pallium, & autrefoisfaifoit battre monnoye. Son chapitre eft compofé d’un Doyen,d’un Prévôt, d’un Chantre, d’un Thréforier, d’un Sacrillain,de l’Abbé de S. Pierre & de 43 Chanoines. Lorsqu’on divifeleVélay en partie deçà & partie delà les bois, le Puy eft comprisen celle de deçà. C’eft une des villes les plus célèbres du Royau-me. Entre fes Evêques, George, Marcellin, Paulien, Evode,Suacre, Armentaire, Auréle, Bénigne, Agripan, font recon-nus pour Saints. Elle en a eu d’autres, illuftres par leur quali-té & pas leur l'avoir; & entre ceux-ci nous pouvons marquer Du-rand de Saint-Pourçain, Dominicain; & Pierre d’Ailly, depuisEvêque de Cambray & Cardinal. Raimond d’Agiles , qui aécrit une Hilloire de la Guerre Sainte, étoit Chanoine du Puy.On croit que le nom de cette ville eft tiré du Latin, qui marquaun lieu élevé, ou une éminence dans un amphithéâtre. Quoiqu’il en foit, elle eft fous Je Parlement de Touloufe. QuelquesAuteurs prennent jiette ville pour le RuiJJium de Ptoloinée, &on prétend que faint Paulien, qui en étoit Seigneur, y tranféral’Evêché. La Sénéchaullée de cette ville fut érigée en Préfidiall’an 1689. H y a dans la même ville une Cour commune, quieft enparîage entre le Roi& l’Evêque. * Ptolomée, l. 2. c. 7.Céfar, de Bell. G ail. I. 7. Strabon, l. 4. Grégoire de Tours, l.10. c. 25. Sidoine Apollinaire, Epijl. Du Chêne, Antiquitez desvilles. Le Père Giffei, Hijl. de Notre-Dame du Puy. Sainte Mar-the, G ail. Cbrifl.
CONCILE DU P U 1 .
, I.es Evêques d’Aquitaine s’aflemblérent en 1130, au Puy, ycondamnèrent l’Antipape Anaclet, confirmèrent l’éleftion du lé-gitime Pontife Innocent IL Gérard, Evêque d’Angoulême, quiprenoit le parti de l’Antipape, y fut dépofé; c’elt ce que nousapprenons de la Vie de faint Hugues de Grenoble, qui ayant étéami de Pierre Léenis, dit Anaclet, l’abandonna, lorsqu’il futqueftion de travailler à la paix de l’Eglife, troublée par cet efpritambitieux. * Confultez cette Vie compofée par Guigue, Géné-ral des Chartreux, & rapportée par Surius, au deuxième avril.Baronius, A. C. 1130. Conciles, tome 10.
PUY EN ANJOU (Le) ou LE PUY NOTRE-DAME, en Latin Podium Andegavenje, bourg de France enAnjou vers les frontières du Poitou, eft fitué fur la rivièred’Argenton aulïid-oueft de Saumur, dont il eft éloigné d’environtrois lieues.
P U Y de D O M M E. 1PUY-FERRAND. > Voyez cydeffous.
PU Y-LA U R EN T. J
PUY (Raimond Du) deuxième Grand-Maître de l’Ordre deS. Jean de Jérufalem, fuccéda en 1118, à Gérard, Inftituteurde cet Ordre. Il étoit de la province de Dauphiné, & fortoitde l’illuftre Maifon des Du Puy, qui fubfifte encore aujourd’huien la perfonne de M. le Marquis deMontbrun, qui en conferveles titres. Raimond fut élu par les Frères de l’Ordre, fuivant ladifpofition de la Bulle du Pape Pafchal II, donnée en 1113, &fut appellé Maître de l’Hôpital, pour marquer fon autorité, Gé-rard n’ayant pris que le nom de Gouverneur de l’Hôpital. Voyantenfuite que dans le grand nombre de Frères qui prenoient l’ha-bit de fon Ordre, il y avoit beaucoup de Gentilshommes, fortcapables de manier les armes, il établit une Milice pour défen-dre la Religion contre les ennemis de la Terre-Sainte, pendantque les autres auroient foin des pauvres & des malades de l'Hô-pital. Pour mieux réiiffir dans ce pieux deffein, il aflëmbla lepremier Chapitre général, & diftingua l’Ordre en trois rangs,favoir, de Chevaliers, de Servans d’armes, & de Chapelains.Il fit auffi de nouvelles conftitutions, pour perfeftionner la Ré-gie que Gérard avoit établie. Elles furent confirmées en 1123 ,par le Pape Calixte II, & en 1130 par Innocent II, qui leurdonna pour en feigne de guerre la croix d’argent, aujourd’huiappellée de Malte, en champ de gueulles. Raymond Du Puy é-quipa fes troupes, & les préfenta à Baudouin II, Roi de Jérufa-lem, pour le fuivreen fes armées contre les Infidèles. Depuisce tems-là il n’y eut aucune expédition, ni aucun combat, oules Chevaliers de cet Ordre ne fe trouvaient. L’an 1153 lede Jérufalem étoit prêt de lever le fiége d’Afcalon; mais leGrand-Maître Du Puy obtint que l’on demeurât devant la place,
& fit rendre la ville en peu de jours. Cette conquête lui aquicbeaucoup de gloire, & lui attira l’eftime du Pape Anaftafe IV,lequel accorda de grands privilèges à l’Ordre. Raymond fit en-fuite bâtir un Palais magnifique: ce qui donna de 1 envie auxPrélats de Jérufalem & de la Terre-Sainte ; mais la Religion tutmaintenue parle fouverain Pontife, dans fes exemptions & dansfes privilèges. Ce Grand • Maître mourut en uûo, & eut pour