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7 (1740) Lettres P - SEG
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P U R*

du Purgatoire pour aller chercher de l’eau, où elles Ce rafraf-chiflent pendant quelque tems. C'elt pourquoi les Rabbins dé-tendent t'évérement d'épuifer toute l’eau qui eft dans un puits,ou dans les creux de la terre , de peur que quelque ame ne l'oieprivée de ce foulagement après lequel eile a ioupiré pendant tou-te la femaine. Les Juifs vendent les indulgences au peuple pourfortir plus promtement du Purgatoire où l’on ne demeure tout auplus que douze mois. Le Sabbath eft un jour privilégié poul-ies âmes du Purgatoire; aufll les-Juifs commencent-ils ce jour leplutôt qu’ils peuvent & le finirent le plus tard qu’il leur eftpof-' fible. Les enfans ne font la prière Kadis pour leurs parens quependant onze mois, parce que fuivant eux, il n’y a que les im-

pies qui y

relient douze mois. Les feuls Hérétiques, traîtres,

Apôftats / Epicuriens, &c. y demeurent aux fiécles des iiécles.Les Chrétiens de b. Thomas n’avoient point entendu parler duPurgatoire, ni du facrifice offert pour en retirer les âmes avantle Synode de Diamper tenu en 1599, par l’Archevêque Méné-zès. Voici le Canon de la cinquième Seffion. 11 déclare querien n’eft plus profitable que le faint Sacrifice de la Melle auxâmes qui font dans le feu du Purgatoire, duquel, dit-on, onn’a aucune connaiflance dans ce Diocéfe, quoique ce facrificeait été inilitué pour le falut des vivans & des morts. Le Synodeexhorte les Eidéles à laiifer par leurs tellamens de quoi faire cé-lébrer des Méfiés , & les menace s’ils ne le font pas, de prendrelur les fonds du défunt une certaine fomme pour être diftribuée auxPrêtres du Diocéfe, chargez de dire des Meifes pour l’ame dutrépalfé. * B a ['nage, Hijt. des Juifs, fie. tome 3. p. 481. fie.Buxtortïi Synagoga, c. 49. La Croze, Cbriflianifme des Indes,iÿc. p. 216. Les Mahométans croyent plufieurs Purgatoires.Le premier eft celui qu’ils appellent adbab-al-cabor, c’eit à dire , lapeine du Jépulcbre. Auiiî-tôt qu’un homme ell enterré, deux Angesnommez Moukir & Nékir, interrogent le mort & le condamnentà expier dans le même lieu les péchez qu’iL a commis, mais aujour du jugement ils en font délivrez par leur foumillion à laJullice de Dieu, & par l’interceffion de l^ahomet. Dans cepremier jugement du fépulchre, il ell permis à chacun de parlerpour fa juttification, mais au dernier jugement les hommes n’o-feront rien dire. Les Turcs nommez Motazales, n’admettentpoint le premier Purgatoire du fépulchre , mais c’eil la créancegénérale des autres Mahométans. Le fécond Purgatoire, félonplufieurs Mahométans, eft le lieu nommé Araf, litué entre leParadis & l’Enfer, Ce qui les fépare eft un voile félon les uns,ou une muraille épailfe félon les autres. Ceux qui y font, voyentde là le bonheur des bienheureux, mais ils ne le goûtent point:cette privation.fait leur peine. Au jour du jugement ils ferontreçus dans la béatitude. 11 y a un troifiéme Purgatoire nomméEarfak, c’eft ainfi qu’ils appellent le tems qui doit s’écouler en-tre la mort & la rélurreétion. Ils croyent qu’il n’y a ni Paradisni Enfer pour les hommes pendant cet intervalle. * Dont Cal-met, Ditt. de la Bible.

* PURGLITZ, BURGLITZ, BIRGLITZ ouKRZ 1 WOKLAD, ville du Royaume de Bohême dans leCercle ou-la Préfecture de Raconick, au nord de la rivière deMiza ou Mifa, à peu près à l’oued de Prague, dont elle ell é-loignée d’environ fept lieues. Elle a été bâtie en 1110, & aappartenu aux Templiers pendant un certain tems : CharlesIV y a été élevé. Elle a fervi de prifon d’Etat pour y renfermerles prifonniers d’un haut rang. * Gr. Dict. Univ. Holl. Balbin,MiJ'cellanea, dec. 1. 1 . 3. c. & g. 3. p. 90. Vogt. Jetzl. Bobm.p. 77.

PU R -IF I C A T I O N, cérémonie des Juifs, ordonnée dansle Lévitique, où il eft dit que la femme qui aurait mis un enfantau monde, demeurerait quarante jours dans la maifon, fi elle é-toit accouchée d’un garçon; & quatre-vints fi c’étoit d’une fille;& qu’après ce tems elle irait au temple, où elle offrirait pourfon enfant un agneau avec un petit pigeon ou une tourterelle;mais que fi elle étoit pauvre, elle n’offriroit que deux tourte-relles ou deux pigeons. 11 y avoit encore une autre Loi écri-te dans l’Exode, par laquelle Dieu vouloit qu’on lui offrît tousles premiers-nez, qui feraient rachetez par un certain prix, le-quel étoit de cinq ficles pour un fils, & de trois pour une fille.La Fête de la Purification parmi les Chrétiens, a été inllituéepour honorer le myilére du jour auquel la Vierge Marie alla autemple, comme fi elle avoit été une femme ordinaire , & y pré-fenta le petit Jefus, pour qui elle donna une paire de tourterel-les. C’eit pourquoi cette Fête eft appellée la Fréfentation de Je-fus Cbrift dans le temple. Les Grecs la nomment Hypapante, c eftà dire, rencontre, parce que Jofeph & Marie tenant l’enfant Je-fus, fe rencontrèrent dans le temple avec Siméon & Anne laProphéteffe. L’établiffement de cette Fête ne peut pas avoir étéfait avant le fixiéme fiécle;^ car on ne voit point de Sermons pro-noncez le jour de cette Fête avant ce tems-!à. Celui que Tonattribue à Méthodius, Evêque de Tyr, qui vivoit dans le troi-fiéme fiécle, ell beaucoup plus récent. Théophane affùre quecette Fête a été établie Tan 542, fous l’empire de Juftinien, &du tems du pontificat du Pape Vigile. L’Eglife d’üccident fui-vit l’exemple de celle d’Orient. On prétend même que le PapeGélafe I avoit établi cette Fête dans L’Eglife de Rome , pour a-bolir les fuperllitions & les débauches de la Fête des Luperca-les, qui le célébraient par les Payens le 15 de février. Depuisce tems-la on introduiiit la coutume d’allumer des cierges & deles porter en proceffion. Cette pratique étoit établie dans les E-glifes d’Orient & d'Occident au feptiéme fiécle, quoique quel-ques uns n’en rapportent l’inftitution qu’au Pape Serge I, quimourut la première année du huitième fiécle. Mais on voit parle témoignage d’ildephonfe de Tolède, qu’elle étoit établie au-paravant. C’eft la première des Fêtes de la Vierge qui ait été deprécepte pour la ceffation des œuvres ferviles. Elle l’étoit déjàen France du tems du Roi Pépin. * Bollandus. Baillée, Fiesdes Saints, mois de février.

PUR. PUS. PUT.’ 39 j

P U R IM: ce mot qui lignifie forts, eft le nom que les Juifsdonnent à une de leurs Fêtes. Voyez P H U R ou P H U R 1 M.R. Léon de Modéne dit que cetce F’ête dure deux jours ; maisqu’il n’y a que le premier qui foit folemnel, & pour lequel on jeûnela veille. Pendant ces deux jours on peut travailler & négocier. Onlit le premier jour tout le livre d’Efther, qui eft écrit dans unrouleau comme les cinq livres de Moïfe. Ils font ce même jour-là de grandes aumônes en public. Les parens fit les amis s'en-voyent les uns aux autres des préfens de chofes à manger. LesEcoliers donnent à leurs Maîtres; les Chefs de famille aux Do-meftiques; & les grands aux petits. Tout le jour fe pâlie enjoye & en feftins, comme il eft dit, Eflber, cb. 9. v. 22, Fai -Jant un jour de banquet fi d’allègrejfe, envoyant des préfens l'un il’autre, if des dons aux pauvres. Chacun en fon particulier s’ef-force le fécond jour de faire le repas le plus lplendide qu’ilpeut. * Voyez Léon de Modéne, Traité des Cérémonies , partie 3.c-b. 10.

P URITAINS, Seéte de rigides Calviniftes, s’élevérenjen Angleterre vers Tan 1565, ou, félon d’autres, en 1568 ou1509. Ils ont une fi grande averfion pour ceux qui n’adhérencpas à leurs fentimens, fur tout pour les Catholiques, qu’ils re-fufent même de prier dans un lieu qui aurait été confacré pareux. lis refufent aufll de porter des furplis, un bonnet & la fou-taneàlafaçon des Epifcopaux d’Angleterre. Button, Colman,Hallingham, Benfen, &c. furent les principaux Auteurs de cetteSefte, qui en divers teins a excité de furieufes féditions en An-gleterre. Ils fe perfuadoient ou vouîoient que Ton crût qu’ilsétoient plus purs que les autres dans là Religion; & fur cettepréfompeion ils commencèrent à révoquer en doute la Difciplinereçue dans l’Eglife d’Angleterre, la Liturgie, & l’autorité desEvêques, parce qu’ils difoient qu’elle n’étoit guéres différen-te en apparence de celle de Rome, & qu’on devoit fe conformerà celle de Genève. Bien qu’ils euffent d’abord été arrêtez, ilseurent pourtant un grand nombre de partifans. 11 y eut des E-vêques qui donnèrent dans leurs opinions, auffi bien que desGentilshommes, qui prétendoient par ce moyen aux biens ec-cléfiaftiques. Le peuple même, qui fuit prefque toûjours lesnouveautez, les favorifa en haine du Pape. C’eft par ces com-mencemens que le nom de Puritains éclata longtems après danscette ifle, qu’il eft en vigueur en FIcoffe, & qu'il a tant de par-tifans en Angleterre. Divers d’entre eux rejettent non feulementles cérémonies de l’Egiife Anglicane, mais encore toutes les Li-turgies, fans en excepter l’Oraifon Dominicale. Lou'is Cappelles a réfutez dans le recueil des Théfes de Saumur, où il ren-verfe une autre erreur de ces gens - là, qui confifte à obferver leDimanche auffi fcrupuleufement que les Juifs obfervoient le Sab*.bath. * De Thou, Iliji. U 43. Génébrard, Cbron. I. 4. Sandé-re, HœreJ. 221. fi de Scbïfm. Anglt I. 3. Florimond de Raimond,de Orig. Hœref. I. 6. c. 12. Spdnde, A. C. 1565. n. 22. 1573fi? fuiv.

* P U R M E R , contrée de la Northollande ou Weftfrife.C’étoit autrefois un lac ou un marais que Ton a defléché & con-verti en prairies.

PURMEREND, ville de la Nord-Hollande. Elle a en-trée dans les Etats de la Province, & eft fituée environ à unelieue d’Edam, vers le couchant, vers l’entrée du Beemfter, quiécoit un grand marais, dont on a fait de fort belles prairies.

* Maty, Ditt. Géogr.

* PURTEIN, gros village ou bourg de Suide dans le Païsdes Grifons. 11 eft au fud-fud-ouefl de Coire, dont il eft éloignéd’environ cinq lieues.

PUSCHIAVO, PUSCHLAW, bourg du païs desGrifons, fitué fur les confins de la Valteline au pié du Mont-Bernina, à trois lieues de Tirano, vers le nord. * Maty, DiSt.Géogr.

PÜSIANO. Voyez PUSSIANO.

* PUSICES, Martyr Perfan qui fouffrit Tan 345. * VoyezSozoméne, Hift. Eccléf.l. i.c. 11.

PUSIO, ou T O PI R O, petite ville épifcopale fuffra-gante de Philippopoli, eft dans la Romanie, près des confinsde la Macédoine, à dix lieues Maximianopoli. * Maty, ûi&.Géogr.

* PUSORITS ou PUSTOMIRTZ, petite ville deMoravie, au nord-eft & dans le voifinage de Brinn.

P U S S A , Déeffe des Chinois, que les Chrétiens appellentla Cybéle Cbinoife , eft répréfentée fur une fleur de l'arbre nomméen Latin Lotus, & en François Alifier. Elle eft affife fur cettefleur au haut de la tige de l’arbre, & joint les deux mains devantfon fein. Outre cela elle a encore feize bras, dont huit s’éten-dent du côté droit, & huit du côté gauche, & chaque main eftarmée d’une épée, d’un couteau, d’un livre, d’un vafe, d’uneroue & d’autres chofes myftérieufes & fymboliques. Ses orne-mens font fort riches, & elle eft toute éclatante de diamans, &d’autres pierres précieufes. * Kircher, de la Chine.

PUSSIANO, le Lac de Puffiano ou d’Orfilio, eft un pe-tit Lac du Duché de Milan. C’eft une des fources du Lambro,& il eft fitué dans le territoire de Como, à deux lieues de la vil-le de ce nom vers le Levant. Il prend fon nom du village dePuffiano, qui eft fur fon bord feptentrional. * Maty, Diction,Géogr.

PUSTOMIRTZ. Voyez P U S O R I T Z.

P U S T U R L E N G O. Voyez CASAL-PUSTUR-L E N G O.

P U T B US, bourg ou petite ville de Poméranie. Ce lieueft dans TIfle de Rugen, à deux lieues de Bergen, vers le fud.

* Maty, Ditt. Géogr.

* PUTEANUS (Charles-Hyacinthe) de Bruxelles, Reli-gieux de l’Ordre de S. Dominique, a publié un Ouvrage qui apour titre, Dilfertationes Falaftricœ de Providentia fi Fato, dequt

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