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7 (1740) Lettres P - SEG
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396 PUL. PU N. PUP.

Perfe , Prudence , Paulin, Claudien, Aufone , Boëtius ; & on aau (fi les Varice Leüiones. * Swertius, p. 691. Franc. Modius , inNovant. Leü. Epift. p. 71. 184. C. Barthius lui donne quelquepart le nom d'indujlrieux & de Jdvant. Pulmannus mourut àSalamanque.

P ULONE'RA, une des Illes Molucques. Elle eft fituéefur la côte feptentrionale de celle de Banda, & appartient auxHollandois, qui y ont conftruit le Fprt Naffaw & le Belgique. *Maty, Diüion. Géogr.

PULORON ou PULORIN, une des Ifles de Banda,qu’on met entre les Molucques. Elle eft au Couchant de cel-le de Gumanapi, & dépend des Anglois. * Maty , Diüion.Gèngr.

P ULO-TYMON, petite ifle de la Mer des Indes, àl’occident de la grande Ifle de Bornéo, a fes montagnes toutescouvertes d’arbres, & de très - belles vallées arrofées de quanti-té d’eaux fraîches. C’eft où croît cette herbe fi renommée ,qu’on appelle Bétel, dont il n’y a prefque pas d’homme ni defemme aux Indes qui ne mâche le matin en fe levant, après lerepas, & même en allant par les rues. Mais parce que cetteherbe eft amére, ils y mêlent du bois d’aloès, du mufc & d’au-tres aromates. Ils croyent que le bétel rend l’haleine douce ,qu’il fortifie les gencives, & qu’il aide à la digeftion. C’eft uneherbe qui monte comme le houblon, & dont la feuille eft plusgrande & plus pointue que celle de 1 oranger. Quand on lamâche, elle rend d’abord la falive rouge comme du fang ; &on crache cette première falive, mais on avale la fécondé. LesMarchands de Java en viennent charger des barques i Pulo-Ty-mon. * Ambaffade des Hollandois au Japon.

PULO-WAY, une des Ifles de Banda, fituée dans l’Ar-chipel des Molucques au midi de celle de Céram. Les Hol-landois font maîtres de Pulo-way, & y ont bâti le Fort Re-Tenge. * Maty , Diüion. Géogr.

PULPITRE. Voyez TH E'A T R E.

* PULSNIT 2 , petite ville d Allemagne dans le Cerclede la Haute Saxe. Elle eft dans la Haute Luface fur la riviè-re de Grandswaffer, vers les confins de la Mifnie, à l'eft-nord-eft Tte Dresde , dont elle eft éloignée d’environ cinq lieues.

P U L T A U S K , petite ville ou bourg du Royaume de Po-logne. Ce lieu appartient en fouveraineté à l’Evêque dePlocsko,qui y fait fon féjour ordinaire. Il eft fitué dans le Palatinat deCzersko en Mazovie, à treize lieues de Warfovie du côté dunord. * Maty, Diüion. Géogr.

PUL T A VA ou PULTOWA, petit endroit peu for-tifié dans l’Ukraine fur les frontières de la petite Tartaric auconfluent du Kolomack & du Worsklo, à 12 lieues d’Allemagnede l’endroit où le Worsklo tombe dans le Boryfthéne. CharlesXII, Roi de Suède, tâcha de s’en rendre maître en 1709,mais il eut le malheur d’être battu le 27 juin par Pierre leGrand, Czar de Mofcovie. 11 fe fauva après cette perte avecune très petite fuite à Oczakow, & de là à Bender. Outre ungrand nombre de Suédois tuez, le Comte Piper, prémier Mi-niltre de Charles XII, le Général Feld-Marfchall Rheinfehild,les Généraux Schlippenbach, Stackelberg, Hamilton &Rofen,les. 3 -cretaires Hermelin & Cedernhielm, & diverfes autres per-fonnes de diftin&ion, aufil-bien que quelques milliers de fol-dats furent faits prifonniers. Trois jours après, les GénérauxLœwenhaupt, Creutz & Crufe, les Comtes de Douglas & Bon-de & 16000 hommes d’Officiers & Soldats furent obligez de ferendre à difcrétion au Prince Menzikoff, Général de l’arméeMofcovite. DiÜionnaire Allemand.

PULVINARES, couffins fur lefquels on mettoit re-pofer les ftatues des Dieux dans les temples, en aétion de grâ-ces de quelque grande victoire: d’où eft venue cette expreffionLatine , ad omnia pulvinaria fupplicare, faire des procédions gé-nérales dans tous les temples des Dieux , où l’on defcendoitleurs ftatues, que l’on couchoit fur des couffins. * HijloireRomaine.

P U N. P U P. P U R. P U S. P U T.

P UNDEBI TA, ville de Perfe dont parle Benjamin deTudéle dans fon Voyage. Elleétoit éloignée de Carchémisde deux journées. Lorsque ce Voyageur y paffa on la nom-moit Aliobari ou Elnebar. On y voyoit encore quelques reftesde la grandeur de la Nation Juive , comme le tombeau de Bo-flenay, ce Chef de la Captivité, qui avoit époufé une fille duRoi de Perfe. Mais ce n’étoit plus cette Académie floriffantedont les Chefs avoient fait tant de bruit dans les fiécles paffez.Il y avoit feulement alors deux mille Juifs, & quelques Eco-les, mais défertes. * Bafnage, Hift.des Juifs, tome 5 . p. 575.

PUNHALI, ville de Malabar, dans la prefqu’ifle del’Inde deçà le Gange. Elle eft capitale d’un petit Royaume,qui porte fon nom , & fituée vers les montagnes de Gâte, auLevant de Coulan. * Maty, Diüion. Géogr.

* P U N H E' T E, petite ville de Portugal fur la rive droitedu Tage, un peu au dcffus de l’emhoûchure du Zézére.

* P U N O, petite ville du Pérou, entre les villes de Cufco& d’YIo. Elle contient environ 180 familles. Elle eft dans levoifinage de plufieurs mines d’argent. * Gr. Diü. Univ. Holl.Frézier, Voyage de la Mer du Sud, tome 2. p. 308.

* P U N O N, Voyes P II U N O N.

* P U N T A L, Fort qui défend l’entrée de la Baye de Ca-dix dans fa partie méridionale.

PUPIF.NUS (Marcus Claudius Maximus) Empereur, futchoifi par le Sénat pour gouverner avec Balbinus, après la mortdes Gordiens. Ils s’oppoférent aux Maximins; &parleurpru-dence & leur conduite, il firent efpérér au peuple un heureuxgouvernement ; mais les foldats qui ne les avoient pas choifis

PUR.

pour Empereurs, les affaffinérent vers l’an 228. Pupiénus étoitâgé de 74 ans, & fon Collègue de 60. Leur régne ne fut qued’environ dix mois ou un an. * Jules Capitolin, in Gord. (JMaxim. * Hérodien, l. 7. Aurelius Victor, de Ccefaribus.

* P U R A ou P U R A H, eft le nom du Domeftique dontGédéon fe fit accompagner lorsqu’il alla reconnoître le campdes Madianites. * Juges, cb. 7. v. 10.

P U R ou, P U R i M. Voyez P H U R ou P Ii U R I M.

PURBACHouPURBACHIUS (George) Allemand,que Trithême appelle Burbacb, né le 13 mai de l’an 1423, dansun village de ce nom, qui eft entre la Bavière & l’Autriche,devint grand Mathématicien , & enieigna la Philofophie & laThéologie à Vienne, où le Cardinal ueflarion qui le connut,lui conleilla de le fuivre en Italie pour apprendre la LangueGréque. il y alla, & travailla à un abbrége de l’Aîmageitc dePtolomée; mais il n’en avoit pas encore achevé le fixiéme li-vre, lorsqu’il mourut fubitement à Vienne le huitième avril del’an 1461 , dans la 38 année de fon âge. Régiomontanus,Difciple de George Purbach , publia quelques-uns de fes Trai-tez. * Trithême, inCatalogo. Voffius, de Matbem. c. 35. J.45.c. 57. J. 5. Gefner, in Bibliotb. Melchior Adam , in Vit. Uerm.PbiloJ. Quenftedt, de Pe.tr. DoÜ.

* PURBECK ouPORBECK, porte le nom d’ifle,quoique ce ne fuit qu’une prefqu’ifle dans la partie la plus oc-cidentale de la province de Dorfet en Angleterre. Elle a 1 ’ 0 -cean au fud & à l’eft; la Baye de Pool & la rivière de la Iro-nie au nord; & une petite rivière fans nom à l’oueft, tellementqu’il n’y a qu’un petit Ifthme d’un mille de large qui l’empêched’être une ifle entière. * Beevcrell , Délices d’Angleterre, p.690.

* PURE (Michel Abbé de) a donné au public la Tradu-irions des Inftitutions de Quintilien; de l’Hiftoire des Inde9Orientales de Maffée; & de l’Hiftoire Africaine de l’italien deJean Batille Birago. * Baillet, Jugemens des Savons , (Je. to-me 2. partie 3. p. S 33 - «. 965. édit. d’Amfterdam 1725.

PURGATION CANONIQUE, ferment par le-quel on fe purgeoit de quelque accufation en préfence d’unnombre de perfonnes dignes de foi qui affirmoient qu’ils croy-oient le ferment véritable. Elle eft ainfi appellée parce quellefe faifoit fuivant le Droit Canonique, & pour la diftinguer dela Purgation vulgaire, qui fe faifoit par le combat, ou par desépreuves de l’eau ou du feu. Le combat étoit un duel en champclos, qui fe faifoit de l’ordonnance de Juges, par les partiesou par leurs champions. Voyez CHAMPIONS. A l’é-gard des épreuves , i’accufé étoit quelquefois obfigé de mettrele bras dans de l’eau bouillante; quelquefois il étoit forcé defe jetter dans de l’eau froide & ordinaire, pour voir s’il iroità fond; fouvent il devoit porter un fer rouge dans la main uncertain efpace de chemin, ou on le faifoit marcher fur des char-bons allumez, pour connoître fi le feu feroit fon effet. Cesmanières de juger fe font confervées pendant plufieurs fiéclesparmi plufieurs nations, & étoient crues ü légitimes, qu’ellesétoient appellées des jugemens de Dieu. C’eft pourquoi on lescommençoit après les cérémonies eccléfiaftiques, & des priè-res particulières que l’on difoit à la Mefle, outre les exorci-fmes de 1 eau & du feu. La fimplicité de ce tems faifoit croireque Dieu étoit obligé de faire des miracles pour découvritl’innocence, & les Hiftoriens rapportent plufieurs événemens,qui confirmoient cette créance; mais ce s abus ont été abolispeu à peu. L’Empereur Louis le Débonnaire défendit l’épreu-ve de l’eau froide en 840, & ces défenfes furent renouvelléespar Lothaire fon fucceffeur. L’épreuve du fer chaud & del’eau bouillante fut défendue par l’Empereur Frédéric II, versl’an 1240. Quant aux duels, l’Empereur Charles le Chauve fitdes ordonnances fort rigoureufes contre ceux qui fe ferviroientde ce moyen pour juftifier leur innocence. * Spelman, Glojf.Arcbaol.

PURGATOIRE. Les Théologiens Latins de l’EglifeRomaine entendent par le Purgatoire, un lieu où les âmes ex-pient après leur mort, les péchez légers, & qui ne font pointmortels. Les Juifs reconnoilfent auffi ce lieu appellé Purgatoi-re. 11 y a même une loi chez eux, qui oblige l’enfant de ré-citer pour l’ame de fon père, pendant un an entier , une certai-taine prière nommée Kadis, afin de le tirer du Purgatoire. C’eftce qu'on peut voir dans leurs livres des Rites, & dans la Sy-nagogue Juive de Buxtorf. La difpute que les Grecs & lesautres peuples de l’églife Orientale ont fur le Purgatoire avecles Latins, ne paroît être qu’une difpute de nom ; car bien-qu’ils afférent qu’il n'y a aucun lieu appellé Purgatoire, ni au-cun feu réel qui tourmente les âmes après la féparation deleurs corps, ils ne laiffent pas de reconnoître l’état du Purgatoi-re , puis qu’ils prient Dieu pour les morts, de la même maniè-re que les Latins: foit qu’ils appellent Enfer ou Purgatoire, celieu où les âmes fouffrent , cela ne fait rien à la queftion.Pour concilier les fentimens des deux Eglifes d’Orient & d’Oc-cident, on rapporte cette prière de l’églife Romaine, où lePurgatoire eft appellé Enfer, parce qu’il eft dans un lieu fou-terrain , Domine Jefu Cbrijie , libéra animas omnium Fidelium depttnis infemi (J de profundo lacu. Ces paroles, des peines de l’en-fer , conviennent avec les expreffions des Grecs, & des autresSeéiaires d’Orient, qui ne fuppofent en effet qu’un lieu qu’ilsnomment Enfer, où les âmes font retenues comme dans uneprifon obfcure, & d’où l’on prie qu’elles paffent au lieu de lu-mière & de repos, qui eft le Paradis ; mais fous ce nom d En-fer, ils reconnoiffent un lieu pareil à celui que l’Eglife Romai-ne appelle Purgatoire, & d’où les âmes peuvent être retirées parles prières des Fidèles. * M. Simon.

Les Juifs enfeignent que lorsqu’on entonne le Vendredi aufoir muficalement une certaine prière, toutes les aines fortent

du