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7 (1740) Lettres P - SEG
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hiérarchie ,ainfi nommez à caufc du pouvoir qu’ils ont fur lesAntres inférieurs. * Saint Dcnys, Cœlejhs Hiérarchie cap. 6.

PUISSANCES. Le titre de HAUTES PUISSANCEScommença à être donnéjaux Etats des Provinces-Unies des Païs-Bas vers l’an 1644. Depuis que leur Souveraineté a été établie parle traité de paix qu’ils ont fait a Mander avecleRoid’Efpagne,les Rois d’Angleterre, de Suède & de Danemarck, ainli que lesEleéteurs & les Princes de l’Empire , les nomment tres-Hautsiÿ très - Puijfans Seigneurs , & leur donnent le titre de HautesPuilfances. Lorsque les Etats Généraux conjointement avecl’Empereur. & le Roi d’Efpagne, ont traité avec quelques Ele-cteurs ou Princes de l’Empire, ils ont pris dans ces traitez letitre de Hautes Puiffances ; mais lorsque le traité a été feule-ment entre l’Empereur & les Etats généraux, ou entre le Roid’Efpagne & les mêmes Etats, ils ont eu feulement le titre d'E-tats Généraux des Provinces-Unies. Quand les Rois de Franceont traité avec eux, ils les ont qualitiez tantôt les Sieurs EtatsGénéraux , & tantôt, comme il fe fait à préfent, les SeigneursEtats Généraux. Lorsque les Miniftres de l’Empereur, du Roide France & du Roi d’Efpagne, préfentent des Mémoires auxEtats Généraux, ils leur donnent le titre de Seigneuries ; maistous les autres Miniftres leur donnent celui de Hautes PuiJJan-ces. * Mémoires curieux.

* PUITS (Joachim du) ou Vander Putten, d’Anvers ,Religieux du Tiers-Ordre de S. François & ConfelTeur desRc-ligieufes de Sainte Gertrude de Mons, a compofé en Flamandles Ouvrages fuivans , Contemplations fur les fept-effufions duSang deNotre Seigneur; Des fept Douleurs de la fainte ViergeMarie ; Préparation pour la fainte Euchariftie ; Le Miroir desVierges. * Valére André, Bibliotbeca Belgica, p. 446 & 447.

PUITS DES EAUX VIVES, puits célébré dansl’Ecriture Sainte, eft entre la ville de S. Jean d’Acre, & cellede Tyr, à une bonne lieue de celle-ci, à l’entrée d’une plai-ne ou prairie plantée d’arbres. On y monte par plufieurs de-grez qui conduifent à une platte- forme , faits de ciment & decailloux. Le puits eft d’une figure oétogone, c’eft à dire, àhuit pans ou faces, 6t peut avoir environ quinze pas de dia-mètre. 11 eft fi plein d’eau, qu’on la peut puifer à la main ;mais parce qu’il n’y a point d’appuis à l’entour, il ne faut pastrop fe hazarder d’en prendre. Les Habitans des environs affu-ient que l’ayant fondé quelquefois, ils n’en ont pu trouver lefond. L’eau fe décharge dans deux conduits, dont l’un qui eftdu côté de la mer, fait tourner quelques moulins à blé; & l’au-tre eft vers la terre , fur un grand aqueduc, bâti de pierres detaille, d’environ 200 pas de longueur, par où les eaux fe vontrendre' à deux autres puits plus petits, d’où elles fe répandentdans la prairie & dans les jardins par plufieurs petits canaux. 11y en a qui ne peuvent fe perfuader que ce puits foit le mêmeque celui qui eft appelle dans l’Ecriture Puteus aquarum viven-tium, à caufe de ces paroles qui fui vent, quee fiuunt impetu deLibano , c’eft à dire, qui coulent avec impétuofité du Mont-Li-ban. Leur raifon eft qu’on ne voit point de ruiffeau qui vien-ne du Mont-Liban fe rendre dans ce puits ; & qu’y ayant quin-ze ou feize lieues de diftance, il n’y pas lieu de s’imaginer queles eaux y coulent du Liban par quelque canal fouterrain , par-ce qu’elles fe tariroient en un fi long efpace de chemin. Maison peut répondre qu’il faut donner quelque créance à une tra-dition qui eft ancienne, & appuyée par l’autorité de plufieursHiftoriens tres-célébres ; qu'à l’égard du canal fouterrain, nousavons des exemples de plufieurs fontaines & rivières, qui fe ca-chent fous terre, & paroiflent après pour continuer leur cour-fe. Ainli le fleuve Timave qui defeend des montagnes du Fri-oul en Italie, s’abîme dans la terre par l’efpace de cent tren-te ltades, qui font environ feize milles. Le fleuve Flrafinofortant du Lac Stymphale en Arcadie, fe dérobe fous terredeux cens ftades , c’eft à dire, vint-cinq milles, & en fortavec impétuofité. Le Tigre en Arménie, le Lyco dans laNatolie, le Niger en Afrique, le Nil en Ethiopie, la Guadia-ne en Efpagne , & le Rhône en France, au bas de l’éclufeproche du Pont-Brezain, coulent de même fous terre pourun tems, & fe montrent de nouveau dans des lieux éloignez.Dans la Terre - Sainte même, Joféphe croit que le Jourdainprend fa fource originaire de la fontaine Phiala dans la Tra-chonitide, province de la Paleftine, que l’on nomme à préfentBocar ; & que cette fontaine lui communique fes eaux par uncanal fecret & caché fous terre, quoiqu’elle en foit éloignéede 120 ftades, ou de quinze milles; comme la preuve en a étéfaite par Philippe le 'Pétrarque , & quelques autres , lefquelsont jetté dans la fontaine de Phiala quantité de paille coupée,qui s’eft rendue dans le Jourdain. Les ruines de bâtimensqui s’y voyent encore, ne confirment pas peu cette opinion ;car la même tradition tient que ce font des relies des édificesque Salomon y avoit fait bâtir pour accompagner un jardinde plaifir qu’il avoit auprès de ce puits, à peu près fembla-ble au jarftin de la Fontaine Scellée. * Doubdan, Voyage.

PUITS D E C III R A S. Des perfonnes fort intelligentes& fincéres ont afl'ûré M. Chardin, pendant qu’il étoit à Chiras,qu’elles tenoient des gens du pais & qu’elles avoient éprouvéelles mêmes, que par une révolution confiante l’eau des puitsen toute cette ville , & aux environs, croit vint ans durant d’unaccroifTement réglé & décroit vint années de même. Chardiny a vu deux puits fi profonds que l’on peut réciter un pateravant que de cefler d’entendre tomber la pierre qu’on y jettefi elle eft groffe, & le Voyageur s’eft afl’ûré du fait par troisexpéril nces. * Chardin, Voyages , tome 3. p. 140. Voyez

CHIRAS. °

* PULCHARELLO (Conftantin ou Confiance) Jé fui-te Italien , natif de Mafia près de Naples, mourut le 13 janvier1 < 5 io, à Naples , âgé de 41 ans. 11 tient rang parmi les Poc-

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tes Latins du XVI & du XVII fiécle. Les Poëfies de ce Père-font comprifes en cinq livres imprimez avec deux livres de l’I-liade qu’il a traduits en vers Latins héroïques, à Naples en t< 5 i 8 ,in e&avo , réimprimez dans le Parnaiïe de la Société à Franc-fort, 1654 1 !,î quarto. Le Sieur Toppi & les Pères Alegambe& Sotwel difent que fes Poëfies font écrites d'un ftile fort net,& M. Borrichius prétend que ce qu’il a compofé fur des fujetsde Religion vaut mieux que ce qu’il a fait de profane. * Bail-let, Jugemens des Savans, &c. tome 4. partie 1. p. 473 &?474-n. 1382. édit. d’Atnfterdam 1725.

* PULCHARELLO, de même furnom & du mêmepaïs que le précédent, étoit Médecin de profeflion. Il a publiéen vers héroïques un Poëme de la maniéré de conferver la Janté .Vander Linden dit que l’Auteur de ce Poëme ayant été fur-pris par la mort, n’eut pas le tems de mettre la dernière mainà fon Ouvrage. * Le même.

PULCHELY, bourg grand & paflablement bien bâti,où il y a un Baillif. 11 eft fur la côte du Comté de Caer-narvan, en Angleterre , à 77 milles Anglois de Londres. *Diüion. Anglois.

P U L C H E R. Cherchez CLAUDIUS PULCHER.

P U L C H E' R I E , Impératrice, que fon mérite a rendudigne des éloges de tous les Hiftoriens de fon tems , étoitfille de l’Empereur Arcadius, & fœur de Théodofe le Jeune.Elle confacra fa virginité à Dieu, perfuada fes fœurs d’en fai-re de même, & à l’âge de 16 ans fut créée Augufte en 414,par Théodofe, avec lequel elle partagea la puifi’ance impéria-le. Elle n’oublia rien pour l’éducation de ce Prince , plus jeu-ne qu’elle , & lui choifit elle-même des Maîtres pour tous fesexercices. Depuis elle lui fit époufer en 421 , Athénaïs , filledu Philofophe Léontius, laquelle au batême prit le nom d’Eu-docie. 'Théodofe fignoit indifféremment toutes les requêtesqu’on lui préfentoit. Pulchérie, pour lui apprendre à y pren-dre garde de plus près, lui en fit ligner une par laquelle elleachetoit Eudocie. L’Empereur au lieu de profiter de ce jeud’efprit, lui en fut mauvais gré ; & quelque - tems après, il lavoulut faire ordonner Diaconeife: ce qui l’obligea de quitter laCour, & de fe retirer dans unemaifon de campagne. Elle en for-tit trois ou quatre ans après, ne pouvant fouffrir que Chryfa-phius, Miniftre de Theodofe , abufant de fa bonté, le portâtà foutenir l’FIéréfiarque Eutyches. L’Empereur ouvrit les yeux;& cette fortie de Pulchérie devint tout à fait avantageufe à l’E-glife. Après la mort de Théodofe en 450, Pulchérie fit élir»Marcien , & l’époufa, à condition de vivre avec elle en conti-nence, fous le nom de mariage. C’eft par fes foins que futalfemblé en 451, le Concile général deChalcédoine, où les Pè-res lui donnèrent des éloges très - magnifiques , de Gardienne d*la Fui, & de Nouvelle Helene. Cette fage Princeffe mourut âgéede 56 ans, en 454. Le Ménologe des Grecs & le MartyrologeRomain, en font mention le onzième feptembre. * Voyez S.Léon, in Epijl. Les Actes du Concile de Chalcédoine. Théodo-xet, Nicéphore & Baronius, in Annal. EccleJ.

PULCI (Louïs Le) Poëte Italien, natif de Florence", &mort vers l’an 14 8 ( 5 , a laiflfé un Poëme intitulé Morgante Mag.giore ; & il paroît par cet Ouvrage qu’il s’étoit laiflfé gâter auxlivres de Chevalerie, & aux Romans de fon tems. Outre celail ne garde pas la bienféance, & il y confond le férieux avecle plaifant. * René Rapin, Rèjlex.J'ur la Poétique du tems , par-tie 2. Réflex. 39. ($ Réfie}c. 116. M. de la Monnoye, fur Bail -le t, tome 4. partie 1. p. 90. n. 1241. édit. d’Amfterdam 172J. *Voyez auffi le Supplément de Paris 1736.

P U L CIA N O (Monte-) Voyez M O N T E-P O L CI A-N O.

* P UL 1 CI, Terra delli Pulici, Selinus , étoit ancienne-ment une petite ville de la Sicile. Ce n’c-ft maintenant qu’unvillage fitué dans la Vallée de Mazara à l’emboûchure du Béii-ce du côté du Couchant. Il y avoit autrefois à l’autre côtéde cette rivière, la ville de Pintia ou Inicum qui eft maintenantruïnée. * Maty , Di£t. Géogr.

* PULLENIUS (Pelgrom ou Pèlerin) de Gueldre, Théo-logien, Pafteur des Beguines de Ruremonde, eft Auteur des Ou-vrages fuivans , In Cantica Canticorum ; in Apocalypfin ; De Pau-pertate Apojlolica ; de Nuptiis Spiritualibus ; de Via compendiofa adJalutem ; Dialogifmus , five Collatio habita cum Reclufa Gandenfi.Il mourut en odeur de fainteté, à Boisleduc , le 20 juillet1608. * Valeré André, Bibliotb. Belgica, p. 718.

P U L I M A L O N * Voyez II E' R I.

P U LL U S (Robert) Cardinal, Anglois , pafta en Franceau commencement du XII fiécle, & y fleurit dans les Ecolesde Paris: il repafla enfuite en Angleterre vers l’an 1130, & yrétablit en 1133. l’Académie d’Oxford. Il fut pourvu del’Ar-chidiaconé de Rochefter; mais l’amour qu’il avoit pour Paris leporta à y revenir. Son Evêque fit faifir les revenus de fon Ar-chidiaconé. Pullus fut obligé de plaider à Rome, où le PapeInnocent II l’appella. 11 fut créé Cardinal & Chancelier del’Eglife de Rome par Céleftin II, l’an 1144, & mourut versl’an 1150. Son Ouvrage des Sentences a été donné au publicen iôSS, par le Père Mathoud, qui fut aidé dans ce travail parle Père Hilarion le Févre. Il laifla divers Ouvrages dont lesplus confidérables font, Sententiarum de Trinitate libri oüo ;In Apocalypfin S. Joannis; In aliquot PJalmos ; De Contemptu Mun-di. (fie. * Jean Rolfi , de Acad. Leland & Pitfeus , de Illujl.Script. Angl. Polie vin, in Appar. Sacro. M. Du Pin, Bibliotb.des Aut. Eccl. du XII fiécle.

PULMANNUS (Théodore) de Craneburg , exerça lemétier de Foulon à Anvers, comme il nous l’apprend lui-mê-me dans fa préface fur Aufone. Enfuite il s’adonna à l’étude,& devint habile Philologue. 11 nous a donné des Notes furVirgile , Horace , .Jjucain , Térence , Suétone , Juvénal ,D Jd 2 F ‘ r J'>