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fon oncle, & à la charge de Grand Pénitencier. Après avoirrempli les devoirs d’un bon.prélat, il mourut à Bagnarea enTofcanc l ; an 1544, âgé de 60 ans. On publia l’an 1541, à Bo-logne, 14 de fes Homélies fur les Paroles de la consécration.♦ Guichardin , /. 8. 14. 6? 16. Paul Jove, in Leone X, & inMJ}. Onuphre. Ughell. Aubery, &c.
1' U C C 1 (François) en Latin Puccius, de la même familleque les trois cardinaux, dont nous venons de parler , vivoit furla fin du XVI fiécle. Il quitta l’églife Catholique pour embraf-fer le doétrine de Calvin, & étoit à Lyon , lorsqu’il fit cette dé-marche. Il s’eu alla en Angleterre, où il étudia en Théologieà Oxford , puis à Londres : après quoi il alla en Suiffe, où ileut une difpute avec Socin fur l’état du premier homme. Celaporte à croire qu’il paffoit pour Orthodoxe dans l’efprit des Pro-tellans; mais on fe tromperait fort, fi l’on en jugeoit ainfi. Ilavoit des opinions pour lelquelles Mellieurs de Bâle le chaf-férent, Il s’en retourna à Londres, où on le mit en prifon, àcaufe des dogmes qu’il débitoit. Dès qu’il fut en liberté, il feretira en Flandre, & de là il fit un voyage en Pologne, où ilprovoqua Socin à une difpute verbale. Ils difputérent plufieursfois en préfence des Miniltres de Cracovie, & ne purent s’ac-corder. Pucci rompant avec les Seétaires de ce païs-là, fe ren-dit à Prague, où il rentra dans la communion de l’Eglifé Ca-tholique en 1595 ; puis étant retourné dans fes premier fenti-mens, il fut arrêté par ordre de l’Evêque de Saltzbourg & en-voyé à Rome, où il fut brûlé fur la fin du feiziéme fiécle.11 n’avoit aucune fcience, & il donnoit dans le Fanatifme. Maisle principal dogme dont il s’entêta fut, que tous les hommesauraient part au falut, en vertu du fang de Jefus-Chrift; dogmequ’il établit dans fon livre, qui a pour titre, De Cbrijli Servet-toris eifkacitate in omnibus & Jingulis hominibus quatenus bomines/«fit, Affertio Catbolica. ♦ Socin , Epift. 3. àibliotb. FratrwnFolonor. tome 1. p. 380. Hoornbeek, Appar. ad Controver.Socinian. p. 33. Micrælius, Syntagm. Hiftor. Eccl. p. m. 860.Baillet, Jugemens des Savans, &c. tome 6. partie 1. p. 192. n.33: Sep. 301. n. 69■ édit. d’Amfterdam 1725. Bayle, DiQion.Critique.
PUCELLED’ORLEANS, Cherchez ARC (Jean-ne d’)
P U CII (Aufias del) Cardinal, naquit à Xativa au Royau-me de Valence, dans une famille très - noble & très - ancienne.Après avoir pris le Bonnet de Docteur, il devint Chantre del’Eglife de Barcelone, puis Confeiller de Jean II, Roi d’Ara-gon. Ce Prince lui procura enfuite l’Archevêché de Montréalen Sicile , & le chargea conjointement avec la Reine, de l’ad-minillration des affaires de Catalogne, qui étoit en troubles.Il accompagna ce Monarque à la conférence qu’il eut à Sau-veterre en Béarn l’an 1442, avec le Roi Louïs XI, & contri-bua beaucoup à la Ligue qui s’y' forma entre ces deux Sou-verains. L’an 1472, il fut Ambaffadeur à Rome, pour rendreau nom du Roi fon Maître l’obédience au Pape Sixte IV, quile créa Cardinal l’année fuivante, & le fit Vice-Camerlinguede la fainte Eglife. Il eut enfuite charge de traiter avec les Am-baffadeurs des Princes d’Italie , au fujet d’une Ligue contre leTurc, pour laquelle il paffa même en Allemagne, afin d’y ani-mer l’Empereur. Ce Cardinal fut nommé par le Pape à l’Ar-chevêché de Saragoffe ; mais le Roi d’Aragon, qui avoit de-mandé cet Archevêché pour Alfonfe, fils naturel de fon filsFerdinand II, Roi de Caftille , fe voyant refufé par le Pape,qui s’exeufoit fur le bas âge de ce bâtard, qui n’avoit que fixans, s’en prit au Cardinal, & le menaça de lui faire faifir fesrevenus, & ceux de Louis del Puch fon oncle, Grand-Maîtrede l'Ordre Militaire de fainte Marie de Montéfa, en cas qu’ilprétendît fe fervir de la nomination du fouverain Pontife. LePrélat renonça donc au droit qu’il avoit fur l’Archevêché deSaragoffe, & refta à Rome, où il s’occupa à augmenter & àembellir l’eglife de fainte Sabine , qui étoit fon titre; il y fon-da même des Bénéfices. C’eft là qu’il fut inhumé, étant mortle feptieme feptembre 1483, âgé de 60 ans. * Aubery, Ilift.des Cardinaux.
* PUCHESANUS (Charifius) nom feint fous lequels’efl caché l'Auteur de I’Anti - Maréfius qui a pour titre Chari-Jii Pucbefani Diatribe Anti- Marejiana Juper Quceflione an Reforma-ti per injlrumentum Pacis declarati Jint Socii AuguftaniB Confefjio-nis, imprimé en 1677. * Baillet, Jugemens des Savans, Sec.tome 6. partie 1. p. 285- n. 64. édit. d’Amflerdam 1725.
PU D E N S, Sénateur Romain, qui fut converti à la Reli-gion Chrétienne par Saint-Paul & par Saint-Pierre , qu’il retiradans fa maifon, & à qui il rendit plufieurs bons offices. Onprétend qu’il étoit père de fainte Pudentiane & de faintePraxé-de, & qu’il fut martyrifé à Rome le dix-neuvième de mai. *IL Timothée, cb. 4. v. 21.
PU DENS, brave Chevalier Romain, extrêmement fier &courageux, qui au fiége de Jérufalem tua Jonathas, Juif de pe-tite taille & de mauvaife mine , qui infultoit les Romains.Voyez JONATHAS. * Joféphe, Guerre des Juifs, l. 6.cb. 17.
* P U D E N S (Lucius Valérius) jeune Poète Romain, rem-porta à l’âge de treize ans le prix de laPoëfie, aux Jeux publics,au Lujlre ou à la l.u/lration de la ville , qui fe donnoient tous lescinq ans, & fut honoré d’une flatue dans la ville d’Hifconie,lieu de fa naiffance. Pour ce qui regarde le tems où ce jeunePoète a vécu , confultez Baillet, Jugeinens des Savans , &c.tome 5. partie 1. n. 9. bis, p. 25. édit. d’Amflerdam 1725.
PUDICITE’, Divinité qui étoit adorée par les anciensPayens, fous la figure d’une femme voilée & très - modefte.La Pudicité eut deux temples à Rome; l’un dans la place auxbœufs, in Foro Boario ; Sc l’autre dans la ruè longue, in VicoLongo. Le premier, qui étoit fort ancien, étoit confacréàla
PUD. PUE-
Pudicité Patricienne, c’eft-à-dire , à ia Pudicité des noblesDames Romaines ; Se le dernier, qui avoit été bâti par Virgi-nie , a été dédié à la PudicitéPlebeïenne ou populaire, conîmequi dirait parmi nous à la Pudicité des fimples Bourgeoifes.Ce qui avoit donné lieu à cette diftinélion de deux Pudicitez)& à ces noms différons qui furent impofez à cette Déeffe, futune difpute que les Dames Patriciennes de Rome avoient*eueavec Virginie. Cette dernière qui étoit de famille patricienne,& fille d’Aulus Virginius, avoit epoufé un homme du peuplénommé L. Volumnius, très - confidérable par fon mérite. Unjour qu’elle étoit entrée dans le temple de la Pudicité, qui étoitalors unique dans Rome, les Matrones Romaines entêtées deleur nobleffe & de celle de leurs maris, voulurent en faire for-tir Virginie, & prétendirent qu’elle ne devoit plus en avoirl’entrée libre, après avoir dérogé à fa condition par fa mefal-liance. Virginie, qui étoit de race patricienne, auflî bien queles autres, répondit qu’elle n’avoit rien à fe reprocher fur lemari qu’elle avoit choifi, qu’il avoit déjà été deux fois Conful,& qu’il s’étoit acquis par fes aétions & par fes emplois, autantde gloire que les leurs pouvoient en avoir par la naiffance; maisque pour n’avoir plus aucun démêlé avec elles, elle s'éloigne-rait à l’avenir de leur compagnie, avec autant de foin qu’el-les avoient affeété de feféparer de la fienne. En effet, au for-tir de là, Virginie fit le projet d’un temple qu’elle fit bâtirauflî-tôt à côté de fa maifon , & le confacra à la Pudicité,fous le nom de Plebeïenne : après quoi elle afTembla plufieurs fem-mes des plus confidérables du peuple ; & leur ayant répréfentél’affront que les Patriciennes lui avoient fait , elle les pria devouloir fréquenter le temple qu’elle venoit d’élever , les exhor-tant à fe diflinguer autant par leur vertu d’avec les Patricien-nes, que les Patriciennes prétendoient fe diflinguer d’avec ellespar leur nobleffe. Cela arriva l’an ' de Rome 459 & 295 ansavant Jefus - Chrift, & c’eft fur le fujet de ces deux temples dela Pudicité que Properce, l. 2. Eleg. 7, v. 25. dit
Templa Pudicitia quid opus Jlruxiffe puellis ,
Si cuivis nupta quidlibet ejfe licet.
* Tite-Live, l. 10. Feflus.
P U D IN G E N. Voyez B U D I N G E N-
P U D N O C K. Voyez B U D N O K.
* PUE'BLA (La) ou félon Colménar , Délices d’Efpagne,p. 98, Puéblo - Barbançon, dans la Bifcaye propre, vers les con-fins de la Caftille Vieille, efl un bourg fermé, dont les environsfont affez cultivez.
♦PUE'BLA DEALFINDEN, jolie ville d’Efpagnedans le Royaume d’Aragon, fituée à quelques cens pas de l’E-bre, dans une campagne très fertile & bien cultivée, avec unchâteau bâti fur une hauteur. ♦ Colménar , Délices d'EfpagneP‘ < 553 -
* PUE'BLA DELOS ANGE'LE'S. On a déjà don-né un article de ce lieu-là fous le mot ANGELES. Onajoûcera ici quelques particularitez qui ne s’y trouvent pas , &les différences que l’on voit dans les différons articles que lesGéographes en ont donné. Cette ville efl fituée dans une agréa-ble vallée, & contient pour le moins dix mille Habitans. Unedes chofes qui contribuent à l’enrichir, c’eft la Monnoye oùl’on fabrique la moitié de l’argent qui vient des mines de Saca-técas. Il y a des Auteurs qui prétendent qu’elle fut bâtie parl’Ordre de Dom Antoine de Mendoça ; mais dans l’article d’An-geles il efl dit qu’il la rétablit, & qu’il lui donna le nom qu’el-le porte maintenant. Le nom que les Indiens lui avoient don-né, étoit félon les uns Cuetlaxcoapan, félon d'autres Cuettaxcopas& Cuetlax-compan. * Voyez A N G E'L E'S.
* PUE'BLA DE TRIBES, village d’Efpagne dans leRoyaume de Gallice, àl’eft d’Orenze, dont il efl éloigné d’en-viron onze lieues.
* PUE'BLA DE S. JULIAN, village d’Efpagne dansle Royaume de Gallice, fur la Neyra, efl au midi ,de Lugo,dont il efl éloigné de trais à quatre lieues.
P U E B L A DE SANABRIA, bon bourg d’Efpagne,dans le Royaume de Léon, à huit lieues d’Aftorga vers leCouchant. * Maty, DiStion. Géogr.
P U E I. L E. Voyez PEULE.
PUENTE DEL ARÇOBISPO, bourg avec unpont fur le Tage. Il efl dans la Nouvelle Caftille en Efpagne,à feize lieues au deflous de Tolède. Un Archevêque de cetteville le fit bâtir l’an 1395, & c’eft de là qu’il apris fon nom."*Maty, DiStion. Géogr.
PUENT E DE LA REYNA, bon bourg du Royaumede Navarre en .Efpagne. 11 efl fur la rivière d’Agra à quatrelieues de Pampelune vers le midi. * Maty, Dict. Géogr.
* PUENT E DE NEYRA', village d’Efpagne dans laGallice, au fud de Lugo , dont il efl éloigné d’environ troislieues. Quelques uns prennent ce lieu pour l’ancienne petiteville des Callaïques, nommée Pons Nevius ou Nebius , que d’au-tres mettent à Puente de Néboa, village du même païs, fituéfur la rivière de Néboa. * Maty, Di§. Géogr.
* PUENTE DE SORO, village de l’Eftrémadure dePortugal. Il efl fur la rivière de Soro, à dix lieues de Porta-légre vers le Couchant. On croit qu’il efl la petite ville, nom-mé anciennement Matufarum. * Maty, Di£t. Géogr.
♦PUENT ES E’GOVIA N A, admirable Aqueduc queles Romains conflruifirent autrefois fous l’empire de Trajinpour conduire de bonne eau dans la ville de Ségovie dans laVieille Caftille C’eft un édifice d’un travail merveilleux, quiprend d’une montagne à l’autre, de la longueur de trois millepas, formé de 177 arcades d’une hauteur prodigieufe, & com-pofé de deux rangs dont l’un efl élevé fur l’autre. Ce qu n y