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a de plus fingulier, c’eft que tout cet édifice qui femble plu-tôt avoir été bâti par des Géans que par des hommes de taillecommune , eft tout conrtruit de grottes pierres de taille , fansqu’il y ait ni mortier ni ciment qui les tienne liées, & laftru-éture en eft fi folide qu’elle s’eft confervée entière jufqu’à pré-l'ent, tandis que les petites réparations qu’on y a faites de teinsen tèms, durent à peine dix ou vint ans. * Coiménar , Delicesd’Efpagne, p. 207.
* P U E N T E de S U A Ç O, pont qui joint l’ifle de Ca-dix à la terre ferme. * Voyez Coiménar, Délices d'EJpagne,i>. 462.
' p U E N T E V E'D R A. Voyez PONTE VE'D R A.,
P U E R T O D E C A V A L L O S, ou Portus Equorum ,port de l’Amérique feptentrionale, dans la province de Hondu-ras dans la Nouvelle Efpagne. Puerto Hêrmoso eft dans lapartie méridionale de l’Ille de Saint - Domingue. Puerto deFrancisco Brac , en la partie occidentale de Californie. Ony trouve fur la côte méridionale Puerto de la Magdale'na.Celui de la Paix, Puerto de la Paz, efl: fitué en la partiefeptentrionale de l’ifle de S. Domingue ou Hifpaniola. Puer-to de S. Antonio eft en la province de Xalifca dans la Nou-velle Efpagne. Puerto de S. Juan efl dans la province de Ni-caragua, à l’emboûchure du fleuve Defaguadéro. Puerto Re'alefl dans la province de Tabafco, tous dans l’Amérique fepten-trionale.
PUERTO DE SAN PE'DIIO, port de l’Amériqueméridionale, fur la Mer de Paraguay, vers l’emboûchure deRio Grande, & au Levant de Rio de la Plata.
P U E R T O DE S A N T A-M ARIA (El) Voyez PORTîle S A I N T E-M ARI E.
♦PUERTO R E'A L, petite ville d’Efpagne dans l’An-daloufie, fur la côte delà Baye de Cadix, à l’elt-nord- efl dela ville de Cadix , dont elle efl éloignée d’environ fix lieues.
PUERTO-RICO, ou S. J U A N DEI'UERTO-RICO. Voyez PO RT O-RICO.
PUERTO S A N T O. Voyez PORTO SANTO.
PUERTO S E'G U R O. Voyez PORTO SE'GU-RO.
PUERTO VIEIO. Voyez P O R T O VI E I O.
PUFENDORF F (Efaie) natif de Flœh, village de Mi-fnie, à une lieue de Chemnitz où fon père avoit été Miniftre,prit le dégré de Maître-ès-Arts à Leipiic & y foutint de favan-tes Théfes touchant les Druides. Après plufieurs changemensdans fa fortune, il fut fait Gouverneur d’un jeune Comte deKœnigsmarck. Quelque tems après, le Chancelier Oxenfliernle recommanda h bien à la Cour de Suède qu’il y fut employé& rendit des fervices confidérables à cette Couronne en diffé-rentes Légations. On remarque que même dans fes voyagesil portoit avec lui les Colloques d’Erafme afin de fe divertirpar cette iefture. Il fut enfuite Chancelier du Duché de Brè-me, & n’auroit jamais, fans doute, quitté un porte ü diflingué,fi la haine de fes envieux ne l’y eût déterminé. Il alla donc àCoppenhague, & en 1686 à Ratisbonne en qualité d’Ambaffa-deur du Roi de Danemarck. 11 y mourut le cinquième feptem-bre 1685. Pierre-Louis a ramaffé les Ouvrages qu’il avoitcompofez dans fa jeuneffe, & il les publia en 1700, tu octavo. *Diâionntire Allemand.
PU F END O RFF (Samuel, Baron de) un des plus grandsMoraliftes & Hiftoriens de nôtre tems, étoit frère du précé-dent , n’ayant prefque point de bien de fon patrimoine, fe vitobligé de s’entretenir en inftruifant de jeunes gens. 11 étudiad’abord à Grim , d'où il alla à Leipfic, & paffa enfuite à lénadans le tems qu’Erhard Weigel, Profeffeur en Mathématiques,étoit ocupé à écrire un Ouvrage intitulé Etbica Euclidea. Pu-fendorff fit connoiffance avec le Profeffeur Weigel, & acquit fibien fon eftime qu’il lui fit préfent du Manufcrit de fon Etbi-ca Euclidea , & lui donna en même tems la permilfion d’en fai-re tel ufage qu’il trouveroit à propos. Pufendorff étant en-fuite, en 1658, allé à Leyde en qualité de Gouverneur desjeunes Meflïeurs Coyets, il y continua fes études & com-mença à s’y faire connoître en publiant les Opufcules de Meur-fius & un Ouvrage de fa façon, intitulé, Elementa Jurifpruden-tiæ Univerfalis. 11 inféra dans cet Ouvrage plufieurs morceauxtirez de l’Ouvrage de Weigel, ce qui fit dire enfuite à Sarema-fius que ces morceaux fentoient le Mathématicien. 11 dédia fonOuvrage en 1660 , à Charles-Louis, Ele&eur Palatin, qui l’ho-nora d’une lettre de remercîment de fa main, dans laquelle ill’affuroit de fa proteéllon & de fa bienveillance. En 166 1, ilfut appellé à Heidelberg où on lui donna la charge & le titrede Profeffeur du Droit de la Nature & des Gens , titre que Pu-fendorff porta le prémier dans toute l’Allemagne. 11 demeuraquelques années dans ce porte & eut l’honneur d’inftruire lePrince Eleéloral. Ce fut à Heidelberg que Pufendorff écrivitpar ordre de l'EIefteur fon Ouvrage de Statu Reip. Gsrmanicæ.
Il en envoya le Manufcrit à Efaïe Pufendorff, fon frère, pourlors Ambaffadcur de Suède à Paris, qui le fit imprimer fous lenom feint de Sévérin de Monzambano. A peine cet Ouvrage pa-rut-il, qu’il eau fa bien du bruit: on l'attaqua de toutes parts, &on accufa Pufendorff d’en être l’Auteur. Quoiqu’il défendit cetOuvrage avec force, il ne trouva pas à propos d’avouer qu’ilen étoit l’Auteur. Ce n’cft que depuis fa mort qu’on a pu feconvaincre de la vérité de ce fait. En 1670, il fut appellé àla charge de Profeffeur dans la nouvelle Académie de Liindendans la Scanie, fous des conditions très avantageufes.. 11 ypublia en 1672 fon excellent Ouvrage de Jure Natum £? Gen-tium, dont il donna enfuite un abbrégé dans fon Traité de Of-ficia Hominis Civis. Comme Pufendorff s’éloigne dans cesOuvrages plus que Grotius des principes fcholaftiques & qu’il yicfute fur tout le fentinient de ceux qui difent, qu’il y a des
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chofes honnêtes ou defhonnctes par elles mêmes, &qui fou-tiennent la régie éternelle indépendante de l’inflitution divinequ’il convenoit à la fainteté de Dieu de fuivre, tout le inondes'arma contre lui & il eut plus d’un chagrin à effuyer. Son pré-mier adverlaire fut Jofué Schwartz, Profeffeur en Théologie àLunden, qui fans fe nommer fit imprimer en 1673, index Na»vitatum quarundam quas Dominus Samuel Pufendorff libro juode Jure Naturæ & Gentium , contra Ortbodoxa fundamenta Lun%dini edidit. Pufendorff y efl accufé de Paganifme, de Zwinglia-nifrne, de Socinianifine, de Papifme , de Pélagianifme , deHobbéfianifme, de Cartéfianifme, &c. Il fe défendit en 1674,par un écrit intitulé , Apologia pro fe Juo libro adverjus Autbo-
rem libelli famoji , cui titulus , Index Novitacum, &c. Il y faitvoir que l’Ouvrage de Schwartz a été imprimé par les foins deBeckmann, Profeffeur en Droit contre Jes ordres du Roi , <Sccomment on a tâché de le noircir à la Cour. Là-deffus 17 »-dex en queftion fut brûlé comme un libelle, & Beckmann dépoféde fa charge & rélégué. Beckmann tâcha de fe venger tant pardes Ecrits qu’en lubornant contre Pufendorff, des affaffins quicependant manquèrent leur coup. Dans ces entrefaites, le Do-tteur Schertzer, Profeffeur en Théologie à Leipfic, avoit tanttravaillé qu’on vit enfin paroître de la part de l’Flleéteur deSaxeun Refcript adrelfé aux Profeffeurs de Leipfic, où ils étoient ex-hortez à détourner de toutes leurs forces les Etudians des in-novations contenues dans l’Ouvrage de Pufendorff. En 1674,Pufendorff' répondit par une Lettre Latine. Celui de tous lesadverfaires de Pufendorff, qui s’opiniâtra le plus, fut le Do-cteur Valentin Alberti, qui attaqua d’abord Pufendorff dansune préface ad Collegium Mjf. Grotianum, Si. dans fon Compen-dium Juris Natum Orthodoxie Tbeologice confqrmatum. Pufendorfffe défendit par fon Specimen Controverftarum Samueli Pufendorffiocirca Jus Naturale nuper motanun. Alberti répliqua dans fonSpecimen Vindiciarum adverjus Specimen Controverfiarum SajnueiisPufendorffii. Pufendorff lui oppofa fon Eris Scandica , qui futfuivie de YEros Lipjicus d’Alberti. Pufendorff y répondit parun Ecrit intitulé Commentatio fuper invenujio Vetieris Lipficœ pul-lo , Valentini Alberti calumniis fj ineptiis oppojta. La grande Con-troverfe entre ces deux Savans étoit, fi le Droit naturel doit êtredérivé de l'état de la nature corrompue, ou de l’état d’innocence.Pufendorff étoit pour le prémier, & Valentin Alberti pour ledernier de ces fentimens. Ils cefférent enfin d’écrire l'un con-tre l’autre par la médiation de quelques amis. La guerre s’é-tant allumée dans la Scanie, Pufendorff paffa à Stockholm, oùil obtint le titre de Sécretaire & d’Hiftoriographe du Roi. Ily écrivit fes deux grands Ouvrages , De Rebus Suédois fub Gu -Jlavo Adolpbo ufque ad abdicationem Cbrijlinæ ; & De Rebus a Ca-rolo Gujiavo gejïis , & s’aquit par là une fi grande réputation ,que Frédéric Guillaume , Electeur de Brandebourg, l’appella àBerlin, & lui donna la commiflïon d’écrire fa Vie. Pufendorfffinit heureufement l’fliffoire de ce Héros fous le régne deFrédéric III, fon fils , fous ce titre , De Rebus gejlis FredericiWilbelmi Magni, Eletdoris Brandeburgici Commentariorum libreJ'eptem. On lui avoit donné à la Cour de Brandebourg le tîtr®de Confeiller Privé de l’Elefteur. Enfin , quoiqu’il eût con-ftamment refufé d’écrire l’Hifloire de l’Empereur Léopold, caMonarque l'éleva cependant au rang de Baron de l’Empire»Comme fes ennemis travailloient à le rendre fufpect par rap-port à la Religion , il écrivit fon Jus Féciale Divinum , qui futpublié depuis fa mort. Il mourut le 27 octobre 1694, d’unmal qu’il avoit au pié , âgé de 63 ans. On doit encore met-tre au nombre de fes Ecrits fon Iniroduttion à l'Hijioire , & foulivre De Habitu Religionis Cbrijiiance ad Rempublicam, où il prou-ve que l’Eglife ne forme pas un Etat, l.a plupart de fesE-crits ont été traduits en différentes Langues. M. Barbeyrac atraduit & accompagné de favantes Notes le Traité de l'hommeÔ’ du Citoyen ,• 6: le Traité du Droit de la Nature (f> des Gens.Ce dernier Ouvrage a été imprimé à Bâle, en 1732 , fort pro-prement, & l’on en annonça la même année une nouvelle éditiond’Amfterdam avec de grandes augmentations. * Thomafius , irt.Progr. Injlit. JuriJprud. divinat pritfixo. Buddæus, in Hijl. Ju-ris Naturalis. Ludovici, in delin. Hijlor. Juris divin. Diction.Allemand. Outre les Ouvrages dont on a déjà fait mention, M.Pufendorff efl encore Auteur des fui vans , Etementorum Jurifpru-dentiœ Univerfalis libri duo ; de Spbcera Moi ali Epijiola ad Amkosfuos per Germaniam, fuptr Libedo famofo quem Nicolaus Beckmai ;■nus , quondam Profejjor in Academia Carolina , nunc vero cum in-famia inde relegatus, mentito uomine Veridici Conjlantis fitperiori an-no dijfemimvit ; Pétri Dunai (nom fous lequel M. Pufendorffs’ert caché) in Academia Carolina Pedelli fecundarii Epijiola adVirum famofijjhnum , Nicolaum Beckmannutn , totius Gennanice con-vitiatorem (y calumniatorem longe impudentiffimum jïiper noviffimisipfms Jcriptis i Joannis Rolletti (nom fuppofé) DiJ'cuffio culum-niarum quas abfurdiffimas de Illujtri Vira Samuele Pufendorffio re-legatus e Suecia nequam Nicolaus Bechnannus per cauj'am defenden-dee Juce famie non ita pridem in vulgus fparjlt ; Jofuce Scbuiartzii(nom fuppofé) Dijfertatio Epiflolica ad eximium uiium JuvenemSeverinum IVildfcbutJium , privignum fuum, dans le flile du livreintitulé Epijlolïe objeurorum Virorum ; JurisconJulti Nicolaï Beck-manni ad V. C. Severinum JVüdfcbutz , Malmogietifem Scanum E-pijlola , in qua ipfi cordicitus gratulatur de devitto ü? triumpbatoPufendorffio ; (Cette pièce efl de M. Pufendorff) Epijiola ad plu-rimum Revererulum atque celeb. Virum Dn. Jobannem Scberzerum,Tbeologum apud Lipfienfes primarium , fuper Cenfura quaplam in li-bruni fuum inique lata ; Jobannis Rolletti (nom fuppofé) Scbaren-Jcbmidus vapuluns ; Dijjertationes Academicce feleÜie ; DcfcriptionHijlorique Politique de la Monarchie fpirituelle du Pape, en Al-lemand ; Georgii Cajiriotce , Scanderbegi vu.go dicii , PFtjioria com-pendia tradita ; Epijiola: duce fuper Cenfura in Epbemeridibus Eru-diterum Pari/ienfibus - es 1 Bibliotlcca univerfali de quitusdam fuarumD d d icrip».