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7 (1740) Lettres P - SEG
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3$<$ PSA PSE.

jprélat , il fit entrer dans la ville Jean Poincignoii, à qui il per-mît de répandre les dogmes & les livres des Réformez. Pfau-me fut embajrafi'é à juftifier fa défeétion auprès de l’Empereur.L’Archevêque de Trêves * Jean Diffenbourg entreprit’ fon Apd-logie, & il eut le bonheur de réüffir & de perfuader à fa Ma-jelié , que la proteélion de la France que l’Evêque de Verdunavoit l'ollicitée, n’intérelfoit en rien les droits de l’Empire. Pfau-me fachant que l’Empereur s’étoit radouci, alla lui même letrouver à Prague en 1562, fe juftifia & revint vi&orieux de fesennemis, qui l’avoient dénoncé à Ferdinand II.

Le Concile de Trente ayant repris vigueur par le retour desEvêques, Pfaume s’y rendit avec le Cardinal de Lorraine le 13de novembre 1562. Pfaume y fut dès fon entrée honoré delàcharge de Sécretaire du Concile & il en rédigea par écrit, nonfeulement les Aftes publics, mais encore les délibérations fe-crettes des Congrégations. Après la clôture du Concile, il fehâta de fe réünir à fon troupeau pour l’inftruire & le garantircontre les Réformez de Metz. Il tint des Synodes , il publiale prémief les Décrets du Concile de Trente & les fit le pré-luder imprimer. Il chaffa les Calviniltes qui s’étoient introduitsdans qtielqnes villages de fon Diocéfe, fit refleurir la fcience,ramena les Belles Lettres, érigea des Collèges, réforma fon Cler-gé, & compofa des livres. Quoique fans ceflfe aux mains avecles ennemis de fa Religion, il fut les vaincre par fa douceur,ou les réduire par fa prudence. Sa vie fut, ainii diveriîfiée parles événemens. Mais fa piété, fon zélé, fon courage, furenttoûjours les mêmes. Il mourut le dixiéme d’Août 1575, & futenterré dans fon Eglife Cathédrale. Nous avons de lui plu-fieurs Synodes dont une partie eft imprimée & l’autre manu-fcrite. 11 fit imprimer en 1574, le Portrait de-l’Eglife. En 1725»le Père Hugo, Abbé d’Eftival & Evêque de Ptolémaïde, donnaau Public le Diarium Medulla votorum Patrum Concilii Tri-dentini, Elucidationes nonnullorum locorum Concilii Tridentini , àSanÜœ Rodante Ecclefue Cardinalibus Concilii Interpretibus , Colle-Bore Nicolao Pfalmœo. Il y a un recueil de Lettres de cet E-vêque au Cardinal de Lorraine avec les Réponfes du Cardinal:il ne paroit pas encore, mais il mérite de voir le jour. CeManufcrit eft entre les mains de l’Abbé éditeur du Diarium. *Mamerotus in prœfatione Sermonum juper Jonam. Sachinus , l. 7.ti. 85. Hugo Abbas Stivagii in præfatione , tome I. Sacra Anti-quit. Monum, édita Stivagii. Cet article a été fourni. V>yez auflîle Supplément de Paris 173<5.

PSKAUME (Nicolas) Voyez PSAUME.PSEAUMES,-en Hébreu Tebillim , & en Grec 'ŸdXpat ,font en général des Hymnes ou des louanges ; mais on donneparticuliérement ce nom à un livre de l’Ancien Teftament.quel’on appelle le livre des Pfeaumes, qui contient rsoPfeaumes, &qui porte le nom de David, quoiqu’il foit certain, comme le re-marque faint Jérôme , qu’ils ne font pas tous de David, & qu’ily en a qui font d’autres Auteurs, dont les noms font marquezdans le titre de chaque Pfeaume. Comme le plus grand nombreporte en titre le nom de David, & qu’il y en a même qui luiconviennent, quoiqu’ils n’ayent point de titre, on a donnéau recueil entier le nom de David. Le 89, félon la Vulgate& le 90 félon l’Hébreu, eft attribué à Moïfe; plufleurs portentle nom d’Afaph; d’autres ceux de Coré ou d’Iditbun ou Jédu-thun, d’Einan ou Héman & d’Ethan. II y en a qui ont été vi-fiblemënt compofez depuis la captivité, comme le 64 & le 136,félon la Vulgate, & le 65 & 137 félon l’Hébreu. Cette cou-tume de célébrer les louanges de Dieu, & de lui rendre grâcesde fes infignes bienfaits par des Cantiques, & dont le chant étoitfouvent accompagné d’inftrumens de mufique, a fubfifté depuisle commencement de l’établiffement de la République des Hé-breux jufqu’après la captivité des Juifs à Babylone. Moïfe enfut le premier auteur. Cet ufage fubfifta parmi les Juifs, &detems en tems des perfonnes infpirées de Dieu firent des Canti-ques à fa louange, à l’occafion de quelques bienfaits infignes& remarquables; mais David, que l’Ecriture appelle rm excel-lentPfalmifte, IL Samuel ou IL Rois, cb. 23. v. 1. recueillit lesanciens, en fit plufieurs nouveaux, & prit un foin particulierde les faire chanter. Son fils Salomon fit auflî un grand nom-bre de Pfeaumes, & n’eut pas moins d’application que fon pè-re à fes faire chanter par les Lévites. Les troubles qui furvin-rent enfuite ayant pu apporter quelque négligence & quelquealtération dans une fi fainte pratique, Ezéchias en fut le reflau-rateur. Les Juifs étant tranfportez à Babylone, ne fongérentplus à chanter les airs de joye qu’ils chantoient autrefois dansJérufalem, & s’appliquèrent uniquement à décrire & à déplorerleur mifére, par des Pfeaumes lugubres. Enfin, étant ae re-tour, ils recommencèrent à chanter leurs anciens Pfeaumes delouanges, & en firent de nouveaux , en aètion de grâces. Cefut alors qu’Efdras ayant pris le foin de revoir les livres facrez,fit le recueil de cent cinquante Pfeaumes, qui compofent au-jourd’hui le livre des Pfeaumes, foit qu’il n’en trouvât pas da-vantage , foit qu’il fît un choix particulier de ceux-ci. II n’afuivi dans ce recueil aucun ordre, ni des auteurs, ni des tems,ni des matières, & il femble avoir ramaifé les Pfeaumes à me-fure qu’il les trouvoit. H en fait un feul volume, fans les par-tager en certaines claffes. Les Juifs les ont depuis diftribuezen cinq parties, dont la première finit au Pfeaume 41; la fé-condé au 71 ; la troifiéme au 90; la quatrième au 106: & ladernière contient le refte des Pfeaumes. Plufieurs Pères ontfuivi-& remarqué cette divifion; mais elle n’a aucun fondement,puisque dans chaque partie il y a des Pfeaumes entièrement dif-férens. Les Pfeaumes font un Ouvrage Poétique, mais il eftdifficile de dire en quoi confifioit la Poëfie des Hébreux, Quel-ques-uns ont cru qu’elle étoit femblable à celle des Grecs &des Latins, & que leurs vers confiftoient en un certain nombredepiez; d’autres prétendent qu’elle confiftoit principalement en

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rimes. On eft fort embarraifé à trouver l’ün ou l’autre dans lesPfeaumes ; mais on y reconnoît tout d’un coup un ftile & untour poétique. Les inftrumens de mufique des Hébreux, donton trouve les noms dans les titres des Pfeaumes, ne font pasmoins inconnus que leur Poëfie. * M. Du Pin, Differt. prélim.fur la Bible. Voyez la Remarque qui eft à la fin de l’article deD A V I D , touchant la différence qui fe trouve entre les Ca-tholiques Romains & les Proteftans touchant la manière de compterles Pfeaumes.

PSEAUTIER: ce nom qui fignifie le livre des Pfeau-mes, eft donné tant dans l’Eglife Gréque que dans la Latine,à ce s mêmes Pfeaumes divifez en plufieurs parties, que l’onchante dans l’Office divin. Dans l’Eglife Latine le Pfeautier eftpartagé , pour être récité entier dans l’Office d'une femaine. LesGrecs l’bnt divifé en vint parties, qu’ils nomment Kaî/a-^aT*,Catbifmata, c’eft â dire, Seffions , & ils en récitent un certainnombre de feifions durant un jour, dans leur Office : de forteque chaque femaine ils parcourent tout le Pfeautier. Pendantles fix femaines du Carême, ils doublent; Car il les récitenttous deux fois la femaine; mais ils ne les chantent qu’une foispendant la femaine fainte, & ils finiflent leur Office le Mécre-di, ne difant tien du Pfeautier, depuis le Jeudi faint jufqu’auSamedi d’après Pâques. * Léo Ailatius, dans fa première Différétation fur les livres ecclèfiajliques des Grecs.

St> Le Pfeautier fe chante dans l’Eglife à deux chœurs, dontchacun récite un verfet alternativement. Cette manière déchan-ter les louanges de Dieu étoit établie, à ce que l’on prétend ,dans l’Eglife d’Antioche dès le tems de faint Ignace. Quoi qu’ilen foit, il eft certain queFlavien & Diodore l’établirent ou larenouvellérent fous l’empire de Confiance. Des Grecs elle paf-fa en Italie, & faint Ambroife l’établit dans l’Eglife de Milan.Les Eglifes d’Italie la communiquèrent aux autres Eglifes d’Oc-cident. * Socrate , l. 6. c. 8- Spelman. Gloff. Arcbæol.

PSE'CÀDES, femmes de chambre, qui chez les Anciens,-parfumoient la tête de leurs Maîtreffes avec des parfums liqui-des , qu’elles répandoient goutte à goutte ; car le mot fcxàçfignifie goutte, & fexdfciv dégoutter, faire tomber goutte à gout-te. * Antiquités Gréques & Romaines.

PSELLUS (Michel) Auteur Grec, célébré par le grandnombre de fes Ouvrages, vivoit fous le régne de l’EmpereurConftantin Ducas, qui fuccéda à Ifaac Comméne en 1059. Ilfut Précepteur du fils de cet Empereur , c'eft à dire, de Mi-chel VII, Parapinace , qui fuccéda à Romain Diogène en 107 r.Pfellus compofa un très-grand nombre de livres , citez parlesAuteurs qui parlent avantageufement de lui. * Anne Comnéne,Alexiade , l. 25. Cédréne & Zonare, in Annal. Léo Ailatius,Differt. de Pfellis. Poffevin, in Appar. Sacro. Vôfllus, de Rift.Grcec. Gefner, in Bibliotbeca.

PSYCHE', ÏDi vinité des Anciens, étoit proprement l’ameque les Grecs nomment ÿvx$. Apulée & P’uîgence ont décritles Amours de Cupidon & de cette Déeffe, & le mariage qu’ilscontraèlérent enfemble. On répréfentoit Pfyché avec des ai-les de papillon aux épaules, parce que la légéreté de ce vola-tile exprime en quelque façon la nature & les propriétez del’ame, qui n’étoit félon eux, qu’un air & qu’un fouffie. Le pa-pillon étoit auflî le fymbole de l ame, & lorsqu’on peignoit unhomme mort’, on répréfentoit un papillon qui paroiffoit êtreforti de fa bouche, & qui s’en voloit en l’air. On voit dans plufieursMonumens antiques , un Cupidon embraffant Pfyché ; celui liprefque nud, & celle-ci à demi-vêtue: par où il femble queles Anciens exhortoient les hommes à la volupté, félon la pen-fée de Fulgence, qui explique ces embraffemens du defir qu’ala cupidité de pofféder l’ame. D’autres croyent qu’ils ont vou-lu faire allufion à la faculté raifonnable & à l’irraifonnable, qu’ilsfuppofoient être dans l’ame ; ou à l’efprit marqué par Pfyché,& à la concupifcence figurée par Cupidon. * Spon, Recherchescurieufes d’Antiquités. Voyez la Fable de Pfyché dans Apulée.

PSYLLES, Pfylli, peuples d’Afrique, avoient un fi grandpouvoir fur les ferpens,que ces animaux fuyoient en les voyant.Les Anciens en rapportent des chofes affez particulières, dontles Modernes fe moquent. Dion & Suétone difent qu’Augufteayant une extrême paillon de conferver Cléopâtre, pour lamener en triomphe, fitfuccer le venin qu’elle avoit tiré par desPfylles. Aulu-Gelle, après Hérodote , rapporte que cesPfyl*les n’ayant point d’eau, réfolurent de faire la guerre au ventdu fud, qui avoit épuifé leur eau. Ils marchoient vers le mi-di, lorsque le vent de fud venant à fe lever, les enfevelit fous lefable. Il n’eft pas vrai que Xénophane de Colophon, ait com-pofé un Poème des Pfylles, comme plufieurs l’ont avancé. M.l’Abbé Souchay de l’Académie des Belles Lettres, a fait uneSavante & curieufe Diftertation fur les Pfylles, laquelle fe trou-ve dans les Mémoires de la même Académie. * Hérodote,l. 4. Suétone, in Augufio, c. 17. DionCaflîus, l. 51. Pline,l. 7. c. 2. Plutarque, in Catone Uticenfi. Aulu- Gelle, l. 16. c.ix. Lucain, l. 9..

P S YTTALÎE, petite ifle du Golfe Saronique, fituéeentre l’Ifle de Salamine & le Pyrée. Strabon , l. 9, dit qu’elleétoit déferte & toute pleine de rochers, & quelques-uns l’ontappellée le port âe Pyrée. Plutarque en parle dans la Vie d’A-riftide. * Lubin, Tables Géographiques Jur les Vies de Plutarque .

*PTACZECKOdeBIRKENSTElN, (Hynec)dans le XVI fiécle, Chef des Calixtins, c’eft à dice, de ceuxqui prétendoient qu’il étoit de néceflité abfolue de diftribuerl’Euchariftie aux Fidèles fous les deux efpéces. Ce fut lui quieut lé plus de part à la mort du grand Procope, l’un des prin-cipaux Chefs des Huflîtes, & par conféquent à la ruine de ceparti. Cependant après la mort de l’Empereur Sigismond, ils’oppofa au parti qui vouloit appeller Albert d’Autriche, gendrede ce Piince, parce qu’il le regardoit comme un ennemi cfiMa