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Religion qu'il profeffoit. Il fut un des Adininiftrateurs du Royau-Tme de Bohême. Lorsque l’Impératrice Barbe eut accepté laCouronne de Bohême, Ptaczecko , prit le titre çie Suprême Gouver-neur des villes de Prague, Sa faction devint fi puilTante qu’elle don-na de l’ombrage aux Grands. * Voyez le Supplément de Paris 1736.
PTE'RE'LAS, ou P T E’R E'L A U S, Roi des Télé-boens. Voyez l’article d’A M P H i f R Y O N.
P T OE M P H A N RS, peuples anciens d’Ethiopie, dontPline fait mention. Il dit qu’ils avoient un chien pour Roi, &qu’ils lui obéïiïoicnt félon les lignes qu’il faifoit du corps, qu’ilsprenoieut pour des commandemens. * Pline, Hiji. Nat. I. 6. ch.30. * Daviry, Etats du Grand Negus.
F T O L E'M A I D E , Ptolémaïs , communément appelléeAcre ou Saint-Jean d'Acre, ville & port de mer dan8 la Phénicieou Paleiline, & Evêché fuffragant de Tyr. Cherchez ACRE.
P T O L E'M A I D E, ville de la Pentapole d’Egypte, a éténommée par les Anciens Ptolémaïs Cyrenaïca, & par les Moder-nes Totometa. Elle a été autrefois fiége d’Evêché.
CONCILE DE P TQLE'MAIDE.
Le célébré Synéiius affembla ce Concile en 411, contre An-dronic, Préfet de la Pentapole d’Egypte, qui avoit commis desimpiétcz exécrables contre Dieu & contre la Religion. Il avoitfait des concuffions extraordinaires, & avoit traité avec uneextrême cruauté les peuples, les Prêtres & les Evêques, pro-nonçant contre ceux-ci ce blafphême exécrable, Que ml d’entreeux ne pourrait s’échapper de fes mains, quand il tiendrait les piez deJefus Cbrift même. Les Evêques ne pouvant plus diflimuler descrimes fi énormes, s’aiTemblérent & fulminèrent contre lui unefentence d’excommunication. Synéiius dans une Epître, en in-féra ia formule, qui mérite d’être rapportée. L’Eglife de Ptolé-m aide, dit-il, ordonne ceci à toutes les Eglifes fes /cours, qui font ré-pandues dans le monde, que nul temple de Dieu ne fait ouvert à An-dronic , à Thoante (J à leurs Satellites, £? qu’on leur ferme tous leslieux de piété. Il n’y a point de part en Paradis pour le Diable ,•quand il y ferait entré par Jurprife, il en ferait cbajjé. Tous les parti-culiers les Magijlrats n’auront ni maifon ni table commune aveceux, è? principalement les Prêtres, qui ne les falueront pas s’ils fonten vie, £? qui après la mort ne les conduiront pas à la fépulture. Que Jiquelcun méprife cette ordonnance, comme venant d’une petite Eglife,y reçoit ceux qu’elle a condamnez, comme Ji, à caufe de fa pauvreté,il n’étoit pas nécejfaire de lui obéir, qu’il facbe qu’il fait m Scbijmedans l’Eglife, que Jefus Cbrift veut qui fait une. Nous traiteronstelles personnes, foit qu’elles foient dans le Diaconat, fait quellesfuient dans l’épifcopat, comme Andronic. Même nous ne leur touche-rons pas la main, nous ne mangerons pas à même table, bien loin departiciper avec eux aux cbofes facrées. Andronic fut tellement é-pouvanté de cette excommunication, qu’il fe jetta aux piez desEvêques, leur demanda pardon, & fut reçu à la pénitence."‘•Synéiius, Epift. 57. 58 à? 7 2 - Baronius, in Annal. Godeau,HiJl. EccléJ'. du cinquièmeJiécle. Conciles, tome 5.
PTOLE'MAIDE, aujourd’hui SUAQUEM. VoyezSU A QUE M.
P T O L E' M AI D E, nom d’une des treize Tribus de l’At-tique. Voyez A T T I Q U E.
PTOLE'MAIS. Voyez PTOLE'MAIDE.
PTOLE'ME'E (Saint) Martyr à Rome, du tems de Marc-Auréle, ayant converti une femme Payenne à la Religion Chré-tienne , voulut en inftruire fon mari, & le tirer de la débauche où ilétoit. N’en ayant pu venir à bout, elle fit divorce avec 1 ui. Le mari,pour fe venger, fit arrêter Ptolémée comme Chrétien: il con-felfa qu’il étoit Chrétien. 11 fut condamné à mort, & mené aufupplice. Un autre Chrétien nommé Luce, s’étant récrié contrel’injuftice de ce jugement, fut aufli fur le champ condamné parle même juge, puis exécuté. Un troifiéme Martyr, dont on nefait point le nom , fut joint à Ptolémée & à Luce. Les Marty-rologes font mémoire de ces Martyrs au 19 d’oftobre. * SaintJuftin, Apol. 1. Eufébe, Hift. I. 1. c. 17. lluinart, Acta Marty -rum fincera. Tillemont, Mémoires EccléJ. tome 2. Baillet, Vies desSaints.
P T O L E' M E'E, I. du nom, Roi d’Egypte, fut furnomméLagus, parce qu’il paffoit pour fils d’un Macédonien de ce nom;mais, félon quelques Auteurs, il avoit eu pour père le Roi Phi-lippe de Macédoine, qui maria fa Maîtreffe Arfinoé, déjà greffede lui, à Lagus homme de baffe extraction, & depuis Garde duCprps d’Alexandre le Grand. Le furnom de Soter ou Sauveur queporta depuis Ptolémée, lui fut donné par les Rhodiens, en re-connoifiance de ce qu’il les avoit fauvez de la fureur de Démé-trius & d’Antigonus. C’eft fans fondement qu’on a cru qu’il luiavoit été donné, pour avoir fauvé la vie à Alexandre chez lesOxydraces, ou plutôt chez les Malliens, peuples des Indes voi-fins des premiers, puisqu’il témoigne lui même dans fon Hiftoi-re, qu’il étoit abfent de cette occafion, & qu’il étoit alors employéd’un autre côté. Il eft certain qu’il eut grande part aux conquê-tes d’Alexandre, & qu’il fut l’un de fes Favoris les plus chers.Ce fut à lui que ce Prince commanda de lui amener le traîtreBeffus, qui avoit été pris après avoir aiîaflîné Darius fon Prin-ce, l’an 3707 du monde, 328 avant l’Ere Chrétienne. Ptoléméefut dangereufement bleffé d’une flèche empoifonnée au fiége deBrachmanes, & fut même tenu pour mort, lorsqu’il fut guéripar une herbe qui fut, dit-on, miraculeufement indiquée dansun fonge à Alexandre. 11 eft vraifemblable, dit Strabon, quiplace cette avanture chez Jes Orites, qu’Alexandre apprit ce re-mède de quelcun du païs, & que cette révélation fuppofée eft unouvrage de la flatterie. Après la mort de ce Prince, Ptoléméeeut tres-grande part au gouvernement; & dans la diftributionftui fut faite des provinces, il obtint en partage l’Egypte où ilre fit aimer par fes manières douces & engageantes. Ses premiers
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foins furent d’attirer près de lui à force de libéralitez, les Chefs& les Soldats les plus connus, de mettre par tout des garnirons,de lever une bonne armée, & de faire alliance avec les Princesou Gouverneurs voilins, pour fe maintenir en Egypte contrePerdiccas, qui prétendoit lui enlever cette province. La mortle délivra de cet ennemi dangereux: enfuite dequoi, dans unnouveau partage des provinces qui fut fait par Antipater, onconfirma Ptolémée dans la polleifion de l’Egypte, où il étoittrop bien établi pour pouvoir en être chaifé. il ne fongea plusqu’à étendre les bornes de fa domination; & comme la Phénicie& la Syrie lui étoient très-commodes, tant pour couvrir l’Egy-pte que pour attaquer rifle de Cypre, il y envoya une arméefous la conduite de Nicanor, qui fournit en peu de tems cesdeux provinces. Il furprit enfuite Jérufalem , dont il il fc renditmaître fous prétexte d’y vouloir facrifier, & emmena plus de centmille captifs de la Judée. Les plus jeunes & les plus robuftes,au nombre de trente mille, furent diftribuez dans fes troupes;êc les autres inhabiles pour la guerre, furent livrez aux Soldats,pour les fervir dans les emplois les plus vils. Depuis il y eutune ligue conclue entre Ptolémée, Lyfimachus & Callander,contre Antigonus, qui de fon côté fe fortifia de l’alliance desCypriots, des Rhodiens & des Cappadociens. La ville de Tyrfe rendit à Antigonus, après un fiége de trois ans; & celle deCyréne en Libye, avoit fuivi cet, exemple. Ptolémée, pourqui la citadelle tenoit encore bon, y envoya promptement unearmée, qui mit les Rebelles à la raifon. Pouffé depuis par Séleu-cus, il alla attaquer Démétrius, fils d’Antigonus, qu’il délit-dans une grande bataille près de Gaza, dans la Balle Syrie , versl’an 312 avant Jefus Chrift. Il y eut plus de cinq mille homme*tuez de l’armée de Démétrius, <Sc plus de huit mille prifonniers.Lorsque ce Prince fit redemander les morts pour les enterrer,on les lui renvoya avec fes tentes, fon bagage & tous fes Efcla-ves, en lui faifant dire que c’étoit pour la gloire, & non pourle butin, que l’on avoit combattu. Démétrius eut fa revanchel’année fuivante, & remporta une grande viéloire fur Cillé, Gé-néral de Ptolémée, qui fut obligé d’abandonner la Syrie & laPhénicie, & d’y démolir les villes les plus confidérables dontil s’étoit emparé. Enfin il y eut un traité conclu entre Callkn-der, Ptolémée, Lyfimachus & Antigonus: les conditions furentque l’Europe relierait fous la puiffance de Callander, jufqu’â ceque le jeune Alexandre, fils de Roxane, fût en âge de majori-té; que Lyfimachus tiendrait la Thrace fous fa domination; quePtolémée ferait maître de l’Egypte, & des villes frontières del’Arabie & de la Libye; & qu’Antigonus commanderait à touteï’Afie, fous promeiTe de laiffer vivre les Grecs félon leurs cou-tumes; mais cette paix ne fat pas de longue durée, &les inté-rêts des uns & des autres leur fournirent bientôt des prétextespour la rompre. Ptolémée, qui occupoit déjà la plupart desvilles de 1’ 111e de Cypre, fit mourir Nicoclès, Roi de Paphos, quientretenoit intelligence avec Antigonus. Pour réparer les percesqu’il avoit faites en Cilicie, il fe préfenta avec une flotte devantla ville de Phafélis, qu’il emporta d’affaut. De là palfant enLycie, il fe rendit martre de plufieurs autres villes. 11 fit mourirdans l’Ifle de Cos, Ptolémée, neveu d’Antigonus, qui avoit a-bandonné le parti de fon oncle; & il groilic fon armée de cellede ce Général. Les années fuivantes il courut les ifles, & alfùrafon autorité dans la Libye. L’an du monde 3729, & 306 avantJefus Chrift, il fut défait une fois dans la perfonne de fes Lieute-nans, & une autre fois lui même en perfonne, dans l’Ifle de Cy-pre, qu’il perdit; mais l’année fuivante Antigonus échoua à fontour en Egypte, où Ptolémée demeura vainqueur. La célébrébataille d’iplus en Phrygie, qui fut donnée par Ptolémée, Sé-leucus & Lyfimachus, contre Antigonus & Démétrius, l’an dumonde 3731, & 304 avant Jefus Chrift, fut funefte à Antigonus,qui y fut tué, & à Démétrius fon fils, qui y fut entièrement dé-fait; mais elle fema la divilion entre les Vainqueurs, donc Sé-leucus abandonna le parti pour fe joindre à Démétrius. Ptolé-mée, l’an 293 avant Jefus Chrift, reprit l’Ifle de Cypre fur cedernier, & une partie de la Syrie & de ia Phénicie. Dans la fuitefe Tentant vieux & infirme, il allocia à l’Empire & fit couronnerfon fils Ptolémée, furnommé Pbiladelpbe, au préjudice de ceuxqu’il avoit eus d’un premier mariage ; & partagea avec lui le gou-vernement jufqu’à fa mort, qui arriva deux ans après, l’an dumonde 3752, 283 avant la naiffance de Jefus Chriit. Ce Princel’un des plus grands qui ayent régné entre les fucceffeurs d’Ale-xandre, avoit alors 92 ans, & en avoit régné40, à compter del’année où mourut Alexandre. Les guerres continuelles qui l’a-voient occupé toute fa vie, ne l’empêchèrent pas de cultiver le*Sciences; àc Arrien allure qu’il avoit compofé une Hiftoire desconquêtes d’Alexandre le Grand. * Paufanias, in Atticis. Stra-bon, l. 15. Quinte-Curce. Suidas, in voce Axyoç. Uller, in An-nal. Juftin. Appien, in Bellis Syriacis. Joféphe, Antiquit. Judaiq,l. 12. Arrien. Plutarque. Polybe, l. 2.
P T O L E'M E'E, IL du nom, Roi d’Egypte, fut furnom-mé par ironie, Pbiladelpbe, ou Amateur de J'es frères, parce qu’ils’étoit défait d’Argée, l’un d’entre eux, fous prétexte qu’il avoitconfpiré contre lui; & avoit fait mourir l’autre, qui étoit néd’Eurydice, le foupçonnant d’avoir voulu caufer quelques foulé-vemens dans l’Ifle de Cypre. 11 commença de régner feul l’an283 avant Jefus Chrift. Sa puiffance fut encore plus grande quecelle de fon père; & l’on dit même qu’il avoit fous 1a domina-tion 33339 villes. Il s’attacha beaucoup plus à faire fleurir lapaix & les Arts, qu’à faire de nouvelles conquêtes. Son amourpour les Sciences éclata fur tout dans la bibliothèque qu’il ('levaà Alexandrie; foit qu’elle eût été commencée par fon père,comme le veulent quelques Auteurs; foit qu’il eût conçu le pre-mier le deffein de la dreifer, comme il y a plus d’ap, arence. Ily affembla plus de deux cens mille volumes, que DémétriusPbalereus (auquel il eu avoit confié le foin) lui promit de fairec c c 2 bien -
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