P R Z. PSA.
primé en 1692. Ils peuvent paffer pour le VII volume de laBibliothèque des Frères Polonais. * Préfacé qui ejl au devant defesOuvrages.
PRZIPIEC, PRZYPIECZ, PRZIPIECZ,P «R IPE'CE, PRIPECZ.PRE'PICE, grands rivièrede Lithuanie. Elle prend fa fource aux confins de la HauteVolhynie, traverfe la Poléfie, y baigne Pinsk, Pétricowicze dansle Palatinat de Novogrqdeck; Mozir dans le territoire de Rzec-zica; Czeruobel dans la Paire Volhynie; & quelques lieues audeffous elle fe décharge dans le Boryfthéne. * Maty, Diâion.Géogr.
PRZYPIECZ. rayez PRZIPIEC.
PSA. P S E. P S Y. P T E. P T O.
P SALLANTS ou P RI A N S , Hérétiques. CherchezMASSALIENS.
P S A L T E' R I O N, infiniment de mufique, qui a été enufage chez les Hébreux, & dont on lie fait pas précifement laligure. Celui dont on fe fert maintenant eit triangulaire, avectreize rangs de cordes, les unes d’acier & les autres de laiton.Ce mot eft Grec , 8c vient de qui fignifie tou-
cher , frapper doucement comme les Muficiens font leurs cor-des. Quelques uns appellent aufîi pfal ter ion, une efpéce d’or-gue ou de flûte , dont on fe fert à l’eglife pour accompagnerle chant, & que les Latins nomment Sambuca du grec ’Bug.fiiy.yi,forte d’inflruinent de mufique. * Diüion des Arts.
P S A M A T II E, fille de Crotopus, Roi des Argiens, étantdevenue groffe d’Apollon, eut un fils nommé Linus, qui futdéchiré par des chiens. * Paufanias, in Laconicis. Stace, Thé-baïde, l. 1. v. 579. Il y avoit un fleuve 8e une ville de ce nomdans le pals de Thébes, & un port & une ville dans le Pélo-ponnéfe. * Valerius Plaçais, l. 1. v. 364. Pline, l. 4. c. 1.Paufanias, in Laconicis.
PSAMME'NITE, Pfammenitus, Roi d’Egypte , queCtéfias furnomme Amyrtéen , étoit fils d’Amafîs, qui avoit régné44 ans, & auquel il fuccéda l’an du monde 3510, 525 avantl’Ete Chrétienne, année remarquable par la pluye de fang quitomba fur la ville de Thébes en Egypte. Pfamménite en mon-tant fur le thrône, fe vit attaqué par Cambyfe, Roi de Perfe;& après la perte d’une fanglante bataille, il fut obligé de pren-dre la fuite, 8c de fe retirer en diligence à Memphis, où ilne manqua pas d’être invefti. La ville ayant été prife, Pfam-lnénite fut logé par mépris dans un fauxbourg. Cambyfe pourlui donner encore un déplaifîr plus fenflble, envoya laPrincef-fe fa fille en habit d’efclave avec des Daines Egyptiennes de lapremière qualité, pour puifer de l’eau fur une montagne,d’oùelles ne pouvoient defeendre avec leurs cruches fans être apper-çues de Pfamménite. Ce malheureux Prince entendoit les crisde fa fille en paffant, &la voyoit dans cet état déplorable, fansparoître en être touché. Il vit enfuite fon fils avec deux milleEgyptiens , la corde au cou, & un frein dans la bouche ; 8cquoiqu’il fût qu’on alloit le faire mourir, il témoigna toûjoursune confiance inébranlable. Mais ayant apperçu de loin un defes amis qui demandoit l’aumône, ii s’écria 8c fe battit rudementla tête. Lorsque Cambyfe lui en demanda la rai(pn, il lui ré-pondit , que les douleurs mtrem.es étaient muettes , nais que l'onpouvait pleurer les malheurs d’un ami. Cambyfe touché de- cetteréponfe, envoya dire qu’on fàuvât fon fils ; mais cet ordre neput être exécuté , parce que l’on avoit déjà fait mourir ce Prin-ce. Ctéfias rapporte que Cambyfe rélégua Pfamménite à Sufe.Hérodote affùre qu’il confidéra fort ce Prince captif ; maisqu’ayant appris qu’il faifoit des brigues fecrettes, pour porterles Egyptiens à une révolté, il le contraignit de boire du fangde taureau : ce qui lui donna la mort. Ce Roi malheureuxn’avoit régné que fix mois. * Hérodote ; l. 2. Ctéfias.
P S A M M I S, fils de Nècbus , ou Nécos, 6c petit - fils dePfammitichus , leur fuccéda au Royaume d’Egypte, l’an du mon-de 3435, & 6 co avant Jefus- Chrift. Il fit une expédition enEthiopie; & après un régne de fix années, il laifla fon feeptreà Apriès qui régna 25 ans, & qui eut pour fucceffeur Amafis,père de Pfamménite , vaincu par Cambyfe, Roi de Perfe. *Hérodote, l. 2. UiTer, in Annal.
PS AMMITI CHUS, néàSaïs, capitale de la BaffeEgypte , étoit fils de Bocchoris, qui fut tué par Sabacon d’E-thiophie, lorsque ce dernier s’empara de l’Egypte. Après lare-traite de ce Tyran, Pfammitichus fut l’un des douze SeigneursEgyptiens qui partagèrent entre eux le gouvernement. Un Ora-cle, qui avoit prédit que celui d’entre eux qui feroit des liba-tions avec une coupe d’airain, pofféderoit feul la fouveraineté,penfa caufer la perte de Pfammitichus. Car s’étant trouvé avecfes onze Collègues dans un facrifice, où le Prêtre n’apporta,pour faire les libations ordinaires, qu’onze taffes d’or , il employaà cet ufage fon cafque qui étoit d’airain , & il lui en eût coû-té la vie, fi l’on n’eût juflifié qu’il n’avoit eu aucune part à laméprife du Prêtre. Cependant malgré fon crédit & fes gran-des richcffes, il fut rélégué dans des marais voifins de la mer.Il couroit rifque d’y paffer le relie de fa vie ; mais ayant levéune armée compofée d’Arabes & de Pirates d’Ionie & de Carie,qu’il joignit aux Egyptiens de fon parti, il livra à fes ennemisune grande bataille, qu’il gagna près de Memphis. Ceux quien échappèrent, & qui ne voulurent point fe foumettrre à ladomination de Pfammitichus, fe retirèrent dans la Libye. Cet-te victoire, qui fut remportée l’an du monde 3365, & 67a avantJefus-Chrill, rendit Pfammitichus maître de toute l’Egypte. 11donna des terres à habiter aux Grecs qui l’avoient fecouru audeffus de la ville de Bubalte, & ouvrit à leurs compatriotes1 acces de fon pals. Ce fut d’eux qu’il fe fervic pour bannir
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la barbarie de fon Royaume, pour y faire fleurir le commerce,& pour y taire élever les jeunes Egyptiens dans la connoiffan-ce des Sciences 6c des Arts. On dit auifi qu’il jntroduifit lépremier en Egypte l’ufage de boire du vin, qu’il fit chercher lesfources du Nil, 8c qu’il prit la ville d’Azoth après un fiégedevint neuf ans. 11 détourna à force de préfens & de prières unemultitude innombrable de Scythes, lefquels après avoir battules Médes, venoient fondre fur fon pais. Ce Prinee laiffa fonRoyaume â fon fils Nécos, 8c mourut l’an du monde 3419, 8c616 avant Jefus - Chriit. 11 fut enterré à Sais dans le temple deMinerve. * Hérodote, L 2. Diodore de Sicile, l. 1.
P S A M MU T I S ou P S A M M E'T I C II U S.autreRoîd'Egypte, régna long - tems après, du tems d’Artaxerxès Md-non, vers l’an du monde 3632, & 403 avant Jefus - Chriit. Ilfit maffacrer Tamos de Memphis , Gouverneur d’Ionie , auquelil avoit de grandes obligations, & qui s’étoit réfugié en Egy-pte après ( avoir fuivi le parti de Cyrus, vaincu par fon frèreArtaxerxès. Pfammitichus ne fe porta à cette perfidie enversfon ami, que pour s’emparer de fa flotte & de les richeffes. Ilne régna qu’une année, & eut Népbéritès II, pour fucceffeur.
* Diodore de Sicile, ad Ann. primum Olympiadis XCF.
P S A P H O N, natif d’une contrée d’Afrique, voifine de laLibye propre, fut entêté d’une folle vanité, 6c réfolut de fefaire rendre des honneurs divins. Il prit pour y parvenir quan-tité d’oifeaux, de cçux dont la langue à de la facilité à pro-noncer les paroles des hommes (à quoi il n’eut pas beaucoup depeine; car il s’en trouve en abondance dans l’Afrique) ôt leurlit apprendre avec grand foin ces trois mots, péyctç &so ; '¥d^ov,qui lignifient Pfapbon eft un grand Dieu. Lorsqu’il les eut in-fluants de la forte, il les laifla tous envoler à l’heure qu’il avoitaccoutumé de leur donner à manger. Ces oifeaux étoient faitsà répéter ces trois paroles pour avoir dequoi appaifer leur faim:de forte que n’ayant pas mangé de ce jour - là, ils alloient criantd’un côté & d’autre de toute leur force ce qui leur avoit été en-feigné. Le peuple faifiMe crainte à ce prodige apparent, ayantfçu la lignification de ce qu’il entendoit, conçut une vénérationreligieufe pour Pfaphon ; d’où eft venu le proverbe , les oifeauxde PJ'apbon. * Alexander ab Alexandro, l. 6 . c. 4. Erafme, inAdagiis.
P S A R A, la grande Pfara, en Latin Pfyra Major, ifle del’Archipel. Elle eft lituée à cinq lieues de celle de Scio, du côtédu midi. Elle peut avoir fept lieues de circuit, & elle eft défer-te, de même que la petite Pfara, Pfyra Minor, qui eft environà demi - lieue de celle - ci, vers le Couchant. * Maty, DiUion.Géogr.
PSATYRIENS, Hérétiques fortis des Ariens, fe décla-rèrent dans le Synode d’Antioche, qu’ils tinrent vers l’an 360,& foutinrent que le fils n’étoit pas femblable en volonté à fonpère, & qu’il avoit été fait de rien, comme Arius l’avoit en-feigné au commencement, lis ajoûtoient que dans Dieu, en-gendrer & créer étant la même chofe, la génération du Verbeetoif fa création. * Théodoret, de Lier. Fab. I. 4. Baronius,A. C. 360.
PSAUME ou PSEAUME (Nicolas) vint au mondeà Chaumont-fur-Aire, au Duché de Bar 6c dans le Diocéfe deI Verdun en 1^18. Pierre Pfaume 6 c Didiére Morel, fes père &! mère, confièrent fon éducation à François Pfaume , fon oncle,Abbé de Saint-Paul de Verdun, Ordre de Prémontré : il 'en pritun foin lingulier, & l’envoya étudier à Paris, à Orléans, 8c àPoitiers, li s’aquit dans ces Univerfitez une grande réputation.11 prit à Orléans le Bonnet de Docteur en Droit, 8c à Paris ce-lui de Docteur en Théologie. Son oncle charmé des talens defon neveu forma le deffein de lui réfigner fon Abbaïe. Nico-las , pour fe mettre en état de la pofl'éder, fe fit Religieux del’Ordre de Prémontré en 1540. Les prémiers foins du nouvelAbbé furent de réformer fa Maifon, 8c il y réüflit. Le Chapi-tre Général de l’Ordre le députa à Rome en 1542, pour em-pêcher le Cardinal de Pife d’envahir l’Abbaïe de Prémontré;8ceniS48, il fut choifi pour afiiilerau Concile de Trente 8c poury foutenir, en qualité de Procureur Général, les intérêts de l’Or-dre. Le Cardinal de Lorraine, qui avoit un fond d’eftime 6cd’amitié pour Pfaume, lui réfigna l’Evêché de Verdun 8c lui enfit prendre poffeflion la même année le 12 juillet 1348. L’an-née fuivantc, Pfaume affifta au Concile Provincial de Trêves;8c en 1550 , il fe rendit à celui de Trente, où il fignala fa ca-pacité 8c fon zélé, mais particuliérement dans la feflion 13,01*il parla avec force 8c vigueur contre l’abus des commendcs. Saliberté offenfa les Légats, 8c lui attira le reproche ironique 8céquivoque, audite quomodo Gallus ifte cantet. Pfaume, fans fe dé-concerter, répondit à cette piquante raillerie, ô Utinam ad Gallicantum Petrus refipifceretl 11 voulut quitter le Concile, 8c fit defortes inftances pour cela auprès de l'Empereur, qui le lui dé-fendit fous peine de privation de fes biens & de fes honneurs.Le Légat, à qui l’on fit fentir fon imprudence, la crut réparéeen confiant à Pfaume la rédaction des Décrets du Concile. Ilfe chargea avec plaifir de cette commiffion 8c il s’en aquiata avec| honneur 8c fidélité. Le Concile ayant été fufpendu pour lesraifons que perfonne n’ignore, Pfaume revint à Verdun 8c cefut durant fon féjour, qu’à la perfuafion du Grand Cardinal deLorraine, il fe mit 8c fa ville fous la protection de la France,fauf néanmoins les droits de l’Empire. Henri, précédé du Car-dinal de Lorraine, vint prendre poffeflion de fa nouvelle con-quête le 12 juin 1552, 8c y établit Tavannespour Gouverneur.Pfaume fe répentit bientôt de fa démarche, à la vue des hofti-litez de Tavannes, qui, pour fignaler les prémices de fon gou-vernement, démolit l’Eglife de l’Abbaïe de Saint Paul, un chefd’œuvre de beauté 8t de magnificence. Bomard, qui lui futfubftitué, ne valoit pas mieux; il continua de contriiter l’Evê-que, d’écorner fes droits, & par furcroit de chagrin pour leC c c * 14 '