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7 (1740) Lettres P - SEG
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P A C/

Vent de S. Jérôme à Pârral de Ségovia. Il avoit époufé en pre-mières noces Marie Portocarréro, laquelle étant morte d’un can-cer à Ségovie en 147r , il fe remaria avec la fille de Pierre-Fernan-dès de Vélaico , Comte de Haro , à qui il procura bientôt la char-.ge de Connétable. Dii premier lit il eut entre autres un (ilsnommé Diego, à qui il céda, de fon vivant, Je MarqüifatdeVilléna. 'Après la mort du père, le Roi conféra à ce fils la char-ge de Grand-Maître de l’Ordre de S. Jaques. Il eut encore de lamôme époufe un autre fils dont les Marquis de Villanuéva delFrefno & Barcarotta defcendent, & deux filles, dont l’une futmariée avec Dom Alpbonfe Pimentel, Comte de Bénavente ; l’au-tre, nommée Béatrix, é poufa le Comte d’Arcos, Marquis de Ca-dix, de la Maifon de Ponce._ * Hijloria de los Reyes Godos, l. 4.DiJcurJ'o 10. Mariana, Hijl.'de Efpanna , /. 21. 22. 23. 24. Tur-quet, Hiftoire d’Efpagne, L 19. 20. 21. Saavédra, Idea, de unPrincipe Politico-Cbrijtiano. Diction. Allemand. Voyez VILLE'NA.

P A C H E’ C O DE CE'RALBO (François) CardinalArchevêque de Burgos, natif de Caftel-Rodrigo en Efpagne, é-toit fils de Jean Pachéco, Gentilhomme de mérite & de réputa-tion. Il fut employé par l’Empereur Charles-gnint, & par Phi-lippe II, fon fils, Roi d’Efpagne, en diverfes négociations, dontil s’aquitta très-bien. Une des plus importantes commilfions dontil fut chargé, fut celle de traiter la paix entre le Pape Paul IV,& Philippe il, qu'il alla trouver en Angleterre, & à la recom-mandation duquel le Pape Pie IV le mit au nombre des Cardi-naux l’an 1561. 11 fut enfuite Protefteur des affaires d’Efpagneà Rome, & Archevêque de Burgos, & ménagea la Ligue qui fefit contre le Turc, fous le pontificat de Pie V. Il fut aufli ln-quifiteur de la Foi, & mourut à Burgos le 23 août 1579. * Pe-

tramellario. Strada. De Thou. Aubéry. Ciaconius, inContinua-îione, £5V.

PACHE’CO DE MONTALVAN (Pierre) Cardi-.nal, Evêque de Sigucnça, étoit fils A'Alfonje Tellès-Giron, de-fcendu de Dom Martin Vafquès d’Acugna, mari de Tbéréje Tellès-Giron , héritière de cette Maifon. Son fils Alfonse Tellès-Gi-ron époufa une autre héritière, qui fut Marie Pachéco, dont ileut Jean Pachéco-Giron, Commandeur de Saint-Jacques, pre-mier Marquis de Villéna, & Duc d’Efcalona. Celui-ci eut diversenfans. Le troifiéme fut Alfonse, père de Jean Pachéco; dePedro, Cardinal; à’Alfonfe, Commandeur de Calatrava ; & de quel-ques autres. Pedro Pachéco fe dévoua affez jeune à l’Eglife, &fut pourvu de l’Evêché de Ciudad Rodrigo, puis de celui de Pam-pelune. Il eut dans la fuite ceux de Jaën, de Siguença & d’Al-bano, après que l’Empereur Charles-Duint, lui eut procuré lechapeau de Cardinal, que le Pape Paul III lui donna l’an 154s-Ce Cardinal alla à Rome fous le pontificat de Jules Iü, & par fonzélé il contribua beaucoup au repos de l’Italie. On lui confia legouvernement du Royaume de Naples, où il raffura les efpritsdes peuples, & particuliérement de la Nobleffe, qu’on y mena-çoit de l’inquifition. 11 eut aufli l’adreffe d’appaifer les différentsqui avoient armé le Pape Paul IV, contre Philippe II, Roi d’E-fpagne ; & il s’aquit une fi grande réputation de piété, qu’on par-la de le mettre fur le Siège pontifical, après la mort du mômePaul IV. Pachéco mourut peu après à Rome, le quatrième fé-vrier 1560. Son corps fut porté a Montalvan en Efpagne, où ilavoit fait des préfens confidérables au monaftére de Sainte-Claire,fondé par Dom Jean Pachéco, fon frère. Dom François Paché-co d’Acugna, de Cabréra, de Bobadilla, a été Duc d’Efcalona,Marquis de Villéna , deux fois Grand d’Efpagne, Marquis deMo va, Comte de S. Etienne de Gormas, &c. Gentilhomme dela Chambre du Roi d’Efpagne, & Viceroi de Naples pour le RoiPhilippe V. H eft fils unique de Dom Diego Lopès Pachéco,Viceroi de la nouvelle Efpagne & de Navarre, Chevalier de laToifon d’Or, & de Jeanne de Zuniga, fa fécondé femme. * San-doval, Hijl. de los Obifp. de Pampel. Petramellario. Aubéry, lliji.de la famille de Giron, ffc.

P A C H FF C O (Alvarès) Colonel Efpagnol, parent du Ducd’Albe, fervoit fous lui dans les Pàïs-Bas, à. avoit été envoyé àFleflingue, tant pour y être Commandant, que pour y faire hâ-ter la conflru&ion d’une citadelle en 1572; mais avant qu’il dé-barquât, on s’étoit déjà foulevé, & on avoit déjà chaffé la gar-nifon Efpagnole. Ainfi on fe faifit de lui, & on le fit pendre,fans écouter la remontrance, que, vu fa nobleffe, on le décol-lât; puisqu’on ne vouloit point lui fauver la vie pour le prixqu’il en offroit. Trellon indigné contre le Duc d’Albe, quiavoit fait mourir- fon frère , ne voulut rien relâcher. Meurfiusraconte la chofe affez amplement; mais il a confondu ce Paché-co avec un fameux Ingénieur, que le Duc d’Albe avoit amenéd’Italie ; & qui s’appelloit Paciotti. Il fuppofe que celui qui futpendu s’appelloit Paciottus. M. du Maurier dans fes Mémoiresobferve quelques autres méprifes concernant notre Efpagnol,qui étoit apparemment de la famille des Cardinaux Pachéco. * Bay-le , DiÜ. Crit. oit l’on pourra voir les Auteurs qu’il cite. 1

PACHNAN. Voyez A P A CH N AS.

P A C H O M E (Saint) Voyez P A C O M E.

P A CH O ME, Patriarche de Conflantinople, Grec, étoitEvêque de Zichne, dans la Macédoine, & fut élu Patriarchemalgré lui, l'an 1500. Il jouît de cette dignité jufqu'environl'an 1513, malgré des avanies continuelles que lui firent lesTurcs. * Onuphre, in Cbron. & Sponde A. C. 1500. n. 12.1513.7». 22.

P A C II O R U S. Voyez P A C O R U S.

PACHYME'RE (George) ancien Grec, dans le XIII fié-cle, floriffoit vers l’an 1280, fous l’empire de Michel Paléologue,& d’Andronic, fon fucceffeur. 11 étoit homme de naiffance, &n’avoit pas aquis moins de connoiffance des affaires de l’Eglife,dans les grands emplois qu’il avoit dans le Clergé de Conllanti-nople, que de celles de l’Etat ; parce qu’il exerçoit une des pre-mières charges de la Cour de l’Empereur. Ainfi l’Hiftoire de Mi-

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chel Paléologue & d’Andronic, qu’il a écrite, eft d’autant pitls âeltimer, que non feulement il a été témoin des affaires dont ilparle, mais que même il y a eu très-grande part. Les livres dePachymére rempliffent la fuite de l’HiltoireByzantine, qui étoitinterrompue depuis le tems, où Nicétas & Acropolite finiffent,jufqu’à celui où Cantacuzéne commence. Son Ityle elt obfcur &difficile, comme celui de la plupart des Savans ,' chargez de tropd’érudition. Cette obfeurité fe fait encore fentir dans les Com-mentaires que nous avons de lui fur faint Denys & fur Ariltote;îmfis la manière dont il traite l’Hifloire, ne laille pas d être agréa-ble: car il explique avec foin toutes les circonftances des choiesqu’il rapporte, & y fait quelquefois des réflexions très-judicieu-fes. Cette Hiftoire a été donnée au public, avec une Tradu-étion en Latin, & des Remarques, par le Père Poffin, Jéfuite,l’an 1666. Pachymére a compofé aufli des vers Grecs que l’onellimoit peu, & qui n’ont pas été imprimez. * Léo' Allatius,Diatr. Geograpb. Le Père Poffin, in Prtef. Hijl. Georgii Pacbyme-ri. Mémoires des Savans.

P A C I. Voyez P A C Y.

PACICHELLUS (Jean-Batifte) Apocrifiaire Apoftoll-que, a publié en 1673, une Chirpliturgie, ou un Traité de l’Of-fice de la main; & en 1675, un Traité du pié. Le même Paci-chellus a publié un livre dont le tître promet quelque chofe deplus important. C’elt fur l’hofpitalité. * Konig, piblioth. Vêtus& Nova.

P A C I E N (faint) Evêque de Barcelone, étoit un-SeigneurEfpagnol, qui fe convertit à la Foi, & qui fe rendit enfuite cé-lébré par fa chafteté, par fon éloquence, & par fa doctrine. Ilfloriffoit fous le régne de Valens; & après avoir gouverné fontroupeau laintement, il mourut fous l’empire du grand Théodo-fe, vers l’an 390. Nous avons de ce faint homme une Exhorta-tion à la pénitence; des Epîtres contre les Novations ; & un pe-tit Traité du Batême. Le Martyrologe Romain en fait mention- le neuvième mars. Saint Jérôme, qui fait fon éloge, adreile àfon fils Dexter, Préfet du Prétoire, fon livre des Ecrivains ec-cléfiaftiques, comme nous le difons ailleurs. * Saint Jérôme,-Catal. c. 106. Baronius, in Annal. &c.

PACIFICATION: on entend par ce mot , les Editsque les Rois de France accordèrent aux Huguenots, pour paci-fier les troubles du Royaume, après avoir fait inutilement plu-fieurs Edits très-rigoureux, pour étouffer la Réformation dansfa naiffance. François I tâcha de maintenir la Religion Catholi- .que, par fon édit du 29 janvier 1534, & par un autre publié l’an1540. Henri II renouvella la rigueur de ces Edits, par ceux qu’ildonna le 19 novembre 1549, & le 27 juin de 1551. Charles IX,voulant remédier aux defordres de l’Etat l’an 1561 , alla au Par-lement avec la Reine, les Princes du fang, & tous ceux de fonConfeil, pour prendre les avis de la Cour; & le Péfultat de cet-te délibération fut, qu’on renvoyeroit la connoiffance de ce quel’on appelloit crime d’héréfie aux Eccléfiaftiques, avec défenfcdefformer aucunes affemblécs ; pour y faire le prêche, ou y adminiltrer les facremens, en autre forme, que félon l’ufage.obfer-vé dans l’Eglife Romaine: fur quoi le Roi'fit publier 1 Edit deJuillet contre les Protellans de fon Royaume. Mais le mal au-gmentant tous les jours de plus en plus , le même Prince fut obli-gé d’accorder le premier Edit de pacification, au mois de janvier1562. Cet Edit révoqua celui du mois de juillet précédent, &permit pour la première fois aux Réformez de faire publiquementleurs prêches proche de toutes les villes & bourgs Ju Royaume.Les Parlemens furent quelque tems fans vouloir ic vériner; & ilfallut deux lettres de juffion à celui de faris, qui le fit régîtrer,avec cette proteftation, Qite ce n’étoit que par nécejfité , (ÿ fansapprouver la nouvelle Religion. Le 19 mars 1563, le Roi CharlesIX donna un fécond Edit de pacification, qui fut expédié dansle château d’Amboife. Le premier article permit aux Gentilshom-mes & Seigneurs Hauts-Julliciers, l’exercice de la Religion Ré-formée dans leur maifon pour leurs familles, & leurs Sujets feu-lement. Le cinquième étoit fâcheux pour les Calviniltes ; carquoiqu’il leur donnât la liberté de faire leurs prêches dans lesvilles, ce n’étoit néanmoins que dans celles où ils les avoientfaits publiquement jufqu’au feptiémejour de mars,.& qui n’étoientpas en grand nombre. Mais ce qu’il y eut de plus infupportablepour eux, fut la reilitution qu’ils étoient obligez de faire des égli-lès dont ils s’étoient emparez pendant les troubles. Un autre E-dit du deuxième mars 1568, nommé l ’Edit de Longjumeau , parceque les Députez s’y affemblérent pour traiter de la paix, ordon-na l’exécution de celui d’Amboife. Cette paix, qu'on appella lapaix fourrée, fut bientôt fuivie d’une guerre irès-fanglante, &Charles IX , voyant un foulévement univerfel dans tout fonRoyaume, par la guerre avec des Réformez, fit publier un Editdonné à Saint-Maur au mois de feptembre 1568, portant révo-cation des précédens Edits de pacification ; défenfes de faire au-cun exercice public de la Religion Réformée; avec ordre à tousles Miniflres de fortir du Royaume dans quinzaine après la pu-blication de ce nouvel Edit. Le Roi fit publier en même temsune Déclaration, qui portoit, que fa Majelté n’entendoit pointqu’il’y eût à l’avenir aucuns Officiers de la Judicature ni de fesFinances, qui fiffent profeffion de la Religion Réformée. Lehuitième août 1570, le Roi Charles IX fit la paix avec les Réfor-mez, en faveur d'efquels il publia le onzième fuivant un Edit,qui permettoit aux Seigneurs Hauts-Jufticiers d’avoir des prêches,dans leurs maifons, non feulement pour leurs familles & leursSujets, mais auffi pour toutes fortes de perfonnes. L’article hui-tième accorda aux Réformez deux exercices publics en chaqueGouvernement. Le neuvième leur permit de continuer l’exerci-ce de leur Religion dans tous les lieux où ils l’avoient eu publi-quement jufqu’au premier jour d’août, c’efl à dire, dans les vil-les & bourgs dont ils étoient les maîtres. Il leur fut pareillementaccordé par l’article XXXIX, quatre places de fûreté, fuvoir, laA a Ro-