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5 (1740) Lettres I - L
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L Y 0.

ces fynodales, comme, François de Tournon, Antoine d’Albohl’an 1565, Pierre d’Efpinac l’an 1577, Denys de Marquemontl’an 1614, & 1626. * Saint Cyprien, Epift. 67- édit. Reg. Gré-goire de Tours, Hijl. I. 6 . c. 1. coll. ItB. Conc. &t.

ACADEMIE DE LYON.

Plufieurs Gens de Lettres, après s’être affemblez librementpendant du tems dans la ville de Lyon pour fe communiquer mu-tuellement leur lumières, follicitérent des lettres patentes pourétablir leur Société en forme de Compagnie fixée & réglée. Ilsles obtinrent en 1725, au commencement, & par ces lettres leRoi donna à leur Société le titre d’Académie des Sciences & desBelles Lettres. Les affemblées fe tiennent dans le Palais épilco-pal, & l’Archevêque en eft le Préfident honoraire. M. le Ma-réchal de Villeroy en fut déclaré le Protefteur. Les premiersAcadémiciens au nombre de vint-cinq, en comptant l’Archevê-que furent, Mrs Dugas, Prévôt des Marchands; Aubert, Pro-cureur du Roi de la Police; de Fleurien de la Tourette, Préfi-dent en la Cour des Monnoyes & Lieutenant Criminel; de Gla-tigny, père, ancien Avocat général; deGlatigny, fils, Avocatgénéral; de Régnaud, Confeiller en la Cour des Monnoyes;Laifné, Direéteur de la Monnoye ; Groflier de Serviéres, Com-xniffaire des Guerres, Ordonnateur; Peflalofli, Médecin; Che-nel & Broffet, Avocats ; les Pères de Colonia, de Folard & Lom-bard, Jéfuites; Mrs du Perron, Confeiller; deGlatigny, Avo-cat; Tricaut, Dofteur de Sorbonne; de Saint-Fonds, Subdéle-gué de M. l’Intendant à Villefranche; Dugas, Avocat; Michon,Avocat; de Billi, Avocat; l’Abbé de BufTy; l’Abbé de Faramant,Do&eur de Sorbonne; Dulieu, Chevalier d’honneur à la Courdes Monnoyes.

BIBLIOTHEQUE PUBLIQUE.

M. Aubert, l’un des Académiciens dont on vient de parler,ayant fait une donation de fa bibliothèque à Mrs les Prévôt desMarchands & Echevins delà ville de Lyon, à condition qu’elleferoit rendue publique après fa mort, on a commencé à exécu-ter cette volonté du défunt, & le confulat a deftiné un fond an-nuel pour l’entretien & l’augmentation de cette bibliothèque ,qui doit être publique le Lundi & le Vendredi de chaque femai-ne. M. Broflette, fi connu dans la République des Lettres, eneft le Bibliothécaire. On a placé dans une des falles de cette bi-bliothèque le portrait de M. Aubert, avec cette Infcription:

Peteus AubertIn foro Lugdunenji Patronus,

Ingenio, do'ürina, eloquentiaInfignis ;

Academiæ littérarité Soctus;

Vir confiions;

P atrium, Civis optimus, bac BibliotbecttDonavit.

Anno 1731.

Obiit die 18. Februarii anno 1733. atatis 92.

♦LYON (Le Golfe de) partie de la Mer Méditerranée, s’é-tend depuis la côte orientale de l’Ifle de Minorque, & celle deCatalogne, tout du long du Languedoc, jufqu’aux emboûchu-res du Rhône, où commence la Mer de Provence. * Maty,Di cl. Géogr.

LYON en BEAUCE, village de l’Orléanois enFrance, eft à cinq lieues d’Orléans, vers le nord & vers lebourg de Thoury. * Maty, DiB. Géogr.

LYON fur L O I R E, ou L Y 0 N en S U LL I A S,village de l'Orléanois en France. 11 eft près du bord méridionaldelà Loire, entre Sully & Gien, à trois lieues de celle-ci, & àune de celle-là. * Maty, DiB. Géogr.

LYON le SAUNIER, bourg de la Franche-Comté, fi-tué dans le Bailliage de Montmorot, à dix lieues de Dole du cô-té du midi. Ce lieu a été autrefois fortifié. * Maty, DiBion.Géogr.

LYON (Jean) Comte de Strathmore & de Kinghorn, LordGlammis, defcendoit d’une ancienne famille de France, dite deLyon, ou peut-être de Lyonne, qui à ce qu’on prétend, tiroitfon origine des Le'ontius, célébrés parmi les Romains. Un desprédéceffeurs de ce Lord pafia, en l’an 1098, de France en An-gleterre avec Guillaume le Conquérant, & de là en Ecofle avec leRoi Edgar, fils de Malcome III. Ce Lyon étoit grand Favoride ce Prince, qui pour les bons fervices qu’il lui avoit renduscontre l’ufurpatèur'Donald Bean, lui fit préfent de grands biensdans le Comté de Péfth, qui depuis ce tems-là furent appeliezGlen Lyon. Depuis, Jean de Lyon obtint en don du Roi DavidII, les Baronnies de Forteviot, de Forgundeany & de Drumgo-van, dans le Comté d’Aberdeen, propterfortem (ÿ fidelem operamJibi èf patrifucrprœftitam, c’eft à dire, pour les bons conjidéra -

blés fervices, qu’il qvpit rendus à lui & à fonpére-. Ce don fut con-firmé par Robert IL Pour venir à Jean, appellé communémentle Lyon Blanc, à caufe de fon teint, il fut Sécretaire du Roi Ro-bert II, qui lui fit préfent delà Seigneurie de Glammis en 1379,& lui donna en mariage, Jeanne Stewart, fille du Roi RobertII, & d’Elizabétb Mure, & le fit en même tems Lord du Parle-ment, fous le titre de Lord Glammis, premier de ce nom. Ilobtint aufli du même Prince, la charge de Grand Chambelland’Ecoffe, & reçut encore de grandes Terres de la Couronne,aufquelles il ajoûta diverfes Baronnies, dont il fit l’aquifition.Déplus, il fut fait Gouverneur du château d’Edimbourg pour favie, & Grand Chancelier d’Ecofle ; mais il fut tué cruellementpar le Comte de Crawford, ce qui irrita extrêmement le Roi,

LYO. LYP. LYR.

qui le fit enterrer dans l’Abbaïe de Scone. Jean , fécond LordGlammis, époufa la fille de Patrick Grahatn , Comte de Strather-ne, & mourut à Glammis; mais parce qu’il étoit du fang royal,il fut enterré dans le fépulchre des Rois à Scone. Patrick; troi-fiémc Lord Glammis, époufa Ifabelle Ogilvy, fille du \.nrAAucb~terboufe, aquit la Baronnie de Backie, le païs de Cardean & deDrumgley, & eft enterré à Glammis. Alexandre; quatrièmeLord Glammis, époufa Agnès Chrichton, fille de Guillaume,Lord Chrichton, Chancelier d’Ecoffe; & mourut fans enfans en1473. Jean Lyon de Courteftow, cinquième Lord Glammis,fon frère, époufa Marguerite Scrymfour, fille du Connétable deDundée, & aquit l’office héréditaire de couronnement (Crovone-ry) dans les Magiftratures de Forfar & de Kincardin, & mouruten 1497. Jean, fixiéme Lord Glammis, époufa Elifabetb Gray,fille du Lord Gray, & héritier de la famille du Lord Fowlis, &mourut à Glammis en 1500. George, feptiémeLord Glammis,mourut en minorité & fans être marié. Jean , huitième LordGlammis, fuccéda à fon frère, & époufa Jeanne Douglas, fœurd ’Arcbibald, Comte d’Angus, qui époufa la Reine, veuve du RoiJacques IV. Jean, neuvième Lord Glammis, étant mineur, futaccufé injuftement avec fa mère, du crime de haute trahifon.Ce Lord fe maria avec Jeanne Keith, fille du Comte Marshal.Jean, dixiéme Lord Glammis, fut Grand Chancelier, époufaElifabetb Abernéthi, fille du Lord Abernéthi de Saltown, futtué malheureufement d’un coup de piftolet à Sterling, & mou-rut généralement regretté. Patrick, onzième Lord Glammis,Capitaine des Gardes, & Grand Thréforier d’Ecofle, époufaAnne Murray, fille du Lord Tullibarden, fut fait Comte deKinghorn en 1606, par le Roi Jacques VI, & mourut à Edim-bourg au mois de décembre de 1615. Jean II, Comte de King-horn, fut marié 1. à Marguerite Etskin, fille du Comte de Marr,2. à Elifabetb Maul, fille du Comte de Panmare, & mourut auChâteau-Lyon l’an 1649, laifTant un fils de fa fécondé femme.Patrick III, Comte de Strathmore & de Kinghorn, ayant ajoû-té ce premier titre au fécond par la faveur du Roi Charles II, é-poufa Hélène Middleton, & mourut dans fa maifon de Château-Lyon en 169s, ayant pour fuccefleur fon fils Jean, Comte deStrathmore & de Kinghorn, qui époufa en 1691 Elifabetb Stan-hope, fille du Comte de Chelterfield, & de fa fécondé femme.Les armes de ce Seigneur font, un lion ramparé d’argent, armé&lainpaffé degueulles. * DiB. Anglois.

LYONNOIS , province de France aux environs deLyon, a au Levant le Rhône & la Saône qui la féparent duDauphiné, delàBreffe, & de la Principauté de Dombes; le Fo-rés au Couchant; le Beaujolois, en partie, aufeptentrion; &leVivarais au midi. Le Lyonnois eft fertile en vins, blez &fruits, & fur tout, le long des rivières. Lyon eft fa ville capi-tale. Ses bourgs principaux font, Coindrieux, Anfe, Saint-Chamont, dont le château eft fortifié, Saint-Ger.i-Laval, Vimidit Neuville, Brignais, célébré par le combat, dit des Tards-ve-nus, qui s’y donna l’an 1361, &c. Le Lyonnois eft quelquefoispris féparément pour une province, ou pour les trois provincesde Lyonnois, Forés & Beaujolois, qui font enfemble un gou-vernement général, avec un Gouverneur, un Lieutenant Géné-ral, & deux Lieutenans de Roi, l’un pour le Lyonnois & leBeaujolois, l’autre pour le Forés. Dans les Cartes outre lestrois provinces dont on a parlé, le Gouvernement de Lyonnois,comprend encore le Bourbonnois, l’Auvergne & la Marche.

L Y O N S , bourg de Normandie. Voyez LIONS.

L Y O N S en F O R E S T, eft un petit bourg de la Nor-mandie , dans une Forêt qu’on nomme la Forêt de Lyons, entreRouen & Gifors, à quatre lieues de la première, & à deux de ladernière. Il y a un fiége royal du Bailliage de Gifors, une Ele-élion, & une Maîtrife des Eaux & Forêts.

LYONS en SAN T ERRE ou LIT ION, bourg dela Picardie, fitué dans la contrée de Santerre à fept lieues d’A-miens du côté du levant. * Maty, DiB. Géogr.

L Y P. LYR. LYS. L Y T.

L YPE’ZEouLYPSC H, petite ville de la Haute Hongrie,eft capitale du Comté de Lypéze, & fituée fur la rivière deGran, à deux lieues au deffus de Birtricz. * Maty, DIB. Géogr.

L Y P E’ Z E (le Comté de) contrée de la Haute-Hongrie, fi-tuée entre les Corntez d’Arva, de Turofc, de Biftricz, de Go-mer, de Cépus, & le Mont-Krapach, qui le fépare de la Polo-gne. Lypéze & Saftatt en font les lieux principaux. ♦Maty,DiB. Géogr.

* LYPONTIAN. forterefle en Croatie, appartenanteaux Chrétiens. * Gr. DiB. Univ. Holl.

L Y R A N U S (Nicolas) Voyez NICOLAS de LYRE.LYRE, ancien inftrument de mufique, qu’on met entre lesmains d’Apollon. Il eft de figure prefque circulaire, & il a unpetit nombre de cordes qu’on pince avec les doigts. Quelquesuns croyent que la Lyre des Grecs étoit la même chofe que no-tre guitarre ; d’autres difent que c’étoit un inftrument fait de co-quilles de tortue, qu’Hercule vuida & perça, & qu’il monta decordes faites de boyau, au fon defquelles il accorda fa voix;auffi l’appelloit-onte/ÎMdo, qui lignifie une Tortue. On en voitplusieurs figures différentes dans les marbres & dans les médaillesde l’Antiquité. Les uns attribuent l’invention de la Lyre à Or-phée; d’autres à Linus; d’autres à Amphion; d’autres enfin àMercure & à Apollon , comme il paroît par cet endroit de Lu-cien, dans les Dialogues des Dieux, où il fait parler ainfi Apol-lon , lia fait un inftrument de la coquille de tortue, dont il joue enperfeBion, jufqu’à me rendre jaloux , moi qui fuis le Dieu de l’tiar-

m La Lyre eft auffi un Signe céleftecompofé de dix étoiles, quife lève en même tems que le Signe de la balance, & dont on s’i-R r 3 mas»-