ÜO LAI. LAK. LAL. L A L.
LAITOURE. Voyez LEICTOURE.
LAÏUS» fils de Labdaeus, Roi de Thébes, époufa Joca-fte, & en eut Oedipe qui le tua, félon la prédiction de 1 Oracle.
* Voyez OE D 1 P E.
LAIZE, rivière. Voyez L A I S E.
LAKIUM, ou BISKOPSLACK, bourg du Cercled’Autriche en Allemagne. Il eft dans la Carniole fur la petiterivière de Zeir, environ à deux lieues de Crainbourg. QuelquesGéographes prennent Lakium pour la petite ville de la Panno-nie Supérieure, nommée anciennement Prœtorium Latovicorum,laquelle d’autres mettent à Pridanik, village de la Carniole, fi-tué fur la rivière de Gurck vers le Lac de Czernicz. * Maty,Dit t. Géogr.
L A L A, fille native de Cyzique, ville de la Myfie dans l’A-fie Mineure, fe rendit célébré à Rome vers l’an 670 de cette vil-le, & 84 avant Jésus Christ, par fon pinceau & par fon adref-fe à travailler en ivoire. Elle s’appliquoit principalement à fai-re des portraits de femmes, & fit même le lien dans un miroir. Sesouvrages étoient faits avec tant d’art, qu’ils étoient vendusbeaucoup plus cher que ceux des plus habiles faifeurs de por-traits de ce tems-là, tels qu’étoient Sopyle& Denys, dont lestableaux fe confervent encore, à ce qu’on prétend, dans les ca-binets des Curieux. Cette fille mourut fans avoir été mariée.Sa ftatue fe voit à Rome dans le Palais du Prince Juftiniani.
* Acad. Pifif. partie 2. /. 1.
LAL AIN, bourg auec un château & titre de Duché, oufélon d'autres, de Comté. 11 eft dans la Flandre fur la Scarpe,environ à une lieue au deflous de Douay. *Maty, Ditt. Géogr.
* L A L A I N, famille de Comtes dans le Ilainaut. Il eftfait mention de Ricolde en 1139, & de Simon vers l’an 1198. Unautre du nom de Simon fut Grand Baillif de Hainaut en 1386.Son petit-fils üthon, & fon arriére-petit-fils Guillaume polTédé-rent la même charge. Guillaume fut outre cela Gouverneur deHollande en 1480. Simon, frère de Guillaume, Seigneur deMontigny & Chevalier de la Toifon d’Or, rendit à la guerre,de grands fervices à la Maifon de Bourgogne & fut tué dansune bataille en 1487. JoJJe fils de ce dernier fut Chevalier dela Toifon d’Or, & Stadholder de Hollande, & eut pour filsCharles I, & Antoine. Celui-ci aquit par mariage la Seigneuriede Hoogftraten, qui en fa faveur fut érigée en Comté. En1^59, il fut fait Chevalier de la Toifon d’Or, Colonel dans lestroupes Efpagnoles,&en 1566 Commandant deMalines;mais s’é-tant rangé du parti des Confédérez, il fut dépouillé de toutesfes dignitez en 1567, & accufé du crime de lézc-inajefté. De-puis cela il fè trouva à plufieurs batailles; & en 1568, il fut fidangereufement bleffé qu’il en mourut le lendemain. Comme ilmourut fans héritiers, fon neveu Philippe lui fuccéda dans leComté de Hoogftraten. Il étoit Chevalier de la Toifon d’Or& Stadholder de Gueldre. Il eut par mariage le Comté de Ren-neberg & laifla deux fils, George qui aura un article à part, &Antoine , Comte de Hoogftraten & Baron de Borflele. Ce der-nier fe diftingua par fa valeur & par fa capacité. En 1567, ilquitta fon pais pour fe joindre à Guillaume, Prince d’Orange,mais dans la première expédition, il reçut au pié une blefluredont il mourut. * Gr. Dict. Univ. Holl. Carpentier, Hijleire deCambray, l. 2. p. jiz. Spener, Hift. Infign. I. 2. c. 4 g. p. 482 çÿfuiti. Strada, de Bello Belgico. DeMéteren.
L ALAIN (George de) Comte de Renneberg, Chevalier& Baron de Villa, & Gouverneur de Frife, fe diftingua par favaleur pendant les troubles des Païs-Bas dans le XVI fiécle. Ils’attacha d’abord au fervice des Etats confédérez, qui le firentColonel de dix Compagnies d’infanterie, &qui, l’an 1576, luidonnèrent le Gouvernement de Frife. Depuis il prit Campen& Déventer, & l’an 1578, il fut nommé Chef des Finances;mais s’étant rendu maître de Groningue, & ayant fortifié Coe-verden, il fe détacha du parti des Etats, & embrafla le parti dePhilippe II, Roi d’Efpagne. Il fervit ce Prince en diverfes oc-cafions, prit plufieurs places fur les Confédérez, & mourut fansalliance le 22 juillet 1581. * Emanuei de Méteren, Hijt. desPaïs-Bas.
* L A L A I N (Antoine de) Seigneur de Montigny, premierComte de Hoogftraten en Brabant, Grand Thréforier, Cheva-lier de la Toifon d’Or, a fait en François la Rélation du Voya-ge de Philippe I, Archiduc d’Autriche, des Païs-Bas en Efpa-gne, & d’Efpagne dans les Païs-Bas. * Valére André, Bibliotb.Belgica, p. 69-
* L A L A I N (Jacques de) de l’illuftre famille de ce nom, aécrit en François un récit des chofes arrivées de fon tems & defes propres exploits. * Valére André, Bibliotb. Belgica, p. 415.
L A L A N D, file de Dannemark dans la Mer Baltique, eftfituée entre les Ifles de Langeland, de Zéland & de Fallter, &n’eft même féparée de cette dernière, que par un petit trajet.Naskow eft fa ville capitale. On y trouve encore celles de Ma-rybo, de Nyfted, de Rodby, &c. * Baudrand.
L A L A N E (Pierre) natif de Paris, fils d’un Garderolle duConfeil Privé, de fort bonne famille, originaire de Bourdeaux.II n’eut point d’autre emploi que celui des Belles Lettres. Il nefit jamais imprimer que trois pièces, la délicatefie de fon goûtne lui permettant pas d’en faire paroître davantage. Aufli voit-on dans ces trois pièces une grande noblefle de penfées, beau-coup de pureté & une délicatefie de goût extraordinaire. Il é-poufa une fort belle femme, qui s’appelloit Marie Galtelle des Ro-ches qu’il aima beaucoup, & pour laquelle il fit de fort bellesfiances. Il en a aufli parlé dans fes autres Ouvrages, commedans cette belle ftance adreflee à Gilles Ménage,
Chacun fait que mes trijies yeuxPleuraient ma Compagne fidèle ,
Amarante qui fut fi belle,
Que l'on n'a rien vu fous les Cieux,
Qui ne fût moins aimable qu’elle.
Ce Savant a fait en Italien l’Epitaphe de la femme de PierreLalane, qu’on ne fera pas fâché de trouver ici.
Bontà, virtà, one Jlade,
Gentillezza, beltade,
Scherzl, trajlulli, amori,
Qui Jlanfepolti, con la bella Dori .
Il fit aufli en Latin celle du mari,
Conjugis ereptee trifti qui trijlior Orpbe »
Flebilibus cecinit funera acerba modis ,
Prob dolor! Me tener tenerorum Scriptor amorumConditur hoc tumulo marmore Lalaniust
L’amour a fou vent infpiré des Poètes, & leur a di£té des versfort paflionnez pour leurs Maîtrefles; mais on n’en a guéres vufaire de leurs femmes le fujet de leurs Poëlîes, & pleurer leurmort en vers. Ceux de Lalane marquent un bel elprit, un beaunaturel, & un cœur tendre. * Mad. d’Aunoy, Recueil des plusbelles pièces des Poètes François, tome 2. p. 74. édit, de Hollande.
L A L A N N E (Noël de) Abbé de Notre-Dame de Val-Croiflant, Doéteur en Théologie de la Faculté de Paris, delàRoyale Société de Navarre, iflu d’une famille noble de Paris,originaire de Guienne, a été fort verfé dans la Théologie defaint Auguftin & de faint Thomas, & fut un zélé partifan de ceuxqu’on nomme JanféniJles. Etant tout jeune , mais déjà Doéteur,il fit le livre de Initio pice voluntatis, qui fut reçu du public avecapplaudifiement, & celui de la Grâce viüorieuje. il fut à la têtedes Théologiens, que les Evêques de France envoyèrent àRome, pour défendre la doétrine de faint Auguftin touchant laGrâce. Au mois de mai de 1653, il prononça devant le PapeInnocent X, la harangue rapportée au chapitre 22 de la fixiémepartie du fourmi de S. Amour, dans laquelle il préfenta l’Ecrit àtrois coloinnes, où les fens Hérétiques & Catholiques des cinqpropofitions, font diftinguez, & dans lequel ccs Théologiensproteftérent qu’ils ne foutenoient que le fens de la eolomae dumilieu. Etant de retour de Rome, il s’appliqua pendant quel-ques années à éclaircir fi Janfénius avoit enfeigné ces cinq pro-pofitions, dans fon livre intitulé Augujiinus, & s’étant jointavec Claude Girard, Licencié de Sorbonne, il compofaavec luiun Ouvrage, qui parut en 1660, où ils prétendoient démontrerclairement qu’elles ne s’y trouvoient point. Ce livre a pourtitre, Eclairciffement du Fait & du Sens de Janfénius par De-nys Raimond, &c. Deux ans après il donna au public l’Ecritdu Pape Clément VIII, & la conformité de la doctrine foutenue parles Dijciples de faint Auguftin fur les controverfes préfentes de la Grâ-ce , avec la doÜrine contenue dans l'Ecrit de ce Pape, & confirmée parplufieurs témoignages de faint Auguftin qui y font rapportez. En1668, il fit un autre volume intitulé, Conformité de Janféniusavec les Tbomiftes fur le fujet des cinq propofitions. Enfin ce fut luiqui fut l’Auteur de ces dix Mémoires, qui parurent fur la caufedes quatre Evêques, qui avoientdiftingüé le Fait du Droit dansles Mandemens qu’ils avoient faits, pour la fignature du Formu-laire , en exécution de la Bulle du Pape Alexandre VII, &qu’on peut dire avoir été la caufe de la négociation, que firentquelques Evêques de France avec le Nonce du Pape Clément IX,qui procura, en 1668, la paix aux Egliles de France, furiesmatières de la Grâce & de la Prédeftination. Cet Abbé avoit dela modeftie & de la piété. Il étoit libéral & charitable. Il mou-rut à Paris le 23 février 1673 » Agé de 55 ans. 11 a été inhuméà faint Euftache dans le tombeau de fon père & de fa mère.
* Mémoire manuferit.
LALEMANDET (Jean) Minime, natif de Bourgogne& Profeffeur à Vienne, fiorifloit en 1644. II publia un Coursde Philofophie Scholaftique, qui a été fort eftiiné en fon tems.Il eft aufli l’Auteur d’un Cours de Théologie publié en 1656.
* Konig, Bibliotb. Vêtus & Nova.
LALEMANT (Louis) Voyez LALLEMANT.
LALI, CASILIMAK, ou OTMAGIUCHI, en
Latin Halys, rivière de la Natolie en Afie. Elle baigne Otma-giuch, & fe décharge dans la Mer Noire, à fept lieues de Simi-fo, vers le couchant. * Maty, Ditl. Géogr.
LALLEMANT (Pierre) ChanoineRégulier de faint Au-guftin , de la Congrégation de fainte Geneviève, dite de France ,& Chancelier de l’Uni verfité de Paris, natif de Rheims, étudia àParis, & fit de grands progrès en Théologie dans l’Univerfité decette ville. Après y avoir pris le degré de Bachelier, il fut choifipour en être Reéteur, & fut même continué plufieurs fois encette charge. Il 9’en aquitta très-bien, & foutint avec vigueurles privilèges de cet illuftre Corps. Pendant ce tems, il s’appli-quoit avec fuccès à la prédication. Il lui vint un jour en penféequ’il ne pratiquoit pas tout ce qu’il enfeignoit aux autres : cequi le toucha fi vivement, qu’il réfolut de quitter le monde, &de fe faire Religieux à Sainte-Geneviève, où il avoit un frère.Après avoir donc renoncé à la charge de Reéteur, qu’on le vou-loit encore obliger de reprendre, il fe retira fecrettement dés lelendemain à Saint-Vincent de Senlis, pour prendre l’habit deChanoineRégulier, &fitenfuite, étant déjà âgé de 33 ans, faprofeflîon à Sainte-Geneviève de Paris, où il mena une vie fortexemplaire. La dignité de Chancelier de l’Univerfité, dépendantede l’Abbaïe de Sainte-Geneviève, étant venue à vaquer en 1662,par la mort du Père Fronteau, l’Univerfité demanda le P. Lalle-mant pour Chancelier. L’Abbé le nomma, quoique le Père s’endéfendît autant qu’il le put, difant qu’il ne feroit que changerde théâtre. Il y renouvella les preuves qu’il avoit tant de fois
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