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5 (1740) Lettres I - L
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L AH. L AJ. LAI.

tre un profond favoir, il avoit une érudition très-variée, & unegrande facilité de bien parler ; malgré Ion peu de fan te, il avoitunegayeté naturelle, & le courage d'un fage Phyficien, quifait à quoi le corps humain eft fujet, & qui pardonne à la natu-re. * Mémoires du teins. *

* L AH MAS ou LE'HE'MAN, ville de la Tribu de

Tuda. * Jolué, ch. 50. -0. 40.

J L A H N E. Voyez LOHNE. .

1 AH O LM, ville de Suède dans la province de Halland,en la Weftrogothie ou Gothie occidentale, eft nommée Laa-Holm,nar ceux du pais. Elle eft fur la Mer Baltique vers les frontiè-res de Schonen, avec un port & un chateau. Elle avoit ete au-trefois fortifiée par les Danois, qui la cédèrent aux Suédois parle traité de Bromsbroo l'an i 64 S- Elle a été fort maltraitée du-rant la dernière guerre de Suède. Elle eft au fud eft de Helin-ftede dont elle eft éloignée de trois à quatre lieues ;& au nord-nord-’eft d’Elfinbourg , dont elle eft éloignée de dix bonneslieues à la bouche de la petite rivière de Laha, qui lui donnele nom. * Baudrand.

L A H O R , ville & province des Indes dans les Etats duGrand Mogol. Cherchez P E N G - A B.

L A H R, ville & Royaume en Perfe. Voyez L A R.

L AJ. LAI. L A K. L A L.

L A J A Z Z O ouAJAZZO, ville de l’Afle dans la Cilicie,eft fituée fur la Mer Méditerranée au pié du Mont-Amana,& fur un Golfe auquel elle donne fon nom. C’eft 1 ’IJJus des An-ciens, célébré par les batailles qu’on a.données dans fon voifina-ge, au lieu dit le Pas de Cilicie. Alexandre le Grand y délit Da-rius Roi de Perfe, la première année de la CXII Olympiade, &la 332 avant J. C. Ventidius Baffus, Capitaine Romain, y rem-porta une viftoire fur les Parthes Tan 714 de Rome, & 40 avantJesus-Christ. L’Empereur Sévère y en gagna une autre furPefcennius Niger, fon Compétiteur à l’Empire, Tan 194 de J. C.Enfin le Sultan d’Egypte y défit Tannée de Bajazet II, Tan i486.* Baudrand.

L A I C H E U, ville de la Chine. Elle eft la fixiéme de laprovince de Quantung, & fituée près de la côte, où elle a unbon port vis à vis de la ville de Hainan. Laicheu eft capitale d’unTerritoire, où il y a fix autres villes. * Maty, DiB. Géogr.

LAICOCE’PHALES, nom que quelques Catholiques,donnèrent aux Schifmatiques Anglois, qui fous la difcipline deSamfon & de Morifon, étoient obligez d’avouer fous peine de pri-fon & de confifcation de biens, que le Roi du païs étoit le Chefdel’Eglife. * Sandére, Hcer. 120.

LAICTOURE. Cherchez LEICTOURE.

♦ LAIDRADE, du Norique, florifioit du tems de Char-lemagne. Il laiffa des Lettres. Rivinus publia à Leipfic en 1653,un Poëme de Confolation de Laidrade à fa fœur, fur la mort defon fils & de fon frère. * Voyez Oléarius in Abaco, p. 285.

* L A I G N E', bourg de France, dans l’Anjou. Le Diction-naire Univerfel de la France lui donne entre fept à huit censHabitans.

*L A I G N E', bourg de France, dans le Maine. Le Diftion-naire dont on vient de parler, lui donne plus de huit cens Ha-bitans.

* LAIGNES, bourg de France dans la Champagne. Ila félon le même plus de 1300 Habitans.

* L AILL Y & Monfay,bourg de France dans-TOrléanois.Il a félon le même près de 1500 Habitans.

LAIMAN ou LAYMANN (Paul) Jéfuite Allemand,natif de Deux-Ponts , enfeigna la Philofophie, le Droit Canon,& la Théologie Morale dans divers Collèges d’Allemagne, &mourut à Confiance le 13 novembre 1635 , âgé de 60 ans. Il acompofé divers Ouvrages, Tbeologia Moralis, libri quinque; Qitce-Jtiones Canonicce de Prcelatorum Ecclefiafticorum eleBione, injlitutio-tie iÿ potejlate, ex libro primo Decretalium; Defenfio Romani Pontifi-cis, Ccefaris, &c. in caufa monajleriorum. Un Religieux Béné-diftin nommé Romain Haye répondit à cet Ouvrage par un au-tre intitulé, AJier inexftinBus; & le Père Laiman répliqua parun Traité que nous avons, fous le titre d ’Aftrologice Ecclejiafliccey AJlri inexJïinBi Cenfura. * Alegambe, Biblioth. Script. Societ.Jefu. Le Mire, de Script, fæc. XVII. &c.

* LAINDRY, bourg de France en Champagne. Le Di-étionnaire Univerfel de la France lui donne neuf mille cens àHabitans.

L A I N E Z (Jacques) Général des Jéfuites, étoit Efpagnol,& s’aquit de Teftime dans le XVI fiécle, par fa prudence, par fonfavoir & par fa piété. Après avoir été reçu Dofteur à Alcala,il vint à Paris, où il étudia à fond la Théologie. Il fut l’un despremiers compagnons de faint Ignace, contribua beaucoup à l’é-tabliffcment de fa Compagnie, & lui fuccéda en la charge deGénéral Tan 1556. Il aflîfta au Concile de Trente, commeThéologien du Pape Paul III en 1545 & 1546, & il y aflîftaencore depuis comme Théologien des Papes Jules III, & Pie IV.Le dernier l’engagea , Tan 1361, à accompagner le CardinalHippolyte d’Eft, qui vint Légat en France pendant le Colloquede Poifly. Le P. Lainez fit un Difcours pour oppofer à ceux deBéze, & de Pierre Martyr; & dit hardiment à la Reine Catheri-ne de Médicis, que ce n’étoit pas l’affaire d’une femme d’or-donner des conférences de Religion. 11 mourut à Rome le19 janvier 1565, âgé de 53 ans, après avoir refufé le chapeaude Cardinal, que le Pape Paul IV lui voulut donner. On aquelques Traitez de fa façon. Il en avoit commencé de plus im-portans, que fes grandes occupations l’empêchèrent de finir.

* Ribadeneira. Sacchini. Alegambe. De Thou. Le Mire,&c.

LAINGÆUS (Jean) Ecoffois, eft Auteur d’un Traité

L AI. 19

fur les Mœurs des Hérétiques de notre tems, imprimé à Paris en1581. * Konig, Biblioth. Fétus & Nova.

LAINO BORGO, bon bourg de la Calabre Citérieu-re, fur la rive droite de la rivière de Lao, à quatre ou cinqlieues au deffus ,de Scaléa. Quelques Géographes prennent Lai-no pour la petite ville des Brutdens, nommez Laus ou Laum ,que d’autres mettent à Scalea. * Maty, DiB. Géogr.

* LAINO CASTRO, bourg du Royaume de Naples,en Italie, dans la Calabre Citérieure, fur la rive gauche de larivière de Laino ou Lao, dans le voifinage du bourg précédent.

LAINO ou LAO, rivière d’Italie, dans le Royaume deNaples. Elle eft dans la partie feptentrionale de la Calabre Ci-térieure. Elle coule d’abord du fud au nord, puis du nord-eftau fud-oueft, & fe décharge dans la Mer de Tofcane.

* L A 1 R E S ou L A R E S S E (Gérard de) fut l’un desplus célébrés Peintres des Païs-Bas. Il naquit à Liège en 1640.Il étudia la Peinture fous fon père, & fous Bartelet, & aprèsavoir fait de grands progrès fous de fi bons Maîtres, il quitta laville de fa naiffance pour aller chercher fortune ailleurs. Il vintd’abord à Utrecht, & quelque tems après, il alla à Amfterdamoù il fit des pièces qui lui attirèrent l’admiration des Connoif-feurs. En 1690, il devint aveugle, & comme il ne pouvoit plusfatisfaire l’inclination qu’il avoit pour la Peinture, il s’appliquaà donner des préceptes fur ce bel Art. Il les écrivoit avec de lacraye fur des toiles préparées pour cela, & l’un de fes fils lescopioit enfuite fur le papier. Après cela on en fit un Recueil quifut imprimé. Il mourut en 1711. Il laiffa trois fils, 1. Andréqui n’ayant point d’inclination pour la Teinture, alla fe placeren France chez un Marchand, après la mort duquel, il fe tranf-porta dans les Indes; 2. 3. Abraham & Jean, qui furent Pein-tres.

* L A I R E S (Erneft) frère du précédent fut un habile Pein-tre. Il excella fur tout à peindre des infeétes. Le Prince deLiège ayant vu de fes ouvrages, les trouva fi beaux qu’il le fitvenir auprès de lui, pour le prendre à fon fervice ; mais afin dele rendre plus capable, il l’envoya en Italie, où il l’entretint àfes propres dépens. Lorsqu’il fut de retour, il entra au fervicedu Prince où il demeura jufques à fa mort, arrivée dans fa qua-rantième année.

* L A I R E S (Jacques) frère des deux précédens, & Pein-tre comme eux pouvoit peindre toutes fortes de fujets ; mais ils’appliquoit particuliérement i peindre des fleurs, en quoi il réüf-fiffoit parfaitement bien. Il vint de Liège s’établir à Amfterdamoù il a fini fes jours.

* LAIRVELL (Servais) de Ilainaut, Religieux de l’Or-dre de Prémontré, & Dofteur en Théologie, a donné au Pu-blic, Optica Regularium, Jive Commentarius in Regulam S. Augu~Jlini; CatecbiJ'mus Novitiorum y eorumdem Magijtri. Il mourutTan 1631. * Valére André, Biblioth. Belgica, p. 807 y 808.

LAIS, ville de la Tribu de Nephtali, fituée dans l’extrémi-té de la Terre-Sainte, à la fource du Jourdain: c’eft la mêmeque Cèjarée de Philippe. Voyez C E' S A R E' E. On dit qu’ellea auffi été nommée Lafem , Dan & Pansas. * Simon, Dict. de laBible.

LAIS, père de Phalti de la ville de Gallim, à qui le RoiSaül donna en mariage Michol fa fille, femme de David. * I.Samuel ou I. Rois, ch. 25. v. 44.

LAIS, Courtifane célébré, native d’une petite ville nom-mée Hyccare en Sicile, vivoit fous la CV 1 Olympiade, vers Tan400 de la fondation de Rome, & 354 ans avant Jésus Christ.On la croyoit fille de Timandra, concubine d’Alcibiade, & onla furnomma la Corinthienne, parce qu’elle demeura longtems àCorinthe, où elle enchantoit tous ceux qui la voyoient. CetteCourtifane vendoit chèrement fes faveurs, & demanda pourune nuit dix mille drachmes à Démofthéne, qui répondit qu’iln’acbetoit pas Ji cher un repentir. Depuis , étant amoureufe d’unjeune homme de Theffalie, elle abandonna Corinthe pour lefuivre. Quelques femmes, jaloufes de fa beauté , Talfailinérentdans un temple de Vénus, qui fut depuis nommé l’Homicide.* Plutarque, Vit d’Alcibiade, Vie de Nicias, Traité de l’Amour ,yc. Aulu-Gelle, NoB. Attic.l. i.c. 18. Bayle, DiB. Géogr.

* L AI S E, petite rivière de France en Normandie dans lediocéfe de Bayeux. Elle a fa fource aux environs de Tournebut.Après avoir arrofé le territoire de l’Abbaïe de Barbery, elle paf-fe par le bourg de Buteville & par quelques autres lieux pour fejetter dans l’Orne à trois lieues au deffus de Caen. * DIB. Univ.de la France.

* LAIS O N, petite rivière de France en Normandie, a fafource dans le diocéfe de Séez affez proche de celle de Laife.Après avoir traverfé plufieurs paroiffes, & fait moudre beau-coup de moulins, elle fe jette dans la Dive, deux lieues au def-fus de TAbbaïe de Troarn. * Le même.

L A I T II ou L E I T H, étoit un Chauderonnier, qui éle-va trois enfans nommez Jacob, Amrou & Ali. Le père & lesenfans s’ennuyant de leur métier, voulurent porter les armes.Laith fe mit donc en campagne avec fes trois enfans, & ayantramaffé quelques gens de fortune, dont il fe fit le Chef, il de-vint Capitaine de Bandouliers, c’eft à dire, de Voleurs. II vo-loit pourtant en galant homme, car il ne dépouilloit jamais en-tièrement ceux qui tomboient entre fes mains, fe contentant departager avec eux ce qu’ils avoient. Il fut connu & eftimé pourfa bravoure & pour celle de fes enfans par Darham, qui régnoitalors dans le Segeftan. Ce Prince l’attira à fa Cour, & décou-vrant tous les jours en lui d’excellentes qualités, il l’avança juf-qu’aux premières charges de l’Etat, de forte que Laith finiffantglorieufement fa vie, laiffa en mourant à fon fils Jacob l’efpé-rance & les moyens de parvenir à quelque cbofe de plus grand.En effet, ce fut Jacob fon fils qui fonda la Dynaftie des Soffari-des. * D’Herbelot, Biblioth. Orient.

C a L A b