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5 (1740) Lettres I - L
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au fud-oueft, elle prend fon cours de l’eft à l’oueft ; fépare laScanie de la Weftrogothie. baigne Laholm , & fe jette dans lamer un peu au deflous de cette ville.

*LAHAD ou L A A D, fécond fils de Jabad ou Jahatbde la Tribu de Juda. * 1. Cbroniq. ou Paralip. cb. 4. v. 2.

* L A H D A, fils de Scèla de la Tribu de Juda & père deMard'ça. * I. Cbroniq. ou Paralip. cb. 4. v. 21.

* L A H D A N ou L A L A D A N, fils de Télab & père deHammiud, de la Tribu d’Ephraïm. * I. Cbroniq. ou Paralip. cb.7. v. 26.

* L A H D A N ou LE'HDAN, Lévite de la famille deGuerfçom. * I. Cbroniq. ou Paralip. ch. 23. v. 7 : cb. 2 6. v. 21.

LAHE'LA. Foye 2 CHALE' & H AL A ou HA-

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* LAHIJON, ville de Perfe, eft à 74 degrez, 25 minutesde longitude, & à 37 degrez, 15 minutes de latitude. On faitdans cette ville plufieurs ouvrages de foye, & particuliérementune étoffe rayée, que ceux dupaïs appellent Tejfile , laquelle eftmoitié foye & moitié coton , & dont ils font leurs vêtemensqu’ils nomment Kabayes. * Tavernier, Voyages , tome 1. I. 3-cb. 13. p. 402. édit, de Hollande 1692.

LA IIIR E (Laurent de) Peintre, qui fut de fon tems engrande réputation , natif de Paris, fut un des vint-deux Peintresou Sculpteurs, qui compoférent le corps de l’Académie Royalede Peinture & de Sculpture , lorsqu’elle fut établie en 1648.Quoique Difciple de Vouet, il ne fuivit point fa manière. Lafienne n’étoit pas d’un meilleur goût, mais elle étoit plus re-cherchée, plus fine, & plus naturelle, mais toujours infîpidc.Ses Païfages font plus eftimez que fes figures; il les finilfoitfort bien & lespeignoit proprement. Il étoit tellement attachéà laPerfpeftive aerienne, qu’ilconfondoit toujours fes lointainsdans l’exhalaifon , félon la méthode qu’il avoit apprife de Defar-gues. Il en ufoit dans fes figures, comme dans fes lointains; carà la referve de celles qui étoient fur les premières lignes, toutesles autres fe perdoient dans un brouillard, à mefure qu’elles s’é-Ioignoient. Il fut un des douze Profeffeurs del’Académie jufqu’àfa mort, qui arriva le 28 décembre 1656. Il étoit âgé alors de'51 ans. * De Piles, Abbrégéde la Vie des Peintres , p. 479.

LA III R E (Philippe de) fils du précédent, naquit à Parisle 18 mars 1640, & fut d’abord deftiné à laprofeflïon de fon pè-re; mais il fit lui-même un choix & plus élevé, & plus digne defon goût. Son père lui avoit fait étudier la Perfpeétive & laGnomonique pour la Peinture, où il le deftinoit; mais il envi-fagea ces Sciences du côté de la Géométrie, à laquelle il étoitréfolu de fe donner tout entier. Il perdit fon père à l’âge de 17ans, & tomba dans de fi grandes infirmitez, qu’il crut devoirentreprendre un voyage en Italie, où après avoir rempli fon ima-gination des relies précieux de la favante Antiquité, il s’appli-qua fortement à la Géométrie , & principalement aux SeétionsConiques d’Apollonius. Le caractère fage & fërieux de M. dela Hire l’attachoit à l’Italie, où il auroit peut être fixé fon féjour,fans les fortes inftances de fa mère dont il étoit aimé. Il en re-vint au bout de quatre ans, âç continua fes études Géométri-ques. Il .donna Inféconde partie du Traité de la Coupe des pierres,que M. Boffe fit imprimer en 1672. Cet Ouvrage fit connoîtreM. de la Hire comme un excellent Géomètre, & ilenfoutintdignement le nom par quelques Ouvrages qu’il donna en 1672& 11576. Enfin fa réputation le fit fouhaiter dans l’Académie desSciences, où il fut reçu; en 1678- L’année fuivante, il publiadans un volume, 1. Les Nouveaux Elemens des Sellions Coniques ; 2.Les Lieux Géométriques ; 3. La conjlruBion ou effeüion des Equations.11 alla la même année en Bretagne, & en 1680 en Guienne, parordre du Roi avecM. Picard, pour faire une Carte générale duRoyaume, plus exaéte que lesprécédentes : ils firent une corre-ftion importante à H côte de Gafcogne, en la rendant droite decourbe qu’elle étoit, ce qui fervit,beaucoup à afflirer la naviga-tion. Eni68i, il eut ordre d’aller ,feul déterminer la pofitionde Calais & de Dunkerque; il mefiiraaufli la largeur du Pas deCalais, depuis la pointe du baftion du Risban, qui eft du côtéde la iner t çq allant vers Boulogne, jufqu’au château de Douvresen Angleterre & la trouva de 21360 toifes. En 1682, il fit unvoyage en Provence pour finir la Carte générale. Dans ces dif- •férens voyages, il exécutoit les Ordres du Roi, & fatisfaifoiten même tems fon goût pour les Sciences. Il fit des Obfervationsfur la variation de l’aiguille aimantée , fur les réfradions, & fur leshauteurs.des montagnes parle Baromètre: il donna cette même an-née un Traité de Gmmonique, qu’il fit réimprimer en 1698, fortaugmenté. En r683, M. de la Hire continua du côté du nordde Paris, la fameqfip Méridienne commencée par M. Picard, pen-dant que M. Caifini la poufloit du côté du fud ; mais cette gran-de entreprise ayant été interrompue par la mort de M. Colbert,M. de Lquvoisl'qcpupa à faire lenivellement de la rivière d’Eure,uele Rai Louis XIV vouloir faire venir à Verfaiiles par des aque-ucs ; il la trpu va à dix lieues au delà de Chartres de quatre-vint-un piez plus haute que le réfefvoir de la grotte de Verfaiiles.Quelque occupé que parût M.;de la Hire à ces différens ouvra-ges, il ne put fe jçefufer à fes amis, & M. Picard lui ayant remistout ce qu’il avoit fait fur le nivellement, pour le faire imprimeravec les çhapgemens & les additions qu’il jugerait à propos, ilexécuta fon intention en 1684, en donnant au public, 4 e- Traitédu Nivelievpent de M. Picard. En 1685 parut fon livre intitulé,SeBiones Conica in mvem Ubr.os diftributee , in folio. Cet Ouvragecontient toute la théorie des Seétions Coniques, & c’eft la pre-mière fois qu’on la vit touteehtiére & en corps; & continuantfes études avec une application infatigable, il mit au jour en1686, le Traité du mouvement des eaux et? des autres corps fluides ,Ouvrage pofthmie de M. Mariette: ce Traité a eu plufieurs édi-tions. Il fit imprimer en 1687 > des Tables du Soleil & de la Lu-ne, avec des méthodes plus faciles pour le calcul des Eclipfes , auquel

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il joignit, en 1689, un Problème important d’Aflronomie , & la de-feription d’une machine de fon invention, qui a été exécutéedans des pendules, & qui montre toutes les éclipfes paffées & àvenir, les mois & les années lunaires, avec les épaétes. Sa Géo-métrie pratique parut la même année, fous le titre de !’Ecole desArpenteurs , & fut réimprimée en 1692, avec des augmentationsconfidérables. 11 fit paraître, en 1694, quatre Traitez qui fu-rent inférez à la fuite du fécond volume des Mémoires que l’A-cadémie donna en 1692 & 1693. Le premier eft fur les Epicycloi -des courbes , comprifes dans la même formation générale que la Cycloïde,mais plus eompofées. Il découvrit tout ce qui appartenoit aux Epi-cycloïdes, leurs tangentes, leurs reétifications, leurs quadratu-res, leurs développées; c’eft là tout ce que peut fur les courbesla plus fublime Géométrie. Le fécond Traité eft une Explicationdesprincipaux effets de la glace & du froid. Le troifiëme roule furifjdifférens Sons de la trompette marine ; & le quatriém efur les diffé-rons accidens de la vue. Son Traité de Mecbanique, fut le préfentqu’il fit au public en 1695. En 1702, il publia la fécondé édi-tion de fes Tables Aflrommiques du Soleil de la Lune , augmentéesde celles de toutes les Planètes: on ne peut avoir en Aftrîmomie riende plus pur, & de plus exemt de tout mélange d’imaginations hu-maines. 11 fit auffi graver la même année deux Planifphéres defeize pouces de Diamètre, fur les deffeins qu’il en avoit faits.M. de la Hire fut chargé par le Roi, en 1704, de placer dans lesdeux premiers pavillons de Marli, les deux grands Globes quifont préfentement au Louvre. Outre tous les Ouvrages dont ona donné le détail, & dont le dénombrement n’eft pas même en-tièrement exaift, à caufe de la multitude, on trouve une grandequantité de morceaux importans, répandus & dans les Journaux,& dans les Hiftoires de l’Académie; mais fur tout dans les Hi-ftoires, où il n’y a point d’année qu’il n’ait enrichie de plufieurspréfens également confidérables, par leur beauté, & par leur va-riété. Toujours occupé, fes journées étoient une étude conti-nuelle, fes nuits même étoient fouvent interrompues par desobfervations Aftronomiques; nul exercice corporel, que d’allerde l’Obfervatoire à l'Académie des Sciences, à celle d’Archite-éture , & au Collège Royal dont il étoit Profeffeur. Tant detravaux & fi différens auraient ruiné une fanté moins vigoureu-fe que la fienne: car quoique chargé d’années, on peut dire qu’iln’a été vieux qu’environ un mois, pendant lequel il a fouffertplufieurs infirmitez dont il mourut fans agonie le 21 avril 1718,âgé de plus de 78 ans, autant recommandable par fa piété queparla grandeur de fon génie. Il avoit été marié deux fois; dupremier mariage eft forti Philippe de la Hire, dont nous parle-rons dans l’article fuivant, & le fécond nous a donné Jean-Ni-colas de la Hire, né en 1685- Son père n’ayant pas réiilli à fai-re de fon fils aîné un Médecin, deftina fon cadet à cette pro-fellion, qu’il embraffa avec plaifîr. Son goût pour cette Sciencefe fit bien-tôt connoître ; il étudia les plantes à fond, & fut reçuen 1709dans l’Académie des Sciences, en qualité deBotanifte,& depuis en celle de Méchanicien. En 1710, il a été reçu Do-éteur en la Faculté de Médecine à Paris, où il exerce cette pro-feffion, avec tout le foin , toute l’application, & tout le travaild’un homme qui ne veut rien céder à la réputation de fes ancê-tres : auffi appliqué qu’eux, fes heures de repos font un nouveautravail. Il a fait un Recueil confidérable de plantes deffinéesd’une manière finguliére, dont il eft Inventeur. C’eft un Ou-vrage unique & d’une variété furprenante ; quoiqu’il n’entredans ces deffeins que deux fortes de couleurs, tout y eft fi bienexprimé, que l’on reconnoît parfaitement chaqueefpécede plan-te. Il a pouffé la découverte plus loin, & a trouvé la maniè-re , en les colorant, de les répréfenter d’un naturel inimitable.Enfin on a déjà en lui, un Médecin fort expérimenté , un bonDeffinateur, & un habile Peintre de païfages. * Mémoires dutems.

LA HIRE (Philippe de) naquit à Paris le 25 juillet 1677.Son père, dont on vient de parler dans l’article précédent, ledeftinoit pour la Médecine, & l’envoya au fortir du Collègechez M. du Vernay au Jardin Royal, pour apprendre l’Anatomie.Il s’y appliqua quelque tems, mais fe fentant plus dégoût pourles Mathématiques que pour la Médecine, il quitta celle-ci pourfe donner entièrement à l’autre, où il fit défi grands progrès,qu’il fut reçu dans l’Académie des Sciences dès l’an 1699. Uni-quement occupé des Mathématiques, il a compofé plufieurs Mé-moires qu’il lifoit dans les affemblées de cette Académie,& qu’el-le a fait imprimer dans fes Mémoires. F.n 1701, il publia uneannée des Epbémérides qu’il avoit calculées fur les tables Aftronomiques de fon père : Ouvrage qu’il a continué pendant cinqannées, & qu’il fit paraître fous le nom de Gabriel-Philippe,pour le diftinguer de ceux de fon père. Il donna, en 1702, lelivre de Charpenterie de Mathurin Jouffe, avec des correétions,& des augmentations confidérables. Il fut choifi, à fa mort defon père, pour lui fuccéder dans tous fes emplois, mais il necrut pas que fa fanté , altérée par fes études depuis quelques an-nées, pût lui permettre d’accepter la charge de Profeffeur epMathématiques au Collège Royal ; & plus à la follidtation defes amis, que par la crainte du travail, il fè déchargea de cet em-ploi. Il entreprit cependant avec Meilleurs Caffini & Maraldi,de faire le voyage de Dunkerque, pour déterminer la ligne mé-ridienne depuis Paris jufqu’à l’extrémité feptentrionale du Royau-me , qui avoit été commencée par Meilleurs Picard & de la Hirefon père. Parmi une infinité de découvertes qu’il avoit faites,il avoit trouvé un moyen facile, & très-fûr pour faire de grandsverres de lunettes ; il en a fait de très-excellens qui avoient plusde cent piez de foyer. Le Roi en a pris plufieurs que l’on conferveà l’Obfervatoire. Sa mort prématurée, arrivée en i7i9,aprivéle public de l’Ouvrage où il avoit rédigé en corps tous les préce-ptes qui regardent la taille des verres de lunettes. Il y avoitjoint quantité de figures dan.s le deffein de le faire imprimer. Ou-tre