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B R A D 0 R. C’eft la partie orientale & la méridionale del’ifle qu’on nomme le Cap Breton. C’eft en ce païs qu eu le Lacde Labrador. * Maty, Diü. Géogr. T a „ ^ o c- a
LABOROSOARCHODUS ou LABOSSAR-D A CH, Roi de Babylone & d’Affyrie, étoit fils de Nérighl-for, auquel il fuccéda l’an avant J. C. 554. Son régne ne lutque de neuf mois, après lefquels il fut tué par une confpirationdes Seigneurs Babyloniens, qui mirent en la place LabyniteouNabonide.
L A B O R U M. Cherchez L A B A R U M.
L A B O T A S, Roi des Lacédémoniens de la famille desEuryfthénides, fuccéda à fon père Echeftrate l’an 994 avant J.C. & régna 37 ans: fous lui commença la première guerre contre
les Argiens. * Hérodote. Paufanias.
LABOUR (Terre de) Fuyez T E R R E de LABOUR.
LABOURU, en Latin Lapurdenfts TraÜus, contrée de laGafcogne, province de France. Elle a au midi les Pyrénées & laBaffe Navarre; au Levant & au nord les Landes, & au Couchantla Mer de Bifcaye. Ce païs n’eft guéres fertile ni en froment,ni en vin; mais il abonde en fruits, & particuliérement en poi-res & en pommes dont on fait du cidre excellent. On y recueilleaulfi du millet & des Simples merveilleux pour la Médecine.Bayonne en eft la capitale. Ses autres lieux un peu confidérablesfont S. Jean de Luz, Andaye & Cibourre. * Maty , Diüion.Géogr.
LABOUREUR (Jean le) né à Montmorency près deParis l’an 1623, étoit fils & petit-fils du Baillif de ce lieu. Apeine avoit-il dix-huit ans, qu’il fe fit connoître par le Recueildes Tombeaux des perfonnes illuftres, dont les fépultures fontdans l’églife des Céleftins de Paris, avec leurs éloges, Généa-logies, armes & devifes; & cet Ouvrage qui parut en 1642, inquarto, quoique fi imparfait, que l’Auteur auroit voulu depuisle défavouer, fut fi bien reçu, que dès l’année fui vante on enfit une fécondé édition in folio. Le Laboureur étoit en 1644 à laCour, en qualité de Gentilhomme fervant, lorsqu’il fut choifipour accompagner la Maréchale de Guébriant, nommée Ambaf-fadrice extraordinaire de France, à la conduite de la PrinceffeMarie de Gonzague, qui alloit en Pologne pour y époufer leRoi Ladiflas IV. Le Laboureur accompagna la Maréchale à fonretour. Ce voyage fut d’un an. Quelque tems après être re-venu, il fit imprimer en 1647, à fes dépens, la Rélation de cevoyage, qui ell remplie de chofes curieufes & agréables. Ayantpris le parti de l’Eglife, il fut fait Aumônier du Roi, & on luidonna le Prieuré de Juvigné. Depuis, l’an 1664, le Roi parune grâce fpéciale le fit Commandeur de l’Ordre de S. Michel. 11avoit travaillé de bonne heure à la Traduétion de l’Hiftoire deCharles VI, par un Religieux de S. Denys, & de fa continua-tion par Jean le Févre, dit de S. Remy; mais quoiqu’elle fût fi-nie dès l’an 1655, elle ne parut qu’en 1663, & avec une très-petite partie des Commentaires qu’il avoit promis, & qui dé-voient contenir deux volumes, fans qu’on fâche ni pourquoi iln’a pas tenu fa parole, ni ce que font devenues toutes les piècesqu’il avoit recueillies, & qui dévoient être d’une très-grandeutilité. M. Clairembaut, Généalogifte de l’Ordre du S. Efprit,qui par fon confeil s’étoit engagé dans les recherches généalogi-ques des familles , a eu fes dépouilles littéraires. Il avoit publiél’an 1656, l’Hiftoire du Maréchal de Guébriant, avec la Généalo-gie des Budos, & de quelques autres Maifons de Bretagne; &l’an 1659 , il avoit donné une nouvelle édition des Mémoires deMichel de Caftelnau, avec plufieurs Hilloires généalogiques.L’édition des Mémoires de Caftelnau par le Laboureur, laquel-le elt en deux volumes in folio, eft très-recherchée & très-rare.Elle fut pouffée à la vente de la bibliothèque de M. de Colbert,jufques à 180 livres. Il mourut au mois de juin 1675, dans fa54 année. Après fa mort, le P. Ménétrier publia, en 1682, lesTableaux généalogiques, ou les feize quartiers des Rois deF’rance depuis S. Lpuïs. On donna aulfi, en 1684, fon Traitéde l’Origine des Armoiries ; & on garde fon Hiftoire de la Pairiedans la Bibliothèque du Roi de France. Louïs le Laboureur,frère de Jean, Baillif de Montmorency, mort le 21 juin 1679,eft Auteur de quelques Poëfies. En 1647, il publia en plufieursPoèmes les Conquêtes du Duc d’Anguien; en 1664, le Poèmede Charlemagne; en 1669, les avantages de la Langue Françoifefur la I.atine; & les Promenades de S. Germain. Us avoientl’un & l’autre un oncle, nommé Dom Claude le Laboureur,ancien Prévôt de l’Abbaïe de l’Ifle-Barbe fur la Saône, près dede Lyon, qui, en 1643, publia des Notes & des correftions furle Bréviaire de Lyon; & en 166$, 1681, & 1682, les Mafnresde l’IJle-Barbe, c’eft à dire, un Recueil Hiftorique de tout cequi concerne cette Abbaïe. L’indifcrétion avec laquelle DomClaude avoit parlé du Chapitre de S. Jean de Lyon, l’obligea àréfigner fon Bénéfice, & lui fit un ennemi en la perfonne de Bé-fian a’Arroy, Théologal de Lyon, qui l’an 1644, réfuta fesNotes & fes correétions dans fon Apologie de l’Eglife de Lyon, &qui, l’an 1668, oppofa à la première partie de fes Mafures,une petite Hiftoire de l'Abbaïe de l’Ifle-Barbe. Dom Claudedonna encore un Traité de l’Origine des Armes, contre le P.Ménétrier, & l’Hiftoire généalogique de la Maifon de Sainte-Colombe, imprimée l’an 1673. * Le Long, Bibliotb. Hift. deFrance. Le Père Niceron, Mémoires pour J'ervir àl’Hiftoire des Hom-mes Illujlres , tome 14. p. 126 & 127.
LABOUREUR (Louïs le) Voyez l’article précédent deLABOUREUR (Jean le)
LABOUREUR (Claude le) Voyez l’article de L A B O U-R E U R (Jean le)
LABOURLOTE (Claude) l’un des plus braves Capitai-nes de fon fiécle, ne fut redevable de fa fortune qu’à fon coura-ge; car il étoit de fi baffe condition, qu’on difpute encore s’ilétoit Lorrain ou Francomtois. On dit qu’il avoit été Barbier du
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Comte Charles de Mansfeld, & qu’il lui rendit un fervice figns-lé en le délivrant d’une mauvaife femme qu’il avoit. L’iiiftoiïende l’Archiduc Albert le nie; mais Grotius le die politivenient,fans témoigner qu’il en doute. Il paffa par tous les degrez de lamilice, julqu’à celui de Commandant des troupes Wallonnes aufervice du Roi d’Efpagne. Il y avoit plus de bonheur que deconduite dans fon fait; car jamais il ne s’engageoit plus volon-tiers à une entreprife, que lorsqu’elle étoit tort périlleufe. ilfut bleffé en diverfes occafions & enfin tué d’un coup de mou-fquet le 24 juillet 1600, pendant qu’il faifoit travaillera unretranchement entre Bruges & le Fort Ifabelle. 11 eut beaucoupde part aux aétions barbares que les troupes de l’Amirante com-mirent fur les terres de l’Empire l’an 1598. Ulaiffa un fils quife fit Dominicain, & une fille qui époufa Robert de Celles, Baronde Foi au païs de Liège. * Bayle, Diü. Crit.
LABRADOR. Voyez LABORADOR.
L A B R 1 T , ville de France en Gafcogne dans l’Archiprêtréde Marfan, l’un des fix Evêchez d’Aire. Elle eft fituée dans lespetites Landes au bout d’un grand bois, qui porte aulfi le nomde Labrit. C’étoit autrefois une bonne ville où les Ducs d’Al-bret faifoient leur féjour. Elle étoit accompagnée d’un fort châ-teau qui eft préfentement ruiné. Ses Landes & fes bois qui s’é-tendent loin , font d’un revenu confidérable. * Th. Corneille,Diü. Géogr.
LABSA ou LASSACH, ville de l’Arabie Heureufe enAfie. Elle eft à vint lieues d’Elcatif, du côté du midi dans unecontrée que Sanfon appelle le Béglerbey de Labfa, & VifcherlaPrincipauté d’Elcatif, tributaire du Turc. * Maty, Diüion.Géogr.
* LABYNITEt c’eft le nom qu’Hérodote donne au Roide Babylone, quand cette ville fut prife par Cyrus. * Hérodo-te, l. 1. ou Clio. Voyez NABONIDUS.
LABYRINTHE) nom que les Anciens donnoient à cer-tains lieux remplis de tours, de détours, & de différentes routes quife rendoient les unes dans les autres: de forte qu’il étoit très-difficile à ceux qui s’y engageoient de s’en pouvoir retirer. 11 yen a eu quatre fameux, comme nous l’apprenons de Pline; ce-lui de l’ifle de Crète bâti par Dédale, où fut enfermé le Mino-taure ; celui d’Egypte bâti dans l’ifle de Mœris, ouvrage admi-rable, & que Pline qui l’attribue à Petefuccus ouTithoès appel-le Portentofiftimum bumani impendii opus. Pomponius Mêla dit quec’étoit un vafte enclos de marbre qui enfermoit trois mille édifi-ces, entre lefquels il y avoit douze maifons royales, & que lors-qu’on croyoit être forti d’un lieu , ort y revenoit infenfiblementfans y prendre garde. Le troifiéme labyrinthe étoit celui deLem-nos, eftimé par la magnificence de fes colomnes ; & le quatrièmecelui d’Italie, que Porfenna Roi d’Etrurie deftina pour fa fépul-ture, & pour celle de fes fucceffeurs. Voyez M OK RIS. *Pline, l. 36. c. 13. Seü. 19; Pomponius Mêla, l. 1. c.9.
LAC.
L AC, eft un amas d’eaux, qui a affez dé profondeur polir ê-tre diftingué des marais, & qui n’a point de communicationavec la mer, ou qui ne s’y décharge que par des rivières. 11 yen a quelques-uns aufquels on donne le nom de Mer, comme laMer Cafpicnne, la Mer de Galilée & la Mer Morte. Les autresLacs les plus confidérables font le Lac de Genève, appellé au-trement le Lac Léman, de l’eau la plus pure & la plus tranfpa-rente qu’on puiffe voir, &les Lacs de Confiance, de Ladoga &d’Onéga ,’ &c. en Europe. Ces deux derniers'peuvent pafferpour des Mers, par rapport à leur grandeur, en comparaifon desdeux précédens. Le Lac de Nicaragua , & ceux d’Ontario, deKaregnoudi, le Lac Supérieur, & celui des Puants, &c. en A-mérique. Le Lac de Chiamay en Afie. Ceux de Zaïre , de Za-flan , de Dambea, & de Niger, en Afrique. * Maty, Diction.Géogr. Mémoires du teins.
LACARRY (Gilles) Jéfulte d’Auvergne, tient un rang i!-luftre entre les Gens de Lettres du XVII fiécle, & montre dansTes Ecrits une profonde connoi fiance de l’Hiftoire des Gaules &des premiers François, avec un jugement folide. Ce n’eft quepar fes Ouvrages qu’on le connoît : le premier parut en 1660, &n’eft que l’Hiftoire de la Vie de François d’Efteing; & le dernierqui fut imprimé en 1680, in quarto , eft une Differtation de primoC? ultimo anno Regis Hugonis Capeti, atque de anno mortis Robertiejusfilii. Ses autres Ouvrages font, Hiftoria Romana a Julio Cœ-J'are ad Conjlantinum Magnum, (fc. 1671; Notitia antiqua Magi-Jlratuum Imperii& Galliarum, 1675, in quarto; Hiftoria GalliarumJ'ub Prcefeüis Pratorio Galliarum, 1672, in quarto; Hiftoria Colonia-rum tum a Gallis in exteras Nationes mijfarum, cum exterarum A r a-tionum in Gallias deduüarum, 1677 , in quarto ; De Regibus Francia£? LegeSalica, 1677, in quarto; Dijfertatio de anno eft die obitus S.Roberti Conditoris£?primi Abbatis Cafæ Dei, 1674 ,in quarto. Tousces Ouvrages entre lefquels il y en a fur des matières fort impor-tantes, ont été imprimez à Clermont, où le Père Lacarry fai-foit fon féjour.
L A C A V A, ville. Voyez CAVE.
LACCIVOLO, la Punta de Laccivolo, en Latin Aüiuitiou Attium Promontorium, C’eft un Cap, qui eft fur la côte oc-cidentale de l’ifle de Corfe, â fept lieues de la ville de Calvi, ducôté du nord , & à huit de San-Fiorenzo , vers le Couchant. *Maty, Diü. Géogr.
LACE'DE'MONE ou SPART E, ancienne & fameu-fe ville du Péloponnéfe, dont le nom & la gloire ont fait grandbruit dans le monde, & dans les Ecrits des plus célébrés Hifto-riens. Le nom de Sparte qu’elle a aulfi porté, eft plus ancienque celui de Lacédémone; & même les Auteurs n’employentguère ce dernier, fans y ajoûteren même tems le mot de ville ;encore y font-ils une diftinétion. Ils donnent le nom de Spar-tiates