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5 (1740) Lettres I - L
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38 K N Y. K O B. K-OC. KOD.

2e lieues de la première & à dix de la dernière. * Maty , DiEt.Géogr.

KOBj K O Ci KOD. KOE. K O G. K O K. EOM.

K OBA, bonne & grande ville de l’Usbek, dans la grandeTartane. Elle doit être dans la province de Eargana.* Maty, DiEt. Géogr.

* KOBERSCHANS, fortereffe de la Livonie dans laLettonie y fur un bras de la Dune, vis à vis de Riga. Elle acinq battions, & fut prife en 1700 par les Saxons & les Polo-nois qui l’abandonnèrent l’année fui vante.. En 1710, les Mofco-vites s’en emparèrent, * Gr. DiEt. Univ. Holl.

* (COBILAK, petite ville de Pologne dans la Baife Vol-hynie ou dans le Palatinat de Kiow.

K. O B L U S (Jean) d’Hilperhaufen en Franconie, Luthé-rien, mourut en 1661, âgé de 71 ans. Il profelfa la Philofo-phie, puis la Théologie à Altdorf. Il compofa diverfes Difpu-tes en Philolophie, qui ont été imprimées féparément. * Ko-nig, Bibliotb Vêtus (ÿ Nova.

'‘KOCH (Dieteric) Profelfeur en Théologie & en Logiqueà Tlelmltadt, a écrit plulieurs DilTertations & Brochures, tfoicicelles dont lesfujets font les plus intérelfans, De Eloquentia &Poëjï Mojis; de Arijtotele in numino aureo ; de Prœjlantia quadamPoëfeos Germanicce prie Gallica & Italien ; de Furto per lancem li-ciumve concepto; Annales Academies Julie 1720, 1722 ; StriEturæTbeologicce in Harduini Opéra felecta; de Re Nummaria Veteris &Novi Tejiamsnti; de Numnioruin Hebr. Infcriptionibus Samaritanis ;Annotatiohes in P. de Marca Dijjertationem de fingulari PrimatuPétri; Quoi Chronologia Henfcbeniana quee eji in Aàis SanEiorumAntuerp. nihiljuvetprofeStionem Pétri Romani; de Anna natali JefuCbréjii per nwnum & fata Antipie demonjirato ; de eodem ex annis re -giminis Quintilii Vari demonjirato. Il eft mort au mois d’oftob're1724, n ayant guéres plus de 48 ans. Il avoit commencé un pe-tit Ouvrage périodique, intitulé Fr 11 Elus Tbeologici. * Bibliotb.Germanique, tome 9. p. 222, 223 c? 224.

KOCHELS ou COCHELS, village de la Bavière. Ileft fur le petit Lac de Kochels, à dix lieues de Munich vers lemidi. Kochels eft le lieu de la Vindélicie, appellé ancienne-ment Coveliœ. * Maty, DiEt. Géogr.

* KOCHELS, petit lac de Bavière dans la partie méridio-nale, furies bords duquel fe trouve le village de*Kochels dontil ell parlé dans l’article précédent, il eft formé & traverfé parla Loyfa.

* ROCHER, rivière du Cercle de Souabe en Allemagne,prend fa fource dans le Comté d’Oetingen, coule à peu près dufud-etl air nord-oueft jufques à Ingelfing, puis del’eft à l’oueltJufques a fon emboûchure dans le Neckre un peu au deffus deWimpfeni Elle arrofe la ville Impériale de Hall, & Newftadtdans le Wirtemberg.

* K O C H E R, petite rivière différente de la précédente, &que Ton appelle le Kocber noir, prend fa fource près de Konigs-bron dans le Wirtemberg, & à trois milles de là fe jette dans l’au-tre Kocher. * Gr. DiEt. Univ. Holl.

* KOCIIERSBERG, en Latin Concordia, forterelfe dela Baffe Alface fur les confins du Bas Palatinat. Cluvier prétendque c’eft DruJ’enbeim, & d’autres que c’eft tVeiJfenburg. * Bau-drand.

KOCK (Matthias) Voyez K O E C K.

K O C K E L. Voyez KOCHELS.KOCKENHAUSEN. Voyez KO KENHAUSEN.KOCZUBI, petite ville de la Beffarabie, dans le païs desTartares d’Oczacow , à deux lieues de l’embouchure du Niellerdu côté du Nord. * Maty, DiEt. Geogr.

KODAilENDEH. Voyez MAHOMET KODA-B E N D E Ii.

KOD AJ US (Al) Hiflorien Arabe fort célèbre, dont lenom tout entier ell, Abu Abdolla Mocbammed Ebn Salama EbnJaafar al Kodai. Il a écrit un Taricb ou Hilloire des Califes en-viron Tan de l’Hégire {37, c’eft à dire, Tan de J. C. 1045, &mourut Tan de l’Hégire 454, qui répond à Tan de J. C. 1062.E. Pocok s’eft fouvent fervi de fon Ouvrage. * Ebn Chalecan.Jalaioddin. DiEt. Allemand de Bile.

K O D D E (Jean, Adrien & Gilbert Vander) trois frères deGuillaume Coddeus, autrefois Profeffeur en Hébreu dans TUniver-fité de Leyde, donnèrent naiffance conjointement avec un Pê-cheur, nommé Antoine CorneliJJon , à la Secte des Prophètes.Ceci arriva à IVarmond proche de Leyde en 1619, lorsqu’il futdéfendu aux Remontrans d’avoir des Miniftres. Les peines auf-quelles on étoit expofé, en cas de contravention, engagèrentles frères Vander Kodde dans la penfée qu’on poiivoit bien fepaffer de Miniftres. Ils commencèrent à déclamer contre lesPafteurs, comme contre des gens qui vouloient parler feuls dansl’Eglife, & vivre aux dépens d’autrui fans rien faire. Pafquierde Fyne, Pafteur Remontrant, fit ce qu’il put pour empêcher leSchifme entre les Remontrans eux mêmes ; mais ce fut en vain.Les frères Vander Kodde fe féparérent avec leurs adhérans, &formèrent des affemblées dans une maifon particulière. Ils s’af-fembloient une fois par mois, le premier dimanche après la nou-velle lune, afin que les Habitans des lieux éloignez puffent ve-nir fans en être avertis. Voici la méthode qu’on obfervoit dansleurs affemblées. Quelcun lifoit divers chapitres du NouveauTeftament après quoi le Leéteur ou quelqu’autre faifoit uneprière. Enfuite on demandoit fi quelcun avoit quelque chofe àdire pour l’édification du peuple. Alors un Prophète fe levoit,lifoit un texte de la Bible, fur lequel on avoit médité aupara-vant, & faifoit fur ce texte un Difcours, qui duroit quelquefoisune heure ou plus. Après ce Difcours on faifoit la même que-ftion; & une autre perfonne fe levoit, lifoit un texte & parloit.

KOD. KOE K CE M.

On faifoit encore la même demande, & s’il y avoit un troifiéme& même un quatrième Prophète qui voulut difeourir, on lesécoutoit, ou Ton dormoit. PaJ'quierde Fyne qui alîifta d’abord àces affemblées pour tâcher de ramener ces Schifmatiques, ditavoir vu une féanCe depuis le foir jufques au lever du Soleil.Les Prophètes ordinaires de ces affemblées, étoient les troisfrères Vander Kodde, Antoine CorneliJJon, & Jean Batten de Ley-de. Les Prophètes étant mécontens de Pafquier qui leur faifoittête, tâchèrent de l’exclurre de leurs affemblées. Pour cet effetils réfolurent de s’affembler àRbynsburg, & depuis ce tems-làils fe féparérent entièrement des Remontrans. lis introduifirentle Batême par immerfion, & foutinrent qu’aucun Chrétien nedevoit être Magillrat, ni faire la guerre. Ils rejettérent toutesles Confefîlons de Foi & confervérent la doétrine des Remon-trans fur la prédeftination. Jean Vander Kodde fe vantoit d’avoirreçu la même portion du S. Efprit que les Apôtres; & quequand il defeendit fur lui, la maifon trembla. Après la mort destrois frères Vander Kodde, les affemblées de Rhynsburg furentdirigées par François Joachimfon Oudaan , Boulanger de ce lieu-là, & gendre de Jean Vander Kodde. Telle fut l’origine de laSedte des Prophètes en Hollande. * Gérard Brandt, liiji. delàRéforin. tome 2. p. 219. Jjc.

KODDE, Archevêque de Sébafte. Voyez C O D D E(Pierre)

K O D E N, petite ville du Duché de Lithuanie, dans la Po'-lélie, fur la riviéfe de Bug, à cinq lieues au deffus de Brelïïci.* Maty , DiEt. Géogr.

* KOEBERGER (Wencellas) Peintre de l’Archiduc Al-bert, & Directeur des Monts-de-piété à Bruxelles. Il fut Difcr-ple de Martin de Vos. Après avoir été quelque tems à Rome,il alla à Naples, où il trouva un Brabançon nommé Franco, aveclequel il fit amitié. Il fit fon profit de tout ce qu’il vit de beauen Italie, & retourna enfuite en Brabant. . Il fit à Anvers dansl’églife de Notre-Dame un tableau du martyre de S. Séballien,& cette pièce lui attira l’admiration de tous les Connoiffeurs.Peu de tems après, quelcun par une extrême méchanteté ôta avecun couteau la tête de ce Saint. Koeberger fit boucher ce trou & ypeignit une tête nouvelle, mais elle n’y quadroit pas fi bien quela première. D’Anvers il alla à Bruxelles auprès de l’ArchiducAlbert qui l’honoroit de fon amitié, àcaufe de la connoiffancequ’il avoit des médailles. Il entendoit aufli fort bien T Archite-cture, & c’eft lui qui fit bâtir i’églife de Notre-Dame deMontai-gu fur le modèle de celle de S. Pierre de Rome, & celle des Au-gultins de Bruxelles. Il a auffi embelli de plulieurs fontaines &d’autres ornemens le Palais de l’Archiduc à Fûmes. * Houbra-ken, partie 1.

M. Jacques Campo Weyerman dans fes Vies des Peintres desPdis-Bas, tome 1. p. 363, &fuiv. diffère en quelques endroits du ré-cit que Ton vient de faire, & ajoûte quelques autres circonftances.Il dit, non que ce fut la tête de S.Séballien, mais celles de deux fem-mes qui étoient peintes dans le même tableau que quelque En-vieux.enleva avec un couteau, & il ajoute que Koeberger en lità la place deux autres qui égaloient les premières en beauté. Ildit qu’il fut non fimple Direéleur, mais Fondateur des Monts-de-piété. Il dit qu’il époufa la fille de fon ami Franco & qu’ilen eut quelques fils & quelques filles. 11 dit qu’il trouva lemoyen de deffécher plulieurs marais du côté de Dunkerque, &qu’il en fit de bonnes terres, propres pour le labourage &pour lapâture. 11 dit enfin qu’il mourut dans fa 70 année, & que Tonfit à fon honneur l’Epitaphe fuivante.

Qiue valida uniu's molimine Kobergeri

. Fiunt, non bominis crede, fedejfe Dei.

Impofuit montent monti, ceu Pelion OJJie,

Atque gigantœam Jlernit ad ajlra viam.

Erro : piam Jlernit, valeat Titania pubes :

Quceritur bic pietas, fed pietate Deus.

Nunc minus eji migrare lacus, JJ cedere terra: :

Montes qui movit, nonne movebit aquas?

K O E C K (Pierre) Peintre & Architecte, natif d’Aloft enFlandre, dans le XVI fiécle, alla en Turquie, d’où il apporta lefecret des belles couleurs, pour les teintures des foyes & des lai-nes. Il mourut en 1550.

KOECK ou KOCK (Matthias) d’Anvers, fameux Païfa-gifte, vivoit prefque dans le même tems que cet autre dontnous venons de parler.

* K O E D Y K, village de Nord-Hollande ou Wellfrife, aunord-nord-eftd’Alkmar, dont il ell éloigné d’une petite lieue.

K O E H O O R N. Voyez C O E H O O R N.

K O E L M A N. Voyez K UII L M A N.

K OE MPFER (Engelbert) naquit le 16 feptembre 1651,à Lemgow, petite ville du Cercle de Weftphalie, appartenanteaux Comtes de la Lippe. Son père, qui étoit Pafteur du lieu,le deftina dès l’enfance à la Médecine. Après avoir pris la tein-ture des Belles Lettres dans l’Ecole de Hamelen, au Duché deBrunfwick, il continua fes études fuccelfivement à Lunebour^,à Hambourg, & à Lubeck, faifant par tout de grands progrèsdans les Langues favantes, aufquelles il joignit THiftoire, laGéographie, & la Mufique. Ayant fait enfuite quelque féjouràDantzick & à Tborn, il s’arrêta trois ans, dans TUniverfité deCracovie, où il étudia la Philofophie & les Langues modernes.

Il employa quatre ans i Konigsberg à l’étude de la Médecine &de THiftoire Naturelle, avec tant de fuccès que dans un voyagequ’il fit en Suède, TUniverfité d’Upfale & la Cour de CharlesXI, lui firent des propofitions avantageufes pour le retenir. Ilpréféra à toutes ces offres la place de Sécretaire dans l’Ambaffa-de que le Roi de Suède envoyoit en Perfe. Louïs Fabrice étoitl’Ambaffadeur. Le but principal de cette députation étoit d’éta-