KCEM.KCEN.KOE. K O G. KOK.
b!ir un commerce entre les deux Royaumes; mais comme eetéiabliffeinent ne pouvoit réüifir, à moins que les Czars Jean &Pierre qui gouvernoient enfemble laRuffie, ne confentiirent àlaitier palier dans leurs Etats à des conditions raifonnables, lesmarchandifes d’Europe & de Perfe , l’Ambaffadeur avoit étéchargé de palier d’abord à la Cour de Mofcou, & d’y conclurreun traité fur cette matière. On partit de Stockholm le 20 mars1683. La longueur du voyage & près de deux ans de féjour enPerfe donnèrent occafionàM. Kœmpfer, défaire un grand nombred’übfervations. Il en compola le recueil, qu’il publia enfuiteen 1712, fous le titre d’Amxnitates exoticœ. M. Fabricius s’enretournant fur la fin de l’année 1685 > M. Kœmpfer fe mit au fer-vice de la Compagnie Hollandoife en Orient, en qualité de Chi-rurgien. La flotte touchant dans tous les ports où les Hollan-dois ont des Comptoirs, dans/’ Arabie Heureufe , fur les côtes duMalabar, dans l’ifle de Ceylan, dans le Golfe de Bengale, &dans l’ifle de Sumatra, il eut lieu de faire, dans tous ces en-droits, de fa van tes Obfervations, & arriva enfin en feptembre1689 à Batavia, où il ne demeura quejufqu’au mois de mai fui-vant, qu’il en partit en qualité de Médecin de l’Ambaffade, quela Compagnie envoyé tous les ans au Japon. Son vaiffeau alla àSiam. M. Kœmpfer enrichi d’un grand nombre d’obfervations,quitta le Japon en novembre 1692, pour retourner à Batavia,d’où il partit pour la Hollande. 11 arriva à Amllerdam au moisd’oftobre 1694- De là il alla à Leyde, où il prit le bonnet deDofteur en Médecine au mois d’avril 1694. S’étant retiré dans/a patrie, le Comte de la Lippe en fit fon Médecin. Ses occu-pations ne lui permirent pas de mettre tous fes recueils en étatdeparoître. Il fe maria en 1700 avec Maris-Sophie VVilllacll, fil-le unique d’un riche Marchand de Stolzenaw, & il en eut un fils& deux filles qui moururent tous dans leur enfance, il mourutle cinquième novembre 1716, âgé de 65 ans, & fut enterré dansl’Eglife de S. Nicolas à Lemgow. Le Chevalier Sioane aquit, àgrands frais, des héritiers de M. Kœmpfer, les Manufcrics & lesDeffeins de ce favant & curieux Voyageur. M. Scheucbzer les aeus de la main de l’illultre Chevalier Anglois, & les a traduitsen Anglois, fous le titre d’Hiftoirc du Japon, &c. à Londres,1727, deux volumes, in folio. L’excellence & les curieufes re-cherches de cet Ouvrage, ont engagé M. Des-Maizeaux à letraduire en François : ce qu’il a fait avec cette exactitude qui ac-compagne tout ce qui fort de fa plume. * Bibliothèque Angloife,tome 15, première partie, p. 1. &c. Le Père Niceron, Mémoirespour jèrvir à l’Hijioire des Hommes Jllujires, tonte 19. p. 237fuiv.
K OE N I G. Voyez K O NI G.
KOENIGSBERG. Voyez KONIGSBERG.
K OE N I G S-E C K. Voyez K O N I G S-E C K.KOENIGSFELDEN. Voyez KONIGSFELDEN.
K OE NI G S T E I N. Voyez K O N I G S T E 1 N.
K O E II L A N D. Voyez COURLANDE.
* K O E II T E N (Jeanne) femme de M. Adrien Blok d’Am-fterdam a été une merveille de fon tems. Elle naquit en 1650,
& donna dès fes plus tendres années des preuves de fon inclina-tion pour tous les beaux Arts. Elle excelloit à broder, à fairedu point & de la dentelle, à jetter en cire des ftatues & desfruits, à écrire, à chanter, à graver fur le verre, à peindre endétrempe, &c. Mais ce qui lui aquit le plus de réputation, futfon incomparable adreffe à couper du papier blanc avec des ci-feaux par le moyen defquels elle exécutoit à charmer, tout ceque les plus habiles Peintres pouvoient produire avec le pinceau.Cela la fit connoître par toute l’Europe, & lui attira les vifitesdes plus illuftres perfonnes. Pierre le Grand , Empereur deMofcovie, fe fit un plaifîr de l’aller voir, jean Guillaume Ele-
KOK K O L.
39
iUOivonw j • v 11k. H “ i utivx t Vi*» jbUU vJUtliaUlUt,
fteur Palatin lui offrit mille francs de trois pièces, mais elle nevoulut pas s'en défaire. Elle fit pour l’Impératrice Anne-Marie-Joféphe de Neubourg une pièce compofée de fleurs, d’aigles,d’armoiries, de couronnes & d’autres ornemens. Cette Princef-fe lui en témoigna fa reconnoiffance par un préfent de quatremille francs. Elle fit aulli de la même manière le portrait del’Empereur, qui fut trouvé fi beau qu’on le mit dans la chambredes raretez où on le conferve. M. Francius accompagna ce por-trait des vers fuivans,
Cœfaris bcec faciès Leopoldi: dextera ferrum,
Lcevaglobum terne, quam régit, orbis babet.
Marmara Lyjippi cedant Mentoris cera ;
Cédât Apelleus, farrbajiufque labor.
Majus opus tenui in cbarta (mirabile vifu )
Exhibe t artifici forfice doÜa ma nus.
Elle mourut le 28 décembre 1715. On peut voir chez M. AdrienBlok fon mari, des preuves de l’habileté de cette merveille denotre fiécle. * Iloubraken, Théâtre des Peintres des Païs-Bas,en Hollandois, troifiéme partie, depuis la page 293-jufques à la 308.M. Jacques Campo Weyerman, Vies des Peintresdes Pa'is-Bas, enHollandois, tome 3. p. 142-153.
KOEVORDEN, KOEVERDEN, KOEVOOR-D E N. Voyez COEVORDEN.
* K O G E, ville de Danemark fur la côte orientale de l’iflede Zélande au fud-fud oueft de Coppenhague, dont elle eft éloi-gnée d’environ fix lieues. La mer fait là un petit golfe, appel-le le Kogerbocbt, où en 1677 la flotte Suédoife fut battue par lesDanois.
KOGERBOCHT. Voyez l’article précédent.
KOKENHAUSEN, ville de Suède dans la Livonie,fur la Dzwine, à dix-neuf lieues au deffus de Riga. C’eft uneplace forte, plutôt par fa fituation fur une hauteur que par festravaux. Elle eft défendue par une bonne citadelle. Les Mo-fcovitesla prirent l’an 1654, mais ils la rendirent aux Suédois
y
par la paix fuivante. * Maty, D/S. Géogr. Préfentement toutela Livonie & par conféquent cette place -, efl entre les mains desMofcovites.
* KOKKENGEN, beau village de la Province d’U-trecht, a fix hameaux dans fa dépendance. Il efl à près de troislieues d’Utrecht au fud-fud-ouefl de cette ville.
KO K U T AN, ville du Monga, dans la grande Tartarie.Elle eft, félon le Père Avril, fur la route que l’on tient pouraller de Tobolk à Peking. M. Witfen la place au couchant dela Chine, environ à trente lieues de la rivière de Hoamk, entreles villes que les Chinois poffédent en Tartarie. * Maty, DIS.Géogr.
KOLA, petite ville de la Laponie Mofcovite. Elle eft dansle Moura-Manskoy-Lépori, à l’emboûchure de la rivière de Ko-4 a, dans l’Océan feptentrional. Les Anglois & les Hollandoisfont quelque commerce à Kola * d’où ils tirent des pelleteries.
* Alaty, Dïà. Géogr.
* KOLA, rivière de la Laponie Mofcovite, fort du Lac deKola, coule du fud-ouelt au nord-eft, arrofe la ville de Kola,
& fe décharge dans l’océan feptentrional. 1
K O L B (François) né à Rœtelen dans le Marquifat de Ba-den, aux environs de Bâle, y étudia avec Zwingle fous FélixWyllenbourg, qui déjà, dans le commencement du XVI fiécle,avoit de grandes lumières fur plufieurs articles, que les Réfor-mateurs pouffèrent plus loin dans la fuite. Dans ce terns-la*Kolb étoit Maître d’Ecole de St. Martin à Bâle, mais en 1512 ril paffa à Berne où il obtint un Canonicat & une charge de Pré-dicateur. Du tems de la guerre de Milan il prêcha contre la cou-tume de fervir pour de l’argent les Fuiffances étrangères dansleurs guerres, &d’en recevoir des penfions. Autrefois, difoit-il un jour dans un de fes Sermons, les Suiffes étaient fi fort ejli-mez, que lorsque l'on croyait avoir effuyè quelque dommage, on prioitles Cantons Suijfes de foutenir la bonne caufe, £? de venir à JonJè-cours; mais aujourd'hui, ajouta-t’il, l'amour de la juftice s’éteintentièrement chez ces coureurs ef tes antes mercenaires, qui font laguerre pour le Prince qui leur fait une penfion. C’efi pourquoi je neveux plus refier parmi vous, £r prie le Seigneur, qu’il vous accorde lagrâce de vous corriger. 11 quitta effeftivement fon porte d’abordaprès, & fe retira dans la Chartreufe à Nuremberg, d’où on lerappella en 1527, pour être Collègue de Bertbold Huiler à Berne.
11 accepta d’autant plus volontiers cette vocation que la doftrinedes Réformez , au fujet de la fainte Cène, à laquelle il étoit at-taché , n’étoit pas fort goûtée à Nuremberg & que BilibaldePirckbemer la combattoit avec chaleur. Lorsqu’il prêchoit en-core dans la Chartreufe de Nuremberg , les Catholiques excité-rentle peuple contre lui; & en 1522, pendant qu’on y tenoit laDiète de l’Empire, il fe vit obligé pour la même raifon, de fefauver dans le Couvent des Auguflins, que fes adverfaires me-nacèrent de vouloir brûler, fi on ne leur remettoit Kolb; maison empêcha l’un & l’autre. Arrivé à Berne, il déclara dans fonpremier Sermon, que puisqu’ils recherchoient eux mêmes qu’illeur prêchât la vérité, il refleroit parmi eux. Il eut enfuite bon-ne part à la difpute tenue à Berne en 1528, & s’aquitta depuisde la charge avec beaucoup de zélé. En 1531, il fut à la guerrede Cappel, & mourut en 1535, âgé de 70 ans. 11 eut pour fuc-ceffeur Pierre Kontzen, qui lui avoit fervi de Vicaire pendantfix mois à caufe de fes infirmitez. *Bullinger, Hifi. Réform. Helv.Mamfcr. Mclchior Adam, Vitu Tlxol. Gcrm. Stettler, Cbron.Bern. partie 1. /. 12. p. 666. & partie 2. /. 3. p. 78. J. H. Hottin-ger, Hifi. Ecclef. J. J. Hottinger, ’Scbweitz. Kircb. Hifi. Diction-naire Allem. de Bile. M. Ruchat, Hifi. de la Réform. tfc. tome 1.p. 403. 6fc.
* K Ü L B E (Jean Cafimir) Comte de Wartemberg, GrandChambellan du Roi de Pruffe, premier Miniftre d’Etat, GrandMaître d’Hôtel, Général Maître des Portes héréditaire, Stad-
. holder héréditaire de toutes les Principautez, Comtez & Sei-gneuries qui proviennent de la fucceffion des Princes d’Orange,Grand Ecuyer, Maréchal de Pruffe, Chancelier, Chevalier del’Ordre de l’Aigle noire, &c. naquit le fixiéme février 1643, àMetz, où fes parens s’étoient réfugiez pendant la guerre. Sahautecapacité dont il n’étoit redevable qu’à lui même, fans quel’étude y ait contribué, lui aquit l’amitié & l’eftime de tous ceuxqui le connoiffoient. Il fut de bonne heure employé en ambaf-fades. Pendant la vie de Louis-Henri Maurice, Comte Palatinde Simmeren, & de fa Veuve, il demeura attaché à leur fervi-ce, en qualité de Confeiller Privé & de Grand Ecuyer; maisauifi tôt après la mort de cette Princefle, arrivée en 1688, il en-tra dans celui de Frédéric III, Eleéteur de Brandebourg, & de-puis Roi de Pruffe. Ce Prince le fit fon premier Chambellan,mais dans la fuite il l’éleva aux plus hauts emplois. Il s’en aquit-ta toujours avec honneur, tant que fon âge le lui permit; maisdans favieilleffe il trouva le fardeau trop pefant, & cherchant àgoûter du repos, il fe retira à Francfort fur le Mein, où il mou-rut le quatrième juillet 1712. Son corps fut tranfporté à Ber-lin, comme il l’avoit fouhaitté, & on l’enterra dans l’églife Ré-formée. En 1695, il avoit époufé la Veuve d’un nommé IVide-kam, n éeRicker, fille d’un gros Marchand d’Emmerik, de la-quelle il eut, 1. Frédéric, né en 1697 au mois de janvier; 2. Ca-Jimir, né en 1699 au mois de mai; 3. Frédéric-Cbarlss, né en1704, au mois de juillet; & 4 - Antoine-Guillaume, né en 1707 aumois de feptembre.
* KOLDERVEEN, village d’Overiflel au nord-oueftde Meppel dont il n’eft éloigné que de trois quarts de lieue.
KÛLDING ou KOLDINGUE, ville de Dane-marck, dans la Nort-Jutlande. Voyez KOLDINGUE.
K O L D U M. Voyez K O U D U M.
* KOL 1 N ou COLIN, petite ville du Royaume de Bo-hême dans le Cercle de Caurzim, au nord-eft de Caurzim dontelle eft éloignée de trois bonnes lieues.
K 0 -