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haiiteS montagnes d’Irlande. Elle s’avance proche de la Baye deLimmerick, & les vaiffeaux qui font en mer peuvent la décou-vrir de fort loin. * Beeverell, Délices d'Irlande, p. 1404.
* KNOCQUE (le Fort delà) Fort de Flandre, eftfituéâ une lieue & demie de Dixmude, à trois d’Ypres, & à quatrede Fumes & de Nieuport, au confluent de l’Ifére, & del’Iper-lée Philippe IV, Roi d’Efpagnc , l’a fait conftruire environl’an 1662, mais après que Louis XIV s’en fut rendu le maître,il en a fait faire par M. de Vauban fon premier Ingénieur unefortereife tout à fait régulière. Guillaume III * Roi d'Angleterre
commandant l’armée des Alliez l’an 1695, fit attaquer ce Fort le
19 juin , par un corps de troupes fous les ordres du Duc de Wir-temberg, mais ce ne fut qu'une feinte pour couvrir le delTein quele Roi Guillaume avoit d'attaquer la ville de Namur. Le fixié-me oétobre 1712, un détachement de la garnifon d’Oftende, quiétoit alors aux Hollandois, fe rendit maître de ce F’ort par fur-prife, & par l’intelligence d’un Jardinier. Ce Fort a été comprisenfuite dans le traitté de Barrière que les Etats Généraux des Pro-Vinces-Unies ont obtenu contre la France par la paix d’Utrechtconclue l’an 1713, & ils y entretiennent une bonne garnifon.* Délices des Pats-Bas , tome 2 .p. 127. 128. 129;
KNOCTOE, c’eft à dire, la montagne des Haches, dans lepaïs de Galloway en Irlande , eft fameufe par la viétoire qu’y{•emportaen 1516, Gérard-Fitz-Gérald, Comte deKildare, furle plus grand corps de Rebelles qui eût jamais paru en Irlande au-paravant, commandé par Guillaume Burk, 0 Brian , Mac Na-mar, &Ô Caroll. * Cambden, Britannia.
KNODSENBOURG, KNOTSENBURG &KNODTSENBURG, a été avant l’an 1672 un bon Fortdes Provinces-Unies. Il eft dans la Gueldre, fur le Wahal, visà vis de la ville de Nimégue. * Maty, Dift> Géogr.
K N O K F E R G U S. Voyez K N O C F E R G U S.
K N O K K E. Voyez KNOCQUE.
K N O L L E S (Richard) de Northampton , naquit fous lecommencement du régne de la Reine Elizabeth & reçut le dégréde Maître ès Arts en 1570. Comme il s’étoit fur tout appliquéaux Humanitez, le Chevalier Pierre Manwood le nomma au Re-étorat du. Collège de Sandwich dans le Kent, dont il s’aquittaavec applaudifTement : il fe pouffa fort dans l’Hiftoire. Il mou-rut en 1610, après avoir publié divers Ouvrages en Anglois ,comme Y Hiftoire des Turcs jufques en 1610. On prétend, qued’autres lui ont fourni de grands fecours pour cet Ouvrage, par-ce qu’on y trouve un grand nombre de chofes uniquement tiréesd’Auteurs Arabes, dont il ignoroit la Langue. Cette Hiftoire aété continuée depuis jufques en 1677 , par P. Ricaut. Il a aullîdonné Rudimenta Linguce Hebraicce, Gnecœ & Latince, *
Wood, Antiquit. Oxon. DVt. Allemand de Bile.
K N O R R DE R O S E N R O TII , naquit à Alt-Rau-den en Siléfie le 15 juillet 163 6. Son père fut Abraham Knorrde Rofenroth, Miniftre Luthérien à Alt Raudcn. Après avoirfait fes études à Fraucnftadt, à Stettin, à Wittenberg & à Leip-fîc, il fit un voyage en France, en Hollande & en Angleterre,& s’appliqua particuliérement à la Chymie & à la Science Cabba-liftique, pour laquelle il s’étoit fenti un penchant extraordinai-te des fa jeuneffe. Etant à Amftcrdam il eut occafion de fe faireconnoître à un Prince Arménien, à qui il fervit d’interprète &qui l’inftruifit à fon tour dans les Langues Orientales. 11 étudial’Hébreu & le Rabbinage fous le R. Meyerftern à Amfterdam &S’y pouffa fi fort que Jean Lightfoot, Henri Morus & Helmontle fils lui témoignèrent beaucoup d’amitié. Après fon retour ilfut par la recommandation de Helmont, connu de Chriftian-Au-gufte, Comte Palatin de Sultzbach, qui le nomma fon ConfeillerPrivé en 1668, & enfin fon Chancelier. Malgré ces emplois iln’abandonna pas les études , mais s’attacha principalement à cul-tiver les Langues Orientales , la Chymie & la Cabbale, mettantentre fes amufemens l’Eloquence, la Poëfie, l’Hiftoire, la Chro-nologie & i’Aftronomie. Il a traduit en Allemand l’Ouvrage deThomas Brown, intitulé Pfeudodoxia Epidemica ; les Ouvragesde Helmont le père & l’Harmonic des quatre Evangeliftes, écritepar un Auteur anonyme, YAlphabetum Naturce du jeune Helmont,qui eft accompagné d’une préface de fa façon. Voici la lifte defes Ouvrages, Mefftas puer, ou de la Vérité de la Religion Chré-tienne, qu’il prétend prouver par les témoignages de la ScienceCabbaliftique ; (Tout l’Ouvrage eft écrit en Langage Rabbini-que & fe trouve encore en manuferit) Cabbala denudata, qui eftune Traduétion Latine dii Sohar & d’autres livres Cabbaliftiques,qu’il a éclaircis par fes Remarques & publié en deux volumes, inquarto. Ce fut aufli par fes foins que Mofé Bar Uri Scberga, fur-nommé Bloch, imprima à Sultzbach plufieurs livres Hébreux, & par-ticuliérement le Sobar ; le Comte Palatin, Helmont & Knorr enayant fait les frais. Avant que Bloch entreprît cet Ouvrage , lejeune Helmont apprit à graver les matrices des caraétéres. Dansla lecture des Ouvrages Cabbaliftiques, le Palatin & Knorr fefervirent du fecours de deux Juifs Polonois R. Moïfe , & fon filsR. Jofepb Haufner, en faveur defquels le Palatin fit imprimer leTeftament Syriaque avec des caraétéres Hébreux, à Sultzbachen 1668, in oüavo. On loue fort l’affabilité de Knorr, qui futfi avant dans les bonnes grâces du Palatin de Sultzbach que pen-dant plufieurs années ils pafférent feuls bien des heures enfem-ble, pour fe perfectionner dans les Langues Orientales & dansla Chymie. Knorr avoit fi fort pouffé la dernière que non feu-lement il fit plufieurs découvertes nouvelles, mais que même ilguérit auflî diverfes maladies des plus défefpérées. Il mourutenfin au mois d’avril i68sù On ne peut que louer les grandstravaux de ce favant homme , mais il faut avouer aulfi qu’il ré-gne par tout dans fes Ecrits une grande obfcurité & beaucoup deconfufion, & qu’il y a mêlé Un grand nombre de rêveries Rab-biniques auflî impertinentes qu’inutiles. Il étoit fi fort prévenuen faveur de la Cabbale, que fouvent pour lui concilier une plus
K N O; K N U. K N Y.
glandé autorité , 11 a tâché d'y accbihmOder les dogmes & lesmyftéresdela Religion Chrétienne, comme Laurent Odbelius l’adémontré dans fa Synagoga Bifrons. Auflî eft-il certain que lecélébré Henri Morus malgré toute fon eftime pour la Cabbale ,n’étoit pas d’accord avec Knorr fur un grand nombre d’articles.* Buddei, Introduüio ad Hijl. PbiloJ. Hebr. Kraufii Nova Literar.Lipf. anni 1718. Dict. de Bile.
k N O T (Edouard) né dans le Northumberland en Angleter-re, fefit Jéfuite à l’âge de 26 ans, l’an 1606, étant déjà Prêtre.11 enfeigna longtems à Rome dans le Collège des Anglois. En-fuite il fut envoyé en Angleterre en qualité de Provincial. Il yfoutint le parti des Réguliers contre Nicolas Smith, Evêque deChalcédoine, Vicaire Apoftolique en Angleterre, & compofaen Latin un livre fous le nom de Nicolas Smith, intitulé Mode-Jies £? courtes DiJ'cuJJîons de quelques proportions du Docteur Kellifon.Ce livre fut imprimé à Anvers en 1631. 11 fut cenfuré avec ce-lui de fon confrère Jean Floid, par l’Archevêque de Paris, parla Faculté de Théologie de Paris, & par l’affemblée du Clergéde France. Knot a outre cela compofé quelques Ouvrages deControverfe. 11 mourut à Londres le 14 janvier 1656. * Sot-wel, Bibliotb. Scriptor. Soc. Jefit. DuPin, Hiftoire Univerfelle duXVIIJiécle. Bayle; DiÜ.Crit.
KNOT T E S F O R D. Voyez K N U T S F O R D.
* KNOWLES ou KNOLLES (Robert) naquit dansle Comté de Chefter. Il étoit de baffe extraction, mais d’unefprit fort relevé. Il s’avança tellement dans le chemin de laFortune que fous Edouard III, il fut Général des troupes de cePrince en France. Son nom feul étoit formidable aux Fran-çois , & il fe rendit maître de plufieurs de leurs places. 11 appai-fa avec autant de prudence que de valeur les troubles de Guien-ne, mais il fe fignala fur tout, en foumettant le fameux Wat-Tyler qui étoit à la tête des Rebelles. Quoique d’une naiffancemédiocre, il s’étoit élevé par fon mérite, aux plus hauts em-plois, & il avoit aquis une réputation qui égaloit celle des pluâiiluftres Guerriers. Au commencement du régne d’Edouard, ilétoit Grand Sénéchal de Guienne; mais enfuite, étant las d’u-ne vie trop agitée, il s’étoit retiré fur fes Terres dans la Provin-ce de Kent. Ce fut là qu’il termina fes jours, après y avoiraquis une gloire encore plus folide par plufieurs aétes de piété,de charité, & de munificence dont quelques uns fubfiftent enco-re aujourd'hui II mourut l’an 1407, âgé de 90 ans. * Gr. Di£tiUniv. Holl. M. de Rapin-Thoyras, Hift. d'Angleterre, tome; 3. h10. £? 11, qui met la mort de Knolles en l’an 1406;
K N O X (Jean) Voyez C N O X.
* KNUFFER (Nicolas) de Leipfic, donna dès fa pluàtendre enfance des marques de l’inclination qu’il avoit pour laPeinture. Son père s'en appereevant le mit fous la conduited’Emanuel Nyfen où il demeura deux ans, mais il en fortit aubout decetems-là, parce que fon Maître fe fervoitdelui commed’un Laquais. Il fe retira à Magdebourg où il gagnoit fa vie àfaire des pinceaux, mais comme il avoit de la peine à fubfifter dece travail, il fe mit au fervice d’un Barbouilleur, qu’il quitadans la fuite pour venir à Utrecht, où il eut le bonheur de ren-contrer le célébré Abraham Bloemaart, qui par compalfion 10retira chez lui, & qui en peu de tems le pouffa fi loin, qu’il lemit en état de peindre de fon chef. Il s’aquit dans la Peinturéune fi belle & fi Vafte connoiffance que le Roi de Danemark luifit faire trois tableaux pour répréfenter trois batailles, où fes An-cêtres avoient remporté la victoire. * Voyez M. Jacques Cam-po Weyerman, Vies des Peintres des Païs-Bas, en Hollandois,tome 2. p. 21 & Juiv.
KNUZEN (Matthias) étoit né à Oldensworth, dans leDuché de Sleeswik. Après avoir fait fes études à Konigsbergen Pruffe, il s’avifa de courir le monde, & de s’ériger en nou-vel Apôtre de l’Athéïfme. En 1674, il répandit en divers en-droits d’Allemagne, & fur tout à léne en Saxe, & à Altdorff,une lettre Lacine, & deux Dialogues Allemands, qui conte-noient les principes d’une nouvelle Seéte qu’il vouloir établir,fous le nom de la Secte des Confcientieujç, c’eft adiré, de gensqui ne feroient profeifion de fuivre en toutes chofes que les loixde la confcience & de la raifon. Cependant il nioit l’exiftence déDieu, l’immortalité de l’ame, & par conféquent l’autorité del’Ecriture-Sainte; comme fi ces véritez étant ôtées, il pouvoitrelier dans l’homme quelque confcience & quelque principe dévertu. Cet Athée fe vantoit d’avoir fait un grand nombre déDifciples. Sur tout il difoit qu’il en avoit fept cens, tant Bour-geois qu’Etudians dans la ville de léne. Jean Mufæus, favantProfeffeur en Théologie dans l’Univerfité de cette ville; réfutacette calomnie dans un livre Allemand imprimé en 1675, contrécet Athée & contre fa prétendue Seéte, qui ne fubfiltoit quedans fon imagination. Les Dialogues imprimez en Allemandfont pleins de blafphémes & d’impertinences. On peut voir falettre toute entière en Latin & en François dans le livre quieft cité à la fin de cet article. Il la data de Rome, quoiqu’ilfoit fûr qu’il ne fortit jamais d’Allemagne. On ne nous apprendpas quelle fut fa fin. * La Croze, Entretiens fur divers fujetsd’Hiftoire , de Littérature, de Religion & de Critique, p. 400'.
* KNUTSFORD ou KNOT T ES F ORD, Filled’Angleterre dans la Province de Chefter, eft à l’eft-nord-eft déla Ville de Chefter, dont elle eft éloignée d’environ huit lieues.
K N Y G T O N (Henri) Chanoine Régulier de Leicefter, 3compofé une Chronique exadte de l’Hirtoire d’Angleterre, divi-fée en cinq livres, depuis l’an 950, jufqu’à l’an 1395, & l’Hi-ftoire de la dépofîtion de Richard II, Roi d’Angleterre, arrivéel’an 1399. Ces deux Ouvrages font dans le Recueil des Hifto-riens d’Angleterre, imprimé à Londres l’an 1652. Du Pin, Bi-bliothèque des Auteurs Eccléftaftiqties du XIVftécle. Bayle, Dict. Criti
K N Y S S I N, petite ville de Pologne dans la Polaquie eitMazovie, entre la ville de Bielko & eelle d’Augùftow, à quiri-E 3 ze