i68 nouvelles expériences
mentalion; on trouve que les vitesses sont entr’elles dans un rapportun peu moindre que celui des racines carrées des longueurs d’ame , etun peu plus grand que celui de leurs racines cubiques. Il paroît tenirle milieu entre ces deux rapports. On trouve ces degrés de vitesse dé-terminés aux articles ni et 112 (1).
plus grande ■vitesse pour notre pièce de 24, étoit d’environ 28 7 livres; mais on voit, parce qui précède cette évaluation, qu’il la croyoit un peu trop forte : d’où il résulte qued’Arcy, Euler , Lombard et Hutton, quoiqu’ayant suivi des routes différentes, sont par-faitement d’accord dans leurs résultats. Il 11e peut donc rester aucun doute que pour nospièces de 24; la charge de plus grand effet ne soit plus forte que le poids du boulet ; ilen est de meme de notre pièce de 16. Dans nos calibres de campagne , elle lui est à peuprès égale.
On sent que la quotité exacte de cette charge de plus grand effet doit varier de quelquechose , suivant la qualité de la poudre qu’on emploie : ainsi le maximum de charge avecune poudre dont l’inflammation seroit plus prompte, ou qui fournirait un fluide plusélastique , seroit plus grand que celui d’une poudre qui lui seroit inférieure à ces égards :de sorte que plus la poudre est bonne, plus le maximum de charge augmente.
Des considérations que ce 11’est point ici le lieu d’examiner peuvent déterminer à nepoint employer habituellement ce maximum de charge ; mais il n’en est pas moins im-portant de savoir que le principe que des expériences illusoires par les portées ont faitadmettre par beaucoup de monde, que le maximum de charge est tout au plus à la moitiédu poids du boulet, est une erreur , et que, dans beaucoup de cas, il peut y avoirtrès-réellement à gagner à augmenter les charges jusqu’à la concurrence du poids du pro-jectile , environ.
(1) Robins, dans ses épreuves, a employé des canons de trois longueurs différentes;savoir, de seize, de trente-deux et de soixante calibres , et, à charges égales , a toujourstrouvé que les canons les plus longs lui donnoient le plus de vitesse. Un quatrièmecanon plus court que tous les autres a fait seul exception à cette règle générale, parcequ’il y employoit des balles chassées de force. D’Arcy, dans les siennes, a employé descanons de quatre-vingt-huit, cent dix et cent trente-deux calibres de longueur, et, mêmeavec les plus petites charges , avec des charges à peine suffisantes pour couvrir le fond dela culasse, il a toujours trouvé aussi que les canons les plus longs (toujours à chargeségales) lui donnoient la plus grande vitesse. Hutton en a employé de quatre longueurs,de quinze, de vingt, de trente et de quarante calibres ; ses projectiles étoient vingt fois plusgros que ceux qu’employoient les deux autres, et il est venu au même résultat qu’eux.
Il est d’ailleurs évident que tant que le canon n’aura pas assez de longueur pour que lapression que le fluide élastique dégagé de la poudre , exerce sur le boulet pour le porter enavant, soit moindre que la résistance que ce même boulet éprouve de la part de l’air pourl’empêcher d’avancer, ou tout au plus égale à cette résistance, ce boulet sera accéléré
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