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Commentaires de M. Pierre André Matthiole Medecin senois, sur les six Livres de Ped. Dioscoride Anazarbeen de la Matiere medicinale
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S"

COMMENT. DE M A T X H.

Galien de UIritmca.

Het noms.

Lyftiitichidde LyjtM*chut'

Corneole.

mee Colubrina. Mais pour retourner à la britanica, Gal.décrit ainfi Ces propriétés au liure 6. des fimpl. Lesfeuilles de britanica font aftringentes, & foudent les plaies, femblablcs aus feuilles de lapathura fauuage,horfmis qu'elles font plus noires & plus velues. Le ius d'icelle efl; aufsi aftringent. Pource aucuns le gar-dent cuit, comme trelsingulier médicament pour la bouche:car il guérit les vïceres pourris d icelle. Voilaque Gal.en dit. Au refte il ne faut ici oublier d'auertir les Le&eurs. qu'après ce chap. de britanica , il y envn'autre à part de bctonica en quelques exemplaires de Diofcor.Lequel nous auons ofté de ce lieu, & n'a-llons eftime digne d'eftire commenté , parce qu'il eft certain n'eftrede Diofcoride , ains aiouftédu liuretde labetoine a Antonius Mufa, Médecin de l'Empereur Auguftc. en Grec, Britanica pareille-

ment en Latin & en Italien.

de lysimachia.

CHAP. III.

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|i Yfmdchid,qu'aucuns apellent Lytron.gette des tiges br an chue;,menues ,cr blutes d'une coudee ou plut:fet fcuil*' ' '' les en fartent neupar ntn,mkices,de U figure de celles du faule jtftringentes augoufi : fi fleur efl rouffe oudorce.Elle croifl es lieus aquattcs,cr marefeageus. Le M des feuilles pur fi uertu aftmgentc étanche le crachement de

'ang. On en donne mk dyfenterics en bruuage,ou en clyjîeres:arrejie les flus immodérés des femmes appliquée en

pejjaire. Si on bouche les narines de l'herbe,eU étdnche lef.us defang,étanche aufîile fangdes plaies. La fumee d'icelie bruleeeft trefacre er forte : pource elle ckaffe les ferpens,& tue les mouches.

Ruel re-prou.

les qualités

LYSIMACHIE r.

X, y S I M A C H I E II,

2®

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LYfimachiaeftainfi noramee de Lyfimachus Roi premier inuenteur d'icelle,félon Pline au liu.Zf.chap.

7.011 il écrit ainfuLyfimachus inuenta l'herbe lylîmachie, dont ell'a retenu le nom, cclebree par Erelî-ftrate. Ell'a les feuilles comme le faule, vertes, la iieur purpuree : fès gettons font drois & branchus, d'o-deur puante. Elle croifl: en lieus aquatics. Sa vertu efl: h grande, que mife au ioug dos belles qui ne Ce veu-lent accorder, elle les rend pailîbles. C'cft ce que Pline en dit.Ruel eftime lylîmachia eftre cett'herbe de la-quelle les tainturiers taignenten verd, après auoir trampé leurs draps en paftel.Nos tainturiersl apellent enleur vulgaire Cerretta,ou Braglia,* ceus de Friuli Cofaria. En quoi Ruel eft bien deceu, félon mon iuec-

que 1 aye iceu connoitre au gouft. II y en a d'autres qui pour lylîmachia mon-trent vn'autre herbe qui a la tige quarree, les feuilles comme le faule, la fleur purpuree tirant fur le rouge,epiee, laquelle iaçoit qu'elle ne retire à la lylîmachie de Diolcor.toutesfois ie l'aiapellce la féconde lylîma-chie. le penlèquela vraielyfimachie foit celle que M. Vincent. Cantonus Senois, Médecin làuant&bonherborifte m'a enuoiee de Rome à Goritie , laquelle de toutes les marques refemble à celle deDiofcor.De-puis i'en ai trouué grande quantité en Boheme alentour de Prague, prés de la riuiere Multauia ,&en au-tres lieus. Au refte combien que Ruel die la corneole eftre la vraie lyfimachie,toutesfois il dit en la fin de cemême cha.que certains pailâns lui ont montré vn'autre herbe trefsinguliere contre la pelle, attachée feule-ment fur la bollè , laquelle il prend aufsi pour lylîmachie. D'où il appert que Ruel a prins deus plantes 70pour ly fimachie, àraifon, pofsible ,que Diolcoride dit la lylîmachie auoir la fleur rouge , ou iaune. Gai. 'fait mention de la lylîmachie au lime y. deslîmples. En la lylîmachie la qualité aftringente furmonte , àraifon de laquelle elle loudc les plaies, & étanche le flus du fang par le nez, & tout autre flus de fan g,

princi