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d’un Parc qui ne cedent en rien àceux de Mylord Baltimore , eft la plusbelle ; celle qu’occupoit le feu Evê-que de Durham l’Eté pafle 8c cellesde Mr, Bedford 8c de Mr. Cooke monAmi font fort propres 8c les Jardinsen font fort rians; les Parcs fontauflicommuns en Angleterre que rares dansles autres Pais où il n’y a gueres queles Souverains qui en ayent , encoren’y voit-on prefques jamais de Bêtesfauves’, au lieu qu’en Angleterre nonfeulement la Nobleffe , mais une quan*tité extraordinaire de riches Particu-liers en ont j il en eft aufli abondam-ment qu’agréablement diveriîfié 8c deMaifons ,de Campagne ainfi que dePlaines avec de Collines couvertes deBétail blanc , de Fontaines, de Ri-vieres 8c d’autres richefles de la Na-ture qui ont donné lieu au vers deci-deflous (*) qui marque 6 chofes,dans lefqueîles Y Angleterre excelle, i.Il n’y a point de Pais où on voyetant6c de fi beaux Ponts. de Monta-gnes moins arides 8c moins efcarpées.3. d’Eaux plus abondantes 8c plusutiles 4. tant d’Eglifes fi bien bâties.5. de Femmes fi généralement belles8c d’un Commerce fi charmant, 6. oula Laine foit d’une fi bonne,de fi bel-le qualité 8c en fi grande quantité.Je ne puis m’empêcher d’adjouter unautre Vers (t) à celui-là pouren mar-quer S autres. 1. L’Excellence de fesLJniverfitez 8c de fes Ecoles dont lesRomains établirent les premieres a-près leurs Conquêtes dans les Gaules6c dans la Grande-Bretagne, (a) 2. lenombre prodigieux de Bêtes Fauvesqui errent dans les Parcs, 3. la per-pétuelle Verdure de la Campagne. 4.la bonté 8c la qualité des Ports. 5. lecourage extraordinaire des Che-vaux , 6. des Cocqs , 7. la grof-
feur des Bœufs 8c la bonté de leurChair. 8. les Jardins ou l’utile eftfi copieufement joint à l’agréable.Surrey abonde principalement en Gi-bier , en Noyers 8c en Buis, il eftallez fertile en Grains fur tout vers le
Nord>
D’A, D. L. M.
to that for defigning 8 More. x. theExcellency of it’s Univerlities andSchools the firft whereof were efta-blish’d by the Romans themfelvesduring their Conquefts in the Gaulsand Great Brittain (b) 2. the Prodi-gious Number of Deers wherewiththe Parks do Swarm ; 3. the perpe-tuell Green all over the Kingdom, 4,the Goodnefs of the Harbours. 5.the extraordinary Courage of Hor«fes , 6, that of Cocks. 7. theBignefs of the black Cattle andgoodnefs of their Flesh. 8. the Plea-fantnefs 8c ufefullnefs of the Gar-dens. Surrey abounds Cheifly in Ga-me, Wallnuts and Box, is prettyfertile in Grains efpecially towardsthe North , there is a great quantityof Fullers-Earrh and Weed, thereare yet above 20 fine Country-Seatsbefides the aforefaid, the Chiefs whe-reof are Claremont of the Duke ofN'ewe afile. Sudbrook of the Duke of
Argile ,Croydon Pallace of the Archibis-hop of Canturberry , Farnham Caftle
of
(a) Tacite rapporte dans le Chap. 21. de la Vied’ agricola , qu’il difoit des Peuples de la Grande-Bretagne que la Nature leur avoit donné beau-coup de meilleurs talents pour les Arts liberaux& les belles Lettres qu’aux Gaulois , qu’il vouloirque les jeunes gens d’illuftre Naiffance s’y appli-quaiTent pour fe rendre par là plus juilement uti-les à la République , comme ceux qui dévoientnaturellement en exercer les Charges Supérieures.On peut dire que la Nobleffe Angloife eil cellej qui a le mieux imité la Romaine dans l’Etude dei ces Arts & de ces Sciences & qu’elle l’a mêmefurpaffée à bien des égards. Il n’y a point deNa-tion qui les ait portez à un plus haut dégré de¡ perfeétion;il 11’yapoint de Pais où on puiffe Voya-ger plus agréablement & où les Etrangers Voya-gent pourtant moins & dont ils ayent par coiffe*quent moins de Relations.
(Ji) Tacitus velares in his 21 Chap, o? Agricola'sLife that the us’d to fay of the Brittains thatthey had richer Genius and Talents for liberalArts and good Learning than the Gauls , and thathe would have the Yonth of Illuilrious Familiesto be inltrudtcd therein to be rendr’d there by themore capable of ferving the RepuLlick , the En-glish Nobility has certainly the belt imitated thatof the Romans in the Study of thofe Arts andSciences and exceeded them in many refpedts;No Nation carry’d them to greater Perfection ,there is no Country where fis more pleafant totravel, where fo few Foreigners do travel andwhich they have confequently fo little Accountof.