( *58 )
comme étant d’une grande importance. QnarfJune chambre a rejeté le bill que l’autre chambre luia envoyé , elle ne l’eu informe point ; la chose passesub sïientio, aün d’éviter des altercations incon-venantes.
Mais dans le congrès, les chambres se notifientleurs rejets, au moyen d’un message à la chambrequi a eu l’initiative du bill.
Les deux chambres ne se font jamais de questionspar messages ; elles usent, à cet effet, de la voie dela conférence: car faire des questions, c’est poserun interrogatoire, et non pas faire un message (i).
Lorsqu’un bill a été envoyé à l’autre chambre etqu’elle le néglige, celle qui l’a envoyé peut le rap-peler à l’autre; mais si la chose ne vient que d’inat-tention, il vaut mieux que l’avis soit donné confi-dentiellement par les deux orateurs, ou par desmembres des deux chambres.
Lorsque le sujet d’un message qui vient du roiest de nature à pouvoir être communiqué aux deux
(i) Quelle sage et utile distinction ! Toute communi-cation par message a pour objet de traiter une alfaire,de l’acheminer à sa fin. Si l’on veut se faire des questions,comme savoir si et quand il conviendra de faire telle outelle chose qui exige le concours des deux chambres, onnomme des commissaires, on recourt aux conférences.