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* Si un messager, en s’acquillant de son message ,commet une erreur, il peut être admis à la réparer,et même rappelé à cet effet. En voici un exemplequi s’est passé le i 3 mars 1810 au sénat. Le sénatayant fait deux amendemens à un bill qui venaitde la chambre des représentais , leur secrétaire ,par erreur, n’en remit qu’un à cette chambre. 11se trouva que l’amendement tout seul était inad-missible. La chambre notifia qu’elle n’accédait pas.CeLtenotification fitdécouvrirl’erreur ; lesecrétairefut envoyé à l’autre chambre pour la corriger ;l’explication fut reçue, et les deux amendemensremis de novo en délibération. 1
Sitôt que le messager qui a apporté des billsde l’autre chambre s’est retiré, l’orateur tient lebill à la main et informe la chambre « que l’autrechambre, par son messager, envoie certains« bills » : il en lit les titres et les remet au secré-taire pour les serrer jusqu’à ce qu’ils soient appelésà la lecture. ^
11 n’est pas d’usage en parlement qu’une chambreinforme l’autre à quelle majorité un bill a passé.Quelquefois les chambres se recommandent un bill
à ce que les messages sont apportés par des personnespubliques, qu’on ne peut pas recevoir comme un messagerordinaire.