membre, peut parler, et même proposer des amen-demeus au moyen desquels la discussion peut êtreouverte de nouveau , et la mise aux voix différéeencore de beaucoup : et comme quelques per-sonnes qui ont répondu oui, peuvent être ébranléesdons leur opinion parles nouveaux argumens, l'af-firmative doit être mise aux voix de nouveau (i).Si donc le membre entrant peut, en prononçantquelques mots , occasionner la remise aux voix ,il serait bien inutile de la refuser sur sa simple de-mande sans discours.
Pendant que les vérificateurs procèdent au dé-nombrement ( et ceci s’observe encore quand onvote par oui et non ) , personne ne peut sortir desa place , ni parler , parce que , si quelque chosesurvient de propre à faire soupçonner une erreur,il faut recommencer.
S’il s’élève des difficultés d’ordre pendant ladivision, l’orateur les décide péremptoirement,sauf la révision de la chambre; quelquefois il sefait assister de l’avis de quelques membres ancienset expérimentés; ils le donnent de leur place, etcouverts , pour que leur discours n’ait pas l’appa-rence d’un débat ; mais ceci n’a lieu qu’à la dé-
fi) C’est ce que j’ai observé, à la section XXXVII,sur la mise aux voix de l’aflirmalive et de la négative.