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Tant qu’en Angleterre le privilège s’est entendudu «irisât de n’êlre point ari’êlé eundo , morando,et redeundo , la chambre des communes a décidéqu’il Fallait l’expliquer par «un temps commode. »En conséquence, la loi n’entend pas qu’il failleque le membre du parlement quitte sur-le-champet la session finie ; mais elle lui accorde Je tempsnécessaire pour faire ses affaires et ses préparatifsde départ. Elle ne prétend pas l’astreindre à laroute la plus directe, ni lui ôter sa protection,s’il en dévie , pourvu qu’il apparaisse qu’il y a eunécessité pour le faire.
Le privilège de n’êlre point arrêté exempte ,par conséquent, le membre, de l’action de toutordre judiciaire auquel on est tenu de se sou-mettre, sous peine d’arrestation personnelle. Laraison en est que le membre du parlement a desdevoirs supérieurs à remplir ailleurs. O 11 voit eneffet, chez nous, par exemple, que, lorsqu’unreprésentant est empêché d’assister à la session ,les 50^000 commettans qu’il r présente sont pri-vés d’une voix et d’un vote, de même que s'ils’absentoit volontairement. La même chose a lieulorsqu’un sénateur est absent : la moitié de l’étatdont il est le délégué perd sa représentation.
Jusqu’ici bon est assez d’accord sur les privilègesdes deux chambres du congrès ; mais voici un