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2 (1863)
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DE L’ALLEMAGNE.

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cette pieuse illusion, car l’intention qui l’accompagneest on ne peut plus honnête, — et quelque blâme qu’onpuisse déverser sur les zélateurs du catholicisme, unechose au moins est certaine : c’est qu’ils ne sont pas deségoïstes, ils s’occupent de leur prochain ; malheureuse-ment parfois un peu trop.

Ces faux bruits ne peuvent être attribués à aucunemalignité; je n’y reconnais qu’une erreur, et c’est sansdoute le hasard qui a défiguré en cette occurrence lesfaits les plus innocents. Oui, c’est sur des faits réels querepose l’indication de temps et de lieu dont je viens deparler; j’ai été en effet, au jour désigné, dans l’églisedésignée, qui était même autrefois une église de jésuiteset qui s’appelle Saint-Sulpice ; je m’y suis aussi soumis àun acte religieux, — seulement cet acte n’était pas uneodieuse abjuration, mais un serment de fidélité conju-gale très-bourgeoisement édifiant;—j’y ai fait bénirpar l’Église, après le mariage civil, mon union avec mabien-aimée épouse, parce que celle-ci, issue d’unefamille catholique très-orthodoxe, ne se serait pas crueassez mariée sans une telle cérémonie. En la suppri-mant j’aurais pu jeter le trouble dans une âme pieuse,qui devait pour son bonheur rester fidèle aux traditionsreligieuses de ses ancêtres. D’ailleurs il est bon pourbien des raisons qu’une femme soit attachée à une reli-gion positive. Trouve-t-on chez les femmes de la confes-sion protestante plus de fidélité que chez celles de lacroyance catholique? C’est un point trop scabreux à