ni; l’allemagnk.
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nient, un jeune matelot reconnut tout à coup le lieu enquestion. — Le village où je suis né, s’écria-t-il, est si-tué précisément à cet endroit ; pendant mon enfance,j’y ai gardé longtemps les cochons de mon père. Sur cetemplacement so trouvent en effet des débris de construc-tions fort anciennes, qui témoignent d’une magnificenceinouïe ; çà et là, on voit encore quelques colonnes quisont restées debout ; elles sont isolées ou liées entre ellespar des fragments de toiture, d’où pendent des bande-roles de chèvrefeuille et de lianes rouges. D’autres co-lonnes, dont quelques-unes en marbre rose, gisent frac-turées dans l’herbe. Le lierre a envahi leurs superbeschapiteaux, formés de fleurs et de feuillages délicate-ment ciselés. Deux grandes dalles de marbre, des frag-ments de mur carrés et des débris de toiture à formetriangulaire y sont répandus, à moitié enfoncés dans lesol. J’ai passé, continua le jeune homme, souvent biendes heures à examiner les combats et les jeux, les danseset les-processions, les belles et bouffonnes figures qui ysont sculptées; malheureusement ces sculptures sont for-tement endommagées par le temps et recouvertes demousse et de plantes grimpantes. Mon père, à qui je de-mandai un jour ce que signifiaient ces ruines, me répon-dit que c’étaient les restes d’un ancien temple où avaitrésidé jadis un dieu païen, qui non-seulement s’étaitlivré aux débauches les plus crapuleuses , mais qui deplus s’était souillé par l’inceste et des vices infâmes; quedans leur aveuglement les idolâtres n’en avaient pas