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2 (1863)
Entstehung
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239
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ni; lallemagnk.

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nient, un jeune matelot reconnut tout à coup le lieu enquestion. Le village je suis, sécria-t-il, est si-tué précisément à cet endroit ; pendant mon enfance,jy ai gardé longtemps les cochons de mon père. Sur cetemplacement so trouvent en effet des débris de construc-tions fort anciennes, qui témoignent dune magnificenceinouïe ; çà et, on voit encore quelques colonnes quisont restées debout ; elles sont isolées ou liées entre ellespar des fragments de toiture, d pendent des bande-roles de chèvrefeuille et de lianes rouges. Dautres co-lonnes, dont quelques-unes en marbre rose, gisent frac-turées dans lherbe. Le lierre a envahi leurs superbeschapiteaux, formés de fleurs et de feuillages délicate-ment ciselés. Deux grandes dalles de marbre, des frag-ments de mur carrés et des débris de toiture à formetriangulaire y sont répandus, à moitié enfoncés dans lesol. Jai passé, continua le jeune homme, souvent biendes heures à examiner les combats et les jeux, les danseset les-processions, les belles et bouffonnes figures qui ysont sculptées; malheureusement ces sculptures sont for-tement endommagées par le temps et recouvertes demousse et de plantes grimpantes. Mon père, à qui je de-mandai un jour ce que signifiaient ces ruines, me répon-dit que cétaient les restes dun ancien temple avaitrésidé jadis un dieu païen, qui non-seulement sétaitlivré aux débauches les plus crapuleuses , mais qui deplus sétait souillé par linceste et des vices infâmes; quedans leur aveuglement les idolâtres nen avaient pas