ŒUVRES DE HENRI HEINE.
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lard sur les croyances actuelles du peuple groënlandais.Le bonhomme lui répondit : Autrefois on croyait encoreà la lune, mais aujourd’hui l’on n’y croit plus.
(Paris, -10 mars 4853.)
Singulier métier que celui d’écrivain ! L’un a de lachance dans celte profession, l’autre n’en a pas; mais leplus infortuné des auteurs est sans contredit mon pauvreHenri Kitzler, bachelier ès-lettres à Goeltingue. Personnedans cette ville n’est aussi savant, aussi riche en idées,aussi laborieux que lui, et pourtant pas le moindre opus-cule de lui n’a encore paru à la foire littéraire de Leip-zig. Le vieux bibliothécaire Stiefel ne pouvait s’empêcherde rire toutes les fois que Henri Kitzler venait lui de-mander un livre dont, disait-il, il avait grand besoinpour achever un ouvrage qu’il avait « sous la plume. »— « Il restera bien longtemps encore sous ta plume »,murmurait alors le vieux Stiefel en montant l’échelleclassique qui conduisait aux plus hauts rayons de la bi-bliothèque.
M. Kitzler passait généralement pour un niais, et àvrai dire ce n’était qu’un honnête homme. Tout lemonde ignorait le véritable motif pour lequel il ne pa-raissait aucun livre de lui, et je ne le découvris que parhasard un soir que j’allais allumer ma bougie à lasienne, — car il habitait la chambre voisine de celle