DR l’aLLESIAGXE.
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vous recevrez des coups de bâton, des coups de verges,des coups de pied, et même des soufflets ; je puis vousle prédire, car d’abord je ferai mon possible pour quevous ne les évitiez pas, et puis je suis le prophète Jonas,le prophète Jonas, fils d’Amithaï. O Ninive, Ninive, tupériras !
C’est à peu près ainsi que prêchait le prophète, lors-que je fus subitement soulagé et que j’entendis à cotéde moi la voix du conseiller prussien, qui me dit : A labonne heure! Bien vous prend d’avoir enfin rendu toutecette folle lecture que vous aviez dévorée à Helgolandavec ce gros homard, —nous touchons maintenant auport, et une tasse de thé nous rétablira tout à fait. Jesuivis son conseil et me trouvai parfaitement bien de latasse de thé que je me fis donner aussitôt après notrearrivée dans l’hôtel de Cuxhaven.
Les Hambourgeois et leurs épouses légitimes four-millent ici, de même que des capitaines de vaisseau detous les pays, qui attendent un vent favorable. On lesvoit partout, et quand ils ne sont pas à se promener surles hautes falaises, ils sont attablés dans les cabarets oùils boivent du grog passablement fort, en poussant descris d’allégresse à l’occasion des trois journées de Juillet.Dans tous les idiomes on porte des toasts aux Français.Les Anglais laconiques leur donnent des louangesavec autant de loquacité que ce Portugais bavard quiregrettait devant moi de ne pouvoir conduire directe-ment à Paris sa cargaison d’oranges, pour rafraîchir leii- ... 3