DE L'ALLEMAGNE.
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étaient apposés aux portes, ainsi que cela se voit dansles maisons où vient d’arriver une banqueroute ou undécès. J’entrai en tin dans une chambre où était assis àun secrétaire un vieillard sec et maigre qui feuilletait desliasses de papier. Il était vêtu en noir, avait des cheveuxblancs et un visage vidé d'homme d’affaires. D’une voixtrès-basse il me demanda ce que je voulais; le prenant,dans ma naïveté, pour le bon Dieu, je lui dis hardiment:« Ah, mon bon Dieu, je voudrais bien savoir tonner, jesais déjà lancer des éclairs ; ah, je vous en prie, ap-prenez-moi à tonner.>3—« Ne parlez pas si haut! repritbrusquement le sec vieillard, » et me tournant le dos, ilretourna à ses affaires. — « C'est monsieur le registra-teur, » me dit un des laquais rouges en se levant de sonfauteuil, et en se frottant les yeux avec force bâille-ments.
Pan est mort !
Cuxliaven, le 9 août 1850.
J’ai fait une traversée fort désagréable, au milieu duvent et de l’orage, dans une barque de pêcheur. Commeil m’arrive toujours en pareil cas, je fus pris du mal demer. Elle aussi, la mer, comme bien d’autres personnes,ne répond à mon amour que par des peines et des tour-ments. D’abord tout va bien, et je me plais à me laisser