DE L'ALLEMAGNE.
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un si bel exemple de modération. Oui, vous méritezd’être libres, Français; car c’est dans votre cœur quevous portez la liberté. C’est par là que vous vous distin-guez de vos malheureux pères qui, tout en brisant leschaînes d’une antique servitude, souillèrent leurs exploitsde forfaits exécrables, durant lesquels le génie de l’hu-manité se voila la face. Mais celte fois la main du peuplen’est devenue sanglante que pour la juste défense deses droits, et non pas après la victoire. Le peuple pansalui-même les blessures de ses ennemis, et la grandeœuvre finie, il s’en retourna à son occupation journa-lière, sans demander même un pour-boire après cetimmense labeur.
Ne tremblez pas devant l’homme libre,
Tremblez devant l’esclave qui brise ses fers!
Tu vois combien je suis enivré, hors de moi... Je citele vers le plus banal de Schiller.
Et ce vieil enfant, dont l’incorrigible folie a coûté lesang de tant de citoyens, les Parisiens l’ont traité avecune modération qui m’a profondément touché. 11 jouaitréellement aux échecs, comme le roi des Hérules lors-que les vainquéurs pénétrèrent dans sa tente. D’unemain treriblante il signa l’acte d’abdication. Il avaitfermé ses oreilles à la vérité, et il ne voulait entendreque les mensonges des courtisans qui criaient toujours :c< Nous sommes vainqueurs ! » L’aveuglement de ce fou.royal est vraiment inconcevable ! Plein de surprise il-
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