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2 (1863)
Entstehung
Seite
28
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§8 ŒUVRES DE HENRI HEINE.

Je lisais précisément ce passage dans Paul Verne-fried, lorsque arriva un gros paquet de journaux ducontinent. Mes yeux y rencontrèrent des rayons de so-leil dont ils furent éblouis et qui allumèrent dans monâme un enthousiasme sauvage, une joie délirante. Jesais maintenant pourquoi la mer avait cette odeur degâteaux. La Seine avait avec ses eaux porté cette bonnenouvelle à la mer, et dans leur palais de cristal lesbelles ondines, de tout temps amies de l’héroïsme,s’étaient empressées de donner un thé dansant. Je couruspar toute la maison comme un fou, j’embrassai d’abordla grosse hôtesse et son bon loup marin, j’embrassaiaussi le conseiller prussien, sur les lèvres duquel erraittoujours le froid sourire de l’incrédulité; et même le

Hollandais, je le pressai sur mon cœur. Mais cette

large face insignifiante resta tranquille et froide, et jecrois que si le soleil de juillet en personne était venul’embrasser, mynheer en aurait tout au plus ressentiune légère sueur, mais il n’en aurait pas été enflammé.Cette quiétude, au milieu de l’enthousiasme général,n’est-elle pas révoltante? Les Spartiates préservaientleurs enfants de l’ivrognerie, en leur montrant un iloteivre. Nous devrions à leur exemple nourrir un Hollan-dais dans nos maisons d’éducation , pour inspirer à nosenfants l’horreur de cette sobriété morale, de cetteimpassibilité néerlandaise qui vraiment est plus hideuseque l’ivresse d’un ilote. J’étais tenté de battre mynheer .

Mais non ! Pas d’excès ! Les Parisiens nous ont donné