DE L'ALLEMAGNE.
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pauvres tôles sont tombées il y a cinquante ans.... Qu’enest-il résulté ? Ils sont ressuscités, et maintenant le gou-vernement est encore plus stupide que jadis; car lorsquevint l’heure de quitter le royaume des morts, plus d’und’entre eux prit à la hâte la première tête venue qui luitomba sous la main : source de très-funestes surprises.La tête ne s’accorde pas toujours avec le reste du cadavreet avec le cœur qu’il renferme. Plus d’un, à la tribune,parle comme la sagesse elle-même, et nous admironsl’intelligence de cette tête puissante, mais aussitôt après,ce beau parleur se laisse entraîner aux actions les plusfolles par un cœur égaré à jamais. Entre les pensées etles sentiments, les idées et les passions, les paroles etles actions de ces revenants, il y a une contradiction quinous fait frémir.
Ou bien, irai-je en Amérique? cette immense prisond’hommes libres, où les chaînes invisibles me pèseraientencore plus que les chaînes visibles de la patrie, et oùle plus odieux des tyrans, la populace, exerce son em-pire brutal. Tu sais ce que je pense de ce maudit paysque j’aimais naguère, alors que je ne le connaissais pas,et pourtant mon métier m’impose le devoir de le louer etde le glorifier... Bons paysans allemands ! Allez en Amé-rique ! Là il n’y a ni princes ni noblesse; les hommes y sonttous égaux, tous également manants,... à l’exception ce-pendant de quelques milliers d’êtres qui ont la peaubrune ou noire, et qui sont traités comme des chiens. Levéritable esclavage, qui est aboli dans la plupart des pro-
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