DE LA FRANCE.
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une lassitude presque sentimentale. L’enthousiasmede la haine s’éteint; les cœurs s’ennuient; les penséespâlissent dans le cerveau; on s’observe l’un l’autreavec de bienveillants bâillements; on ne s’en veutplus; on est devenu toute paix, tout amour, touteréconciliation, toute douceur chrétienne. Des piétistesallemands pourraient faire ici de bonnes affaires.
On s’était jadis promis merveilles du prompt chan-gement de la marche des affaires si Casimir Périervenait à les quitter. Mais il paraît que, pendant cetemps, le mal est devenu incurable : la mort de Périerne suffira pas pour guérir l’État.
Que Périer succombe par le choléra, sous un mal-xieur universel auquel ni force ni prudence ne pou-vaient résister, cela doit déconcerter même ses adver-saires les plus acharnés. L’ennemi général, la morts’est faufilée dans leur confédération, et le secours,même le plus efficace, de la part d’un semblableauxiliaire, ne peut être vu avec grand plaisir. Périer,au contraire, y gagne la sympathie de la foule, quis’aperçoit tout d’un coup qu’il était un grand homme.Aujourd’hui, qu’il s’agit de le remplacer par d’autres,cette grandeur devait apparaître dans toute sa réalité.S’il n’avait pu tendre avec une grande aisance l’arc
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