gent; mais il faut de l’argent pour les mettre en train.Et des niais carlistes pensent qu’elles peuvent allerd’elles-mêmes, pourvu qu’ils aient l’argent dans leursbottes. Les républicains sont sans doute bien inno-cents des événements de la nuit du 2 février; car,ainsi que me disait dernièrement l’uri d’eux : « Si tuentends rapporter qu’il y a eu de l’argent répandu dansune conspiration, tu peux compter qu’aucun républi-cain n’y a trempé. » Dans le fait, ce parti a peu d’ar-gent; car il se compose principalement d’hommesd’honneur désintéressés. Ils souilleront, s’ils arriventau pouvoir, leurs mains avec du sang, mais non avecde l’argent. On le sait; aussi redoute-t-on peu les in-trigants, qui ont plus soif d’argent que de sang.
Cette guillotinomanie que nous trouvons chez lesrépublicains a peut-être été produite par les écrivainset par les orateurs qui, les premiers, ont employé lemot système de la terreur pour caractériser l’actiondu gouvernement qui, en 1793, se porta aux moyensextrêmes dans- le but de sauver la France. Mais leterrorisme, tel qu’il se déploya alors, était moins unsystème qu’un événement, un fait passager, et la ter-reur régnait autant dans l’âme des hommes du pou-voir que dans celle du peuple. C’est folie de colporter