publique avec une honorable franchise, prouve jus-qu’à quel point on peut se fourvoyer sous ce rapport.Je citerais ici les passages amers que renferme cetouvrage contre Lafayette, s’ils n’étaient d’un côté trophaineux,, et de l’autre, rattachés à une apologie de larépublique qui ne peut trouver place dans ces articles.Je me contente à cet égard de renvoyer à l’ouvragemême et surtout au chapitre intitulé : La République.On y peut voir comment les hommes, même ceux dudu caractère le plus noble, peuvent se laisser égarerpar la mauvaise fortune.
Je ne m’aviserai pas de combattre ici le brillantrêve de la possibilité d’une république en France.Monarchiste par inclination naturelle, je le deviensencore davantage en ce pays par conviction. Il mesemble que les Français ne sauraient supporter au-cune république, celle d’Athènes aussi peu celle deSparte, et moins que tout autre celle de l’Amériqueseptentrionale.. Les Athéniens étaient la jeunesse uni-versitaire de l’humanité, et la constitution d’Athènes,une sorte de liberté académique, qu’il serait insenséde vouloir faire revivre dans notre époque de complutdéveloppement et dans notre Europe vieillie. Et vrai-ment, comment les Français s’arrangeraient-ils de la