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B. Parmi les familles, non lignagères, possédant des armoiries à elles, les unesles conservent, du moins pendant quelque temps, en les réunissant, d'une façonquelconque, à celles du lignage.
Exemple :
Boot, portant des besants (semé), combinent avec Chitine;
Eijck porte en cœur un écusson des Weert;
Heenkenshoot ('t Serarnts) écartèle de 't Serroelofs;
Herteken porte de Weert, brisé d'une croisette ancrée, qui semble être sonpropre emblème ;
Nicolas de Hertoghe scelle, en 1522 : d'un écu écartelé; aux 1 er et 4°, un lion(Leeuw?); aux 2 e et 5°, une croix ancrée, qui est de Hertoghe; Gossuin deHertoghe, en 1545 : de Coudenberg, brisé en cœur de cette croix ancrée ; aufranc-quartier de Chitine. A quelque temps de là, la croix ancrée disparaît desarmes de la famille. Un Henri de Hertoghe porte, en 1558 : une étoile à cinqrais. Appartient-il à la même famille que celle à la croix ancrée? Quoi qu'ilen soit, cette dernière ne tarde pas à cimer l'écu de Coudenberg, brisé d'unfranc-quartier de Clutinc, d'une étoile à cinq rais, entre deux cornes de taureau,chargées, chacune, d'une étoile à cinq rais. N'y aurait-il là qu'une simplecoïncidence?
Gossuin de Saint-Géry, 1524, scelle d'une feuille de nénuphar, accompagnéede dix billettes, en orle, des Serroelofs; d'autres Saint-Géry, de trois feuilles denénuphar, à un franc-quartier de Leeuw, etc.
Les Rolibuc, qui, à partir d'une certaine époque, ajoutent, au leur, le nom deCoudenberg, joignent, depuis lors, à leurs armes, celles de ces derniers.
C. Parmi les familles, non lignagères, possédant leurs propres armoiries,quelques-unes substituent à celles-ci les emblèmes d'un lignage : des Hertoghe,ainsi qu'il a déjà été dit, ceux de Coudenberg, à un franc-quartier de Clutinc, etc.;
Un Meerte prend l'écu de Clutinc, qu'il sème des billettes de Serroelofs;
Un Mol adopte l'écu des Steenweg (aux émaux de Noot), qu'il brise d'unmaillet; un autre Mol porte de Weert.
Pareilles substitutions furent même effectuées par des membres des lignages :un Leeuw scelle de l'écu des Weert plein.
D. Des familles, dépourvues, semble-t-il, de blasons, adoptent ceux d'unlignage, qu'elles brisent, parfois, de l'une ou de l'autre façon :
'Eggloij porte : Clutinc (aussi brisé d'un franc-quartier de Coudenberg), Half-huijs : Weert, au franc-quartier de Redinghen (Rolibuc?;; Campsor : Serroelofs;Cassart : Clutinc, au lambel, chargé, quelquefois, d'un ou de plusieurs maillets;Clievere : Leeuw, brisé aussi d'un ou de plusieurs maillets; Coninc : Steenweg,plein, et aussi Serroelofs, brisé, parfois, d'une ou de plusieurs coquilles deSteenweg; Loenijs : Rolibuc-Coudenbcrg; Loose (Loze) : Serroelofs et aussid'argent à trois tleurs de lis, au pied coupé, de gueules (Clutinc?) à la bordurecomponée d'or et de gueules, laquelle constitue évidemment, ici, une allusion aux