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1 (1898)
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131
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(Bruxelles, 1892) (1). La quintefeuille est la forme conventionnelle de la rose.C'est ainsi que les sires du Rosoy, parmi lesquels les seigneurs d'Audenarde,portèrent, dès la fin du xu e siècle, tantôt des quintefeuilles, tantôt des roses, etque Gauthier Zas, échevin de Dordrecht, scelle, en 1575, d'une quintefeuille,enclose d'un chapel de roses. Gelre nous fournit les armes du sire de Rosenberch,vassal du roi de Bohême : une quintefeuille, et celle de Roeselaer (Roulers), enFlandre : trois quintefeuilles.

Ces exemples sont typiques, car il s'agit d'armoiries parlantes.

La maison souveraine de la Lippe, en Allemagne, on ne l'ignore pas, porte :d'argent à la rose de gueules, boutonnée d'or. Voyez comment Gelre représentel'emblème du sire de la Lippe, un des chevaliers qui entourent l'évêque deMunster : une quintefeuille.

On a toujours blasonné quintefeuilles les fleurs dans le blason des seigneurs deLeefdael, en Brabant : Gelre nous les donne sous une forme identique à celle desroses de Roeselaer, des sires de Rosenberch et de la Lippe.

Il n'y a aucune raison pour voir dans la quintefeuille la fleur du néflier,arbre rare et peu connu, qui n'a joué aucun rôle dans le symbolisme du moyenâge, sauf quand on a affaire à des armes parlantes, comme, par exemple, cellesdu sceau de Renier Mispelken, échevin de Saint-Trond, en 1201, et dont le nomest le diminutif du mot flamand rnispel = nèfle.

Au dire d'héraldistes modernes, on blasonne quintefeuille la fleur à cinq pétalesdont on ignore la dénomination.

La vérité est que, sauf dans quelques armoiries parlantes, elle représente larose, la reine des fleurs, dans le blason aussi bien que dans la nature.

Ce qui précède se rapporte aussi à la quarte feuille, que, sur certaines œuvresd'art du moyen âge, on voit alterner avec ces roses à cinqpétales. Elle est la rose, figurée à quatre feuilles, mais s'emploieplus rarement que la quintefeuille. Néanmoins, il y a lieu deremarquer que, en règle générale, les familles, l'ayant adoptéepour emblème, la conservèrent sous cette forme particulière.

Leur nombre est relativement restreint.

On peut voir aux noms suivants :

Beelaerts, Dinther, Geffen, Godevaerts, Ilerck, Coptiten (une seule),Crupelant, Martin, Meijgem, Nieu[w]land, Raets, Tiegheldeckere.

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Les fleurs de lis en nombre parfois un semé.

Le semé de fleurs de lis constitue des armoiries très caracléristiques pour le pays de Liège.

Voir aux noms suivants :

(1) On peut consulter aussi, à ce sujet, le beau travail de M. Charles Joret, La Rose dansl'antiquité et au moyen âge (Paris, 1892).