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1 (1898)
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du château de Termonde : de six mouchetures d'hermine (1555); Gérard deLonchamp : d'une fleur de lis et d'une rose (1572); Renier van Heerzele, échevinde Bruxelles : de deux roses tigées (1410); Godefroid Mennen, échevin delàmême ville : de six marguerites (1418) ; le Frison Widsel, heren Ocken socn : dedeux couronnes (1598); Simon Schoonejans, échevin de Malines : de deuxannelets (1585); Jean van Straten, sgr. de Bodeghem : de deux branches (1495).

Comment faut-il expliquer celte agglomération des lettres r a que nous voyons,chacune cinq fois, aux côtés du timbre de Guillaume van Heersele, échevin deBruxelles, en 1411 ?

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Les sceaux des femmes.

Bien que les sceaux des femmes présentent toutes les formes et tous les typessphragistiques (1), ils affectent, en général, jusqu'au xiv e siècle, la forme ogivale. Ladame debout que nous y voyons le plus fréquemment tenant ou une fleur delis, symbole de la puissance, ou un oiseau de chasse, reposant sur sa main - est,presque toujours, accostée de deux écus, à dextre, celui du mari, àseneslre, celuide sa propre famille. Quelquefois, l'écu de la femme figure en premier lieu, soitque l'on ait voulu indiquer, de la sorte, l'origine supérieure de l'épouse, soit quecette interversion ait eu pour cause une simple erreur du graveur.

Dès le commencement du xiv e siècle, parallèlement au type ogival, les damesadoptèrent le type rond, petit module. Les unes continuèrent à s'y faire représenteraccostées de deux écus, les autres se contentèrent de n'y faire graver que lesarmoiries : parfois, deux écus, parfois un seul, parti des emblèmes des conjoints.

Les contre-scels montrent souvent les armes réunies de cette dernière façon :

Félicité, dame de Beaumont, femme de Baudouin d'Avesnes, sire de Beaumont,scelle, en 1288, d'un type ogival, dame debout, à dextre un écu bandé (Avesnes),à senestre cassé. Contre-scel : un écu parti; au 1 er , fascé de . . . et de vair, aubâton brochant (Coucy); au 2' 1 , d'Avesnes ;

Alice de Diest, femme d'Hellin, sire de Cysoing, en 1282 : même type, àdextre : un écu de Cysoing, à senestre : un écu de Diest. Contre-scel : un écuparti de Diest et de Cysoing ;

Agnès d'j Endelsdorp, femme de Jean, sire de Rheydt, en 1548 : sceau rond; écuparti de Rheydt et d' Endelsdorp ;

(1) Voir le Prince Charles de Hohenlohe-Waldenburg, Sammlung interessanter mittel-alterlicher Frauen-Siegel (Stuttgart, 1861).