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Ayant ainsi constaté la présence de cet emblème dans un grand nombre depays, nous croyons pouvoir émettre l'hypothèse que, dans la plupart des cas, sasignification est purement symbolique, c'est-à-dire qu'il constitue une allusion à lafidélité inébranlable, ou bien à l'honneur immaculé de la famille.
On employait aussi, quelquefois, le mot « hermine » pour désigner l'argent, oule blanc, comme, par exemple, dans le Tournoi de Nantes (1) ; on remarqueencore des mouchetures d'hermine sur des écus qui sont notoirement d'argent,entre autres, sur le sceau du comte Adolphe de Berg, de 1500. L'idée de brisuredoit être exclue pour ce blason. Rapprocher les armes des frères de Routen, dansles lettres d'anoblissement, données à Vienne, le !) mars 1 (>54, où l'éeu, que letexte blasonne d'argent (gantz weiss ] , est couvert de six mouchetures d'hermine,accompagnant les deux lions léopardés, à la queue fourcliée (2).
Le petit-gris, ou vair au naturel.
Il existe, en héraldique, un certain nombre de choses que l'on voit figuréesdans tous les traités et auxquelles on a donné des noms — souvent très savants —mais dont la signification reste encore à démontrer.
Il en est ainsi du papelonné, que l'on définit, d'une façon un peu vague, comme«une représentation d'écaillés ou de demi-cercles que l'on pose sur l'écu, en guisede plusieurs rangées de tuiles ou d'ardoises sur une couverture » (5).
Les exemples anciens que nous avons rencontrés nous permettent de conclureque le papelonné n'est autre chose qu'une fourrure, le petit-gris au naturel, dontle vair est la représentation conventionnelle : ces prétendues écailles sont lesventres blancs de l'animal, qui se détachent du fond, gris ou noir, formé par lesdessus des peaux.
La planche III ci-contre et les clichés ci-après (page 77, 1 à G) offrentquelques types d'armoiries, où la fourrure est représentée de cette façon.
C'est le sceau du métier des fourreurs de Cologne, appendu à un acte de 1393,qui tranche la question (4). On y lit : [S ERN1TATIS VJARU OPER[IS] FTORVM[ET PJELLLKIEVM (sic), légende qui doit se lire : Sigillum fralernilatis variioperis factorum et pellificùm.
(1) Ann. de la Soc. d'arch. de Brux., 1889, p. 365.
(2) Ibid. et Monalsbalt dey K K herald. Ges. « Adler », Vienne, 1892, p. 59.
(3) Voir, entre autres, le Trévoux (Paris, 1721).
(4) Collection sigillographique, A. G. B.
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