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1 (1898)
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M. le comte François van der Straten Ponthoz , dans L'Ombre de lion des Tra-zegnies, leurs sceaux el contre-sceaux, fait observer que quelques membres de cettemaison, notamment Gilles, dit le Brun (f en 1276), et ses descendants brisaientd'un franc-quartier d'hermine, dont l'origine et, partant, la signification lui sontrestées inconnues.

Une branche des seigneurs de Malines, les Berthout de Duffel, adopta la mêmebrisure.

Pour donner à ce franc-quartier d'hermine un fondement historique, on a voulufaire descendre les seigneurs de Duffel d'une Marguerite de Bretagne ; mais cesefforts n'ont été corroborés par aucun semblant de preuve, et les généalogies desducs de Bretagne ne révèlent aucune alliance avec les Berthout.

D'ailleurs, les Bretagne n'étaient pas seuls à porter d'hermine plain. D'Arlambe-Mirabel (en Yivarais), de la Bruyère, dit van der Heijden (Belg.), Paris deBoisrouvray, de Sainte-Hermine, Coague, Fantel-Millery et de Saint-Quentin seservaient du même emblème, ainsi que la commune de Wannegem-Lede, enFlandre, pays l'hermine jouissait d'une préférence marquée.

A en croire certain manuscrit contenant les armes des ducs, comtes, vicomtes,bannerets et chevaliers qui assistèrent à la bataille de Ivuinre, en 1596, sireAlbert d'Egmont aurait porté un franc-quartier d'hermine sur l'écu chevronné desa race.

Le seul armoriai de Gelre , en dehors des Berthout-Duffel, nous fait connaîtrecinq familles qui scellaient du même franc-quartier, savoir : sire Arnould deHoemen (Heumen), le sire de Malyan, le comte de Richemont (un Dreux, quibrise donc de Bretagne), le sire de Chasteleer et sire Conrard d'Elverfeld.

Ce franc-quartier se retrouve, ensuite, dans les blasons de personnes apparte-nant aux familles suivantes : d'Averhoult, de Helfault, de Six (Belg.), Porter, deVleeschauwer (Bruges), Galamez, du Mont, seigneurs d'Audignies (Hainaut),Philipeaux (France), von Monenbach (Allem.), Barker de Grimston-Hall (franc-canlon), Okton (Angl.) et Hauroult (1).

Outre des sceaux de Berthout-Duffel, d'Elverfeld et de Iloemen, nous allonsencore en décrire d'autres : des van den Broek, Hannière, Mausbach, Weveling-hofen (hoven), etc., sur lesquels figure également ce franc-quartier d'hermine.

à plusieurs reprises, sont généralement confondus dans le langage héraldique, même par leDictionnaire de l'Académie française.

Porter plein, ou les armes pleines d'une famille veut dire : porter le blason de celle-cicomplet, intact, entier, sans brisure (arma plena); porter d'un émail plain, signifie : se servird'un écu uni, d'un seul émail, sans aucun meuble (armi plana).

Les traités héraldiques citant un certain nombre de familles qui possèdent des armes plaines,renvoyons-y et bornons-nous à constater que abstraction faite des écus de vair les sceauxque nous avons rencontrés ne nous ont fait connaître qu'un seul exemple de ce genre, celuide Jean de Menin, qui scelle, en 1294, d'un écu plain, sans hachures, ni diapré.

(1) L'écu de Hauroult (fascé d'or et de sable, au franc-quartier d'hermine) figura sur la tombede Nicolas du Chastel, vicomte d'Emmerin (Messager des sciences historiques, 1857, p 469).