Les quittances relatives aux guerres du Brabant, au xiv e siècle, forment lepremier et le plus important noyau. Elles nous ont permis d'établir la compositiond'une fraction de la troupe réunie, en 1538-39, par Jean III, pour aider le roid'Angleterre contre le roi de France, et, en très grande partie, de l'armée com-mandée, en 1371, par le duc Wenceslas, à Bastweiler, contre les ducs de Julierset de Gueldre, et de signaler les noms de ses combattants dans la guerre deFlandre, en 1556.
Bon nombre de familles néerlandaises, allemandes et françaises verront, nonsans surprise, qu'un des leurs a pris part à l'une et l'autre de ces sanglantesexpéditions, dont l'histoire reste encore à écrire.
Nous allons revenir plus loin sur celte catégorie de sources.
A elle, sont venues se joindre des notes analogues sur d'autres chevauchées deWenceslas et les guerres du comte de Clèves, au commencement du xv c siècle,celles du duc de Juliers contre les Gueldrois au milieu du même siècle, etc.
Puis, nous avons réuni des milliers d'actes de toute nature concernant la che-valerie, tels que : inféodations, reliefs de fief, réconciliations, nominations d'offi-ciers de justice, quittances, partages, etc.
L'élément bourgeois, lui aussi, est représenté par une foule de documents.
La description de plusieurs milliers de sceaux scabinaux complète les donnéessur ces deux dernières catégories.
Pour certaines villes, telles que Bruxelles, Anvers, Malines, Lierre, Rotterdam,Bois-le-Duc, Heusden, Maestricht, Cologne, etc., le nombre de sceaux de magis-trats s'élève à un chiffre très considérable.
Dans un livre, resté inachevé, A. Van den Eijnde (1) a reproduit une série desceaux d'échevins malinois, sceaux dont les originaux ont presque tous passé entrenos mains. Malheureusement, ses dessins sont peu exacts. On serait tenté deprendre quelques-uns d'entre eux pour des restitutions, faites de mémoire, d'aprèsun hâtif croquis du blason,tant les divergences sont grandes entre les reproductionset les originaux. Au pojnt de vue héraldique, l'auteur — débutant encore — s'esttrompé bien souvent. Le texte qui accompagne les planches sphragistiques nemérite guère plus d'éloges.
Enfin, les sceaux des communes et seigneuries occupent une place importantedans notre travail; nous en décrivons plusieurs centaines. Les blasons communauxconstituant l'objet d'une petite étude spéciale, présentée par nous au Congrèshistorique et archéologique de Bruxelles, en 1891, nous nous abstiendrons decommentaire à ce sujet (2).
*
* *
(1) Tableau chronologique des c'coutètes, etc., de Malines.
(2) Voir les publications de ce Congrès.
de Raadt
3