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de Cologne et de Trêves, etc. La richesse de ce dépôt nous a engagé à faire àDusseldorf des séjours d'une durée totale de plusieurs mois.
Beaucoup des documents dont nous décrivons les sceaux étant imprimés dansl e chartrier publié par Lacomblet (1), nous avons remarqué que cet auteur, quiest censé reproduire les textes d'une façon complète, en supprime, parfois,des passages entiers, et en élague, souvent, des détails essentiels, tels que litreset prédicats des personnages, etc., comme, par exemple, le dominus devant leprénom, prédicat cependant important, puisqu'il indique la dignité de chevalierau moyen âge, à moins qu'il ne s'agisse de prêtres, auxquels il s'attribuait égale-ment. Il convient donc de ne pas se départir de quelque circonspection enconsultant cet ouvrage et de recourir, au besoin, aux originaux qu'il reproduit,tous, ou à peu près, conservés aux archives gouvernementales de Dusseldorf.
En travaillant dans ce dépôt, nous eûmes l'occasion d'examiner 1111 grandnombre de pièces utilisées, jadis, par Faune , pour son livre sur les familles despays de Cologne, de Juliers et de Berg, et de constater, par nous-même,— chose,d'ailleurs, reconnue, depuis longtemps, en Allemagne,— que cet auteur, dont lespublications jouissent encore de quelque crédit aux Pays-Bas, a procédé avec unevéritable précipitation. Elle lui a fait commettre tant et de si singulières erreurs,qu'il faut se servir de son ouvrage, comme, d'ailleurs, de ses autres œuvres, avecla plus extrême prudence; on peut en dire qu'il est plus dangereux qu'utile. C'estsurtout dans la description des sceaux que Faune pèche par une grande légèreté,et il arrive ainsi à voir dans les meubles héraldiques des choses qui 11e ressemblenten rien à la réalité.
Un seul exemple — on en verra d'autres au cours de notre recueil — pourdémontrer la légèreté de ce célèbre généalogiste : à propos des voués de Panau,— anciennement Panauwe, — il dit que l'un d'eux, Goddert (Godefroid), auraitscellé, en 1595, un acte féodal de l'archevêché de Cologne, d'un écu à trois urnes.Aggravant l'erreur, il représente, dans le texte, un écu ainsi blasonné. Or, lavérité est que le voué de Panau s'appelle Conrard, et que, en lui donnantle prénom de Goddert, Faune lui a attribué celui d'un autre témoin, Godart,seigneur de Drachenfels. Quant au sceau, bien que déjà un peu fruste, 011 yreconnaît parfaitement, non pas l'écu à trois urnes, mais un écu à trois têtes delion couronnées!
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Voici, dans les grandes lignes, les principaux éléments de notre travail.
Disons, d'abord, que, sans exclure, en principe, aucune époque, nous avonsrecherché, de préférence, les documents des xm e et xiv° siècles, ceux du xn e étantd'une rareté excessive.
(1) Urkimdenbuch zur Geschichte des Niederrheins.