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l'enfance et la vieillesse du pauvre de leur repos, si vousretranchez sur les nuits du journalier des heures que vousdonnerez au travail, si vous ötez ä sa religion et aux solen-nites de son culte des heures que vous ajouterez ä la luttepar laquelle il gagne sa subsistance, de la meme main vousserez oblige" d'aj outer au luxe du riche de nouvelles joui-sances et une nouvelle mollesse, afin qu'il puisse consommerce que ce travail nouveau aura produit. Certes lui-memene vous remercierait pas de lui avoir procure ces nouvellesjouissances, si cherement achetees et si peu senties ; il nes'apercoit pas meme que son linge est un peu plus fin,que l'acier dont il se sert est un peu plus brillant, parce quequelques centaines de creatures humaines ont 6te priveesde leur sommeil, pour faire naitre en lui, et satisfaire ensuite,cette nouvelle fantaisie.
Au reste, ce n'est pas le riche qui est le but de l'ordresocial; la richesse n'est desirable dans la societe que pourl'aisance qu'elle repand sur toutes les classes. Autant quel'augmentation du travail contribue ä augmenter cetteaisance, ce travail est lui-meme une benediction nationale :aussitot, au contraire, qu'on ne considere plus ceux quil'accomplissent, mais seulement ceux qui doivent en jouir,il peut se changer en effroyable calamite.
DES GARANTIES A ACCORDER AUX TRAVAILLEURS 1
II existe une solidarite naturelle entre le gros fermieret tous les ouvriers necessaires ä faire valoir sa ferme.
i. Nouveaux Principes d'iconomie politique..., livre VII, chap. IX (2 0 6d.,1827, vol. II, p. 353 sqq., 358 sqq.).