VUES D'HISTOIRE ECONOMIQUE ET SOCIALE
Lyon et Londres en 1834. — Le paradis perdu. Füicitidu paysan toscan. — Ddsolation de la campagne romaine.Oü va le monde moderne.
LYON ET LONDRES EN 1834 1
Les riches et les puissants savent que, malgre la dispro-portion du nombre, ils peuvent maintenir la guerre contreles pauvres, parce qu'avec de l'argent ils trouvent dessoldats, et que la science leur offre ses ressources tout aussibien pour la destruction des hommes que pour la creationdes richesses ; mais ils n'en doivent pas moins trembler& l'idee d'une guerre servile, guerre que des bouches 61o-quentes prechent aujourd'hui m6me, en signalant celuidont le nom n'est connu qu'en enfer a la vengeance desopprimes. II ne suffit pas que la victoire leur demeure, carleurs richesses pourraient etre aneanties, et des flots deleur sang pourraient couler pendant le combat.
Les evenements du mois d'avril de cette annee ont donn6ä ces pressentiments un degre effrayant de realite. On n'avoulu voir dans la crise de Lyon que les efforts et peut-etrel'agonie du parti republicain. Quoique ceux qui prirent les
i- Du sort des ouvriers dans les manufactures (Revue mensuelle d'EconomicPolilique, 1834, vol. V, p. 5 sqq.).
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