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tation de travail, qui s'echange toujours pour la memesomme, ou une diminution dans le prix des journ£es, tandisque le prix total du travail national est reste" le m6me.C'est donc sans profit pour la nation que les enfarits despauvres ont ete prives du seul bonheur de leur vie, lajouissance de l'äge oü les forces de leur corps et de leur espritse developpaient dans la gaite et la liberte. C'est sansprofit pour la richesse ou l'industrie qu'on les a fait entrer,des six ou huit ans, dans ces moulins de coton, oü ils tra-vaillent douze et quatorze heures au milieu d'une atmos-phere constamment chargee de poils et de poussiere, etoü ils perissent successivement de consomption avant d'avoiratteint vingt ans. On aurait honte de calculer la somme quipourrait meriter le sacrifice de tant de victimes humaines ;mais ce crime journalier se commet gratuitement.
De mtaie on a quelquefois pense qu'on soulageraitla classe ouvriere, en la dispensant de l'observation du jourde repos etabli par la legislation religieuse ; on ne feraitencore qu'aggraver sa Situation. Contrainte comme eile estd'£changer tout le travail qu'il lui est permis de fairecontre sa subsistance, eile donne six jours de son labeurpour ce qui la fait vivre sept, parce qu'il ne lui est pas permisd'en donner davantage ; des que l'observation du jour durepos ne lui serait plus imposee, eile serait rdiduite ä travail-ler sans discontinuation pour le prix hebdomadaire qu'ellerecoit aujourd'hui. Le premier pays qui supprimerait lejour du repos, aurait, il est vrai, l'avantage d'etendre sondebit en baissant les prix ; il ferait la guerre ä tous lesouvriers des autres pays, et les priverait de leur gagne-pain, jusqu'ä ce qu'ils sefussentsoumisäla meme condition.Mais des que les ouvriers des autres pays auraient renonce