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Sismondi
Entstehung
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INTRODUCTION 17

l'economie politique sur de « nouveaux principes » ? Puisla doctrine de Robert Owen prit plus de consistance; et toutun groupe de disciples, s'inspirant de ces idees, preconisa laSubstitution ä la societe actuelle, fondee sur l'echange, d'unesociete « cooperative ». En France, par ailleurs, Fourier com-menca de trouver des admirateurs. Mais si Sismondi s'inte-ressa ä la propagande des disciples de Robert Owen et deFourier, ce fut dans la mesure seulement oü il adhera ä leurcritique de la so»iet6 actuelle : jamais il ne s'accommoda desremedes qu'ils preconisaient. II £tait pour cela un historientrop prudent, trop persuade de la complexit£ des choseshumaines. « Qui serait, ecrit-il, 1'homme assez fort pourconcevoir une Organisation qui n'existepas encore, pour voirl'avenir comme nous avons dejä tant de peine ä voir le prä-sent ? » Pour ce qui est des Saint-Simoniens, dont la propa-gande ne va point tarder ä faire tant de bruit, est-il besoin dedire qu'ils n'auront jamais la Sympathie de Sismondi ? Caril est un point sur lequel ces adversaires de la concurrencesont d'accord avec les theoriciens de la concurrence illi-mitee ; ils n'admettent pas l'existence d'un probleme de lasurproduction. Et pour 1'optimisme, ä ses yeux delirant,des uns comme des autres, Sismondi n'aura jamais quemefiance et degoüt.

II ne veut pas d'une reglementation integrale des condi-tions du travail. Bien que ni Fourier ni Saint-Simon ni leursdisciples ne soient au sens propre du mot des egalitaires,il songe surtout, dans ses critiques, ä l'Owenisme qui estun egalitarisme. Or, il ne croit pas ä la possibilit6 d'uneegalisation absolue des fortunes sans des violences quirendraient le nouveau regime odieux et precaire. II se

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