L’AMOUR EN RUSSIE
ture d’un amour véritable et qu’il passait pours’y entendre.
Véra Alexandrovna, à cette déclaration posi-tive, fût au comble du bonheur. On convint que,le jour suivant, après la séance à l’hôtel de l’Eu-rope, ils se rendraient tous deux chez Paul.
Le lendemain, donc, les voilà partis en traî-neau vers midi. Tout le long du chemin, lajeune fille bavarda joyeusement et le thèmeunique de son bavardage était Paul.
Ils arrivèrent enfin à la maison du héros.C’était un grand immeuble, à plusieurs corps debâtiment séparés par de vastes cours. Ils mon-tèrent un escalier qui ressemblait à un escalierde service et s’arrêtèrent au quatrième étage.Là, ils sonnèrent à une porte étroite et attendi-rent assez longtemps, jusqu’à ce qu’une femmedébraillée et de mauvaise humeur vînt leurouvrir et les introduisît dans un vestibule sansmeubles qu’envahissait une odeur de chouxaigres. Ils suivirent un couloir encombré de mal-les et de panières, au bout duquel Véra Alexan-drovna poussa la porte entre-bâillée d’unechambre. Un jeune homme, à leur venue, se leva
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